En attendant Godo

C’est l’histoire de deux mecs. Et ils attendent.

Hang the blessed DJ
Because the music that they constantly play
It says nothing to me about my life

C’est l’automne.

C’est la saison des noix, des soupes au potimarron, des thés noirs bien chauds et du tricot.

C’est la saison de Samhain, des pleines lunes revigorantes et des rituels apaisants.

C’est la saison des nuits qui rallongent, des feuilles mortes et du vent d’ouest qui se réveille.

C’est la saison où tu dois arriver.


Il y a six ans, je suis tombée amoureuse.

Je savais déjà ce que c’était, je connaissais bien l’amour, je l’avais vécu mille fois. J’ai toujours recherché l’Autre, car contrairement à ce que dit Sartre, ce n’est pas mon enfer. Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours détesté être seule. C’est difficilement avouable, dans une société où on te crie à la gueule que tu dois apprendre à vivre seule, que tu n’as pas besoin d’un-e autre pour être complète, toi-même, heureuse. Moi, j’ai besoin d’un-e autre. Dans les questionnaires idiots que l’on remplissait quand on était ados, à la question « quelle est ta plus grande peur », je répondais toujours « le vide, l’enfermement, la solitude ». Ce qui au fond, est peu ou prou la même chose.

Sauf qu’à 23 ans, après une relation longue et que je n’arrivais pas à finir justement parce que j’avais peur d’être seule, je goûtais enfin à la saveur de la solitude. Je savais que ça ne durerait pas, qu’au bout de quelques mois j’en aurais marre et que je repartirais sur les chemins du désespoir d’être seule que j’avais vécu toute mon adolescence, mais à ce moment précis de ma vie, j’étais très heureuse. J’étais seule et heureuse. C’était peut-être le seul moment de ma vie où je ne voulais pas être amoureuse.

Evidemment, c’est le moment qu’il a choisi pour arriver, lui. Mais il ne pouvait pas savoir.

Il ne pouvait pas savoir qu’il me ferait rire dès les cinq premières minutes à mes cotés.

Il ne pouvait pas savoir que son sourire et ses yeux bleus me bouleverseraient.

Il ne pouvait pas savoir que j’aurais envie de passer ma main dans ses cheveux jusqu’à l’engourdissement.

Il ne pouvait pas savoir qu’il était le premier garçon dont l’avis politique ne me donnerait pas envie de lever les yeux au ciel, mais au contraire de l’écouter parler.

Il ne pouvait pas savoir qu’à 17 ans, j’avais décrit mon amoureux-se idéal-e et qu’il lui collerait parfaitement.

Pour la première fois de ma vie, je ne me suis pas emballée, j’ai attendu. Pas très longtemps.

En six ans, on a gravité l’un autour de l’autre comme deux planètes. Lorsqu’on était séparés physiquement, on souffrait autant l’un que l’autre. On a vécu mille épreuves qui nous ont fait grandir. Lorsque j’ai vécu 8 mois aux Etats-Unis et que ça a tenu malgré le manque indicible, j’ai su.

‘Cause we’re lovers, and that is a fact
Yes we’re lovers, and that is that

Je me demande à quoi tu ressembleras, quelle genre de personne tu seras. Si tu préfèreras les glaces à la vanille (comme moi) ou au chocolat (comme lui). Si tu aimeras autant les Smiths que moi. Si tu sauras danser, comme lui, ou si préfèreras t’allonger sur ton lit pour écouter. Si tu aimeras plutot les garçons, plutot les filles, les deux, ou aucun. Si tu joueras de la guitare. Si tu seras plutot réservé-e ou plutot sociable.

Et même si ce monde est laid, moi je veux te montrer que toute sa beauté n’a pas disparu. Qu’on peut trouver du beau dans chaque personne, qu’il suffit d’écouter. Qu’on peut marcher dans la foret, nager dans la mer, s’allonger sur le sable et se sentir vivant-e. Que même si on ne saura jamais voler, on peut toujours rêver tout son saoul, promis, c’est presque pareil, qu’on peut passer la journée à lire le meilleur livre du monde en buvant du thé et en caressant son chat et que ça suffit à être heureux-se.

Je veux que tu ressentes, aussi fort que je ressens. Que tu sois aimé-e et que tu aimes, aussi fort que j’aime et que je suis aimée. Que tu sois entourée comme je suis entourée. Que tu connaisses la bienveillance, la bonté, la douceur, la joie de vivre, le rire, mais aussi que tu sois révolté-e, en colère, triste aussi, pour que ça te porte comme ça nous porte au quotidien, que ça te donne des ailes pour changer le monde comme on essaie de le changer pour toi, que tu ne laches rien, que tu sois aussi enragé-e que nous.

Je veux qu’on sache te rendre heureux-se.

Chroniques de la vie ordinaire, ou l’angoisse de la page blanche.

Avec l’écriture, j’ai toujours eu deux phases, plus ou moins longues chacune selon les périodes de ma vie : soit je suis hyper productive, j’écris à chaque moment de temps libre, j’y pense en continu, dans mon lit, en voiture, en balade, même quand je lis. Mes personnages fourmillent dans ma tête, je leur invente cinquante vies et cinquante situations différentes et ils m’accompagnent au quotidien. L’été 2016 fut de cette phase là, où j’ai été si productive que j’ai quasi écrit mon livre en deux mois.

Soit c’est la page blanche, la déconnexion totale, celle où il ne se passe soudain plus rien, nulle part, ni dans mes romans, ni dans mes cahiers d’écriture. La seule chose que je continue de remplir inlassablement même pendant cette phase improductive (car c’est une question de survie, comme diraient les L5) c’est mon journal intime. Mais en dehors de ça, toute forme de créativité scriptique (j’invente ce mot ok?) a disparu. Et c’est très bizarre, parce que ça ne m’empêche bien évidemment pas de continuer mes rêveries et mes aventures internes, mes histoires dans ma têtes et mes conversations mentales.

Le problème, c’est que cette année, cette phase dure depuis l’hiver dernier et je la trouve un peu longue. Je sais que le contexte joue pas mal, et l’année 2018-2019 (oui depuis que je suis prof, je compte en année scolaire, m’en voulez pas) fut une année où j’ai pas mal eu besoin de me concentrer sur moi-même, une sorte d’année de transition mentale assez importante, comme si c’était l’année où j’étais devenue adulte. Moi, je ne savais pas qu’on devenait adulte du jour au lendemain comme ça, je croyais que ça se faisait en douceur, après l’achat de sa première voiture ou sa première déclaration d’impots. Je pensais qu’on s’en rendait même pas compte, que tout à coup les trucs qui nous semblaient débiles et chiants étant enfants étaient soudain importants et qu’on savait les gérer miraculeusement. Quand j’ai eu mon concours et que j’ai commencé à enseigner, j’ai flippé, j’ai pensé que tout le monde allait finir par se rendre compte que c’était pas possible, que j’étais qu’une ado, que j’étais pas capable d’avoir une telle responsabilité comme ça, alors que paradoxalement, une fois dans ma classe c’est totalement naturel d’être là, je sais ce que je fais. Mais je me sens toujours comme une ado avec 25 enfants à stimuler (et j’aime bien ce sentiment).

Bref, je m’égare, pardonne-moi cher lecteur (tu es toujours là?). J’ai l’habitude de te faire lire des chroniques littéraires, des critiques et des analyses de choses spécifiques, et voilà que tu te retrouves à lire l’analyse en détail de ma page blanche de l’année 2019. J’en suis vraiment navrée.

Je sais, mon pote.

Je n’ai donc rien écrit de pertinent depuis huit mois, et à chaque fois que j’y pense, ça m’angoisse et je n’arrive même pas à ouvrir mon document word pour avancer sur mon roman. Ma théorie à ce sujet, pour en revenir à cette année de transition de l’âge adulte que je suis en train de traverser, c’est que mon roman parle justement de tout ça, mais que j’en suis restée à une partie qui traite de la vie d’étudiants de mes personnages et que je n’arrive plus à écrire dessus. Je crois que cette partie de ma vie est officiellement terminée depuis un an. Et là, je suis en train d’accepter que ma vie a pris un nouveau tournant, que j’en ai ouvert un nouveau chapitre, chapitre que n’ont pas encore entamé mes personnages.

Je vous ai dit que j’écrivais en fonction des phases de ma vie, aussi?

Je ne le savais pas, je viens de le réaliser après un été entier d’introspection à essayer de comprendre ce qui bloque dans cette période sombre de la page blanche (bel oxymore).

Je crois qu’il est temps de commencer quelque chose de nouveau, quitte à mettre ce deuxième roman en suspend, lui aussi. C’est ce que j’avais fait pour le premier, quitte à être capable de le reprendre plus tard, et c’est ce qui l’a sauvé je pense. Il est temps de m’atteler à un nouveau projet.

Concernant l’avenir de ce blog, en ce qui le concerne, il a encore je pense de beaux jours devant lui. Ces derniers temps, j’ai énormément de temps pour lire, donc je lis environ un livre par jour, et même s’ils ne sont forcément pas tous de qualité, j’ai quelques idées de chroniques que je compte bien te proposer incessamment sous peu. Et comme ce blog n’est pas qu’un blog de lecture, il y a d’autres analyses que j’aimerais te soumettre bientôt. J’aimerais bien te parler un peu musique, aussi.

Toi, j’espère!

Donc, reste dans le coin, d’accord cher lecteur?

Dix livres qui ont marqué ma vie

… Genre j’ai 90 ans.

strangerthings
Oui je sais, ce titre est très prétentieux.

Harry Potter – J.K. Rowling


C‘était les vacances de février (impossible de me souvenir si j’étais en CM1 ou en CM2 par contre…). J’étais partie au ski avec ma mère et mes frangins, comme chaque hiver, mais, malheur, j’avais oublié de prendre un livre afin d’apprécier les soirées blottie dans le canapé ou le lit superposé du studio de location. Sauvée par ma mère, qui avait apporté un livre qu’une amie lui avait prêté :
– Il parait que c’est pas mal…
Pas mal, en effet. Tellement « pas mal » que mes deux frères et moi nous le sommes prêtés à tour de rôle (un vrai supplice) tant le livre nous a tenus en haleine, tant nous avons plongé dedans, tant nous l’avons dévoré. Ainsi que ma mère, du coup. Une vraie contagion familiale…
Par la suite, je me souviens avoir lu les trois tomes suivants, qui étaient déjà sortis en poche. J’ai reçu le tome 5 pour Noel 2003 (une longue agonie d’attente…). Pareil, un livre pour quatre, on avait chacun nos marque-pages dedans! Je ne sais pas pourquoi d’ailleurs mais ce fut moi la « collectionneuse » d’Harry Potter, c’est moi qui les demandais à chaque fois en cadeau.
Mille raisons font que cette saga a marqué mon adolescence, des raisons sans doute redondantes tant elles sont similaires à celles d’autres personnes. Je me suis attachée aux personnages, au fait qu’Harry pouvait être n’importe quel enfant de notre monde, ce qui m’a donné à croire que moi aussi je pouvais vivre des aventures extraordinaires. Je me suis fortement identifiée à Hermione, cette « Mademoiselle Je-sais-tout » aux cheveux très frisés, passionnée de livres, comme moi. Le monde merveilleux imaginé par Rowling m’a semblé crédible, fascinant, passionnant, et en grandissant, j’ai adoré l’analyser, y lire des messages politiques, des interprétations cachées. J’ai eu envie de devenir une sorcière de Poudlard, d’avoir mon animal magique et de suivre des cours de sortilèges et de Défense contre les forces du Mal. Sans compter que je suis tombée amoureuse de Ron T_T Bien sûr, par la suite, il y a eut les films, qui ont contribués à développer cette mythologie et à cette histoire d’amour étalée sur plusieurs années, mais les livres ont compté avant tout.

A la croisée des mondes – Philipp Pulman

Celui-ci fut un cadeau d’une de mes amies pour mes 10 ans. Là encore, le bouche à oreille avait bien bossé puisqu’on avait dit à sa mère que le livre était cool, et elle avait flashé sur le léopard de la couverture. Le… Léopard? Ah oui, pas de bol : elle avait pris le tome 2! Ma mère eut pitié de moi et m’acheta le tome 1, que j’ai dévoré en un rien de temps. Par la suite, ma meilleure amie et moi avons développé un délire assez énorme autour de l’existence des daemons, et on s’est inventé tout un monde parallèle dans lequel nous avions nous aussi des daemons… Ce jeu nous a suivi un certain temps, ce qui fait que jusqu’en 5e, j’étais considérée comme assez immature comparée à mes camarades. Mais je le vivais assez bien.
Au delà de ça, il m’a fallu un peu plus de temps pour comprendre l’aspect politique du bouquin, surtout le tome 3, que j’avais à l’époque trouvé très chiant à lire et que j’ai davantage compris en le relisant quelques années plus tard, au lycée, ce qui m’a permis de comprendre à quel point le livre était complexe et pertinent. Je viens il y a peu de finir le premier tome de la nouvelle trilogie de Pullman, La Belle Sauvage, ce qui m’a donné l’agréable sensation de retrouver de vieux amis tout en savourant pleinement cette fois les multiples sens de l’ouvrage.

Le Livre des Etoiles – Eric L’Homme

Celui-ci fut (exception) un cadeau reçu par mon frère a un anniversaire par l’un de ses amis (on avait décidément des potes plutôt doués pour choisir les livres). Presque ex-aequo avec « La Quête d’Ewilan », mais je dois avouer que j’ai été autrement plus marquée par cette trilogie car c’est un amour que j’ai partagé avec mon petit frère, nous en étions fan tous les deux. Tellement fan que l’on se refaisait l’histoire en mode jeux de rôle et tout le bazar. Cette histoire me fascinait tellement que je l’imaginais vraie, et je m’étais persuadée que le Pays d’Ys existait vraiment, d’ailleurs j’étais amoureuse de Romaric et je comptais bien le rencontrer en vrai, ma gueule (mais c’est pas pour ça que je suis venue vivre en Bretagne par la suite, promis). Mon frère était amoureux d’Ambre, lui, du coup c’était bien pratique, lui pouvait incarner Guillemot et moi Coralie. Que voulez-vous, les choses sont très binaires quand on a 10 ans. Certes, avec du recul, je suis totalement consciente que cette série est vraiment trop hétéro-centrée et que c’est un peu abusé qu’ils finissent tous maqués les uns avec les autres à la fin mais bon, je l’aime quand même d’amour, je n’y peux rien.
Cela dit, la magie inventée par L’Homme me semblait très logique et bien plus crédible que celle d’Harry Potter (chacun son truc, que voulez-vous).
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Mon idée du Pays d’Ys.

Quatre filles et un jean – Ann Brashares

Encore une saga dont je vous ai déjà parlé sur ce blog, et ce n’est pas pour rien, mais Quatre filles… a marqué mon adolescence. Encore un livre offert par une amie pour mon anniversaire, que j’avais passé à l’hopital à cause d’une crise de migraines très violente. A mon retour, elle m’avait laissé ce livre. Je me souviens l’avoir dévoré en entier le soir même. J’avais été marquée par le fait que l’une des héroines porte le même prénom que moi (oui, à 12 ans, on a besoin de ce genre de repères égocentriques… ).
Comme pour Harry Potter, le fait que la saga se soit déroulée sur plusieurs volumes, et donc plusieurs années a pu accentuer l’attachement que j’avais pour les personnages et leur développement. Je les ai longtemps comparées à certaines de mes amies, et encore aujourd’hui, quand je relis les tomes, c’est leur visages qui m’apparaissent.
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Oui, cette couverture super cheum est probablement sortie tout droit du 5e cercle de l’Enfer.

Tara Duncan – Sophie Audouin-Mamikonian

Okay, nous arrivons sur un terrain pentu. J’ai découvert Tara Duncan au CDI lorsque j’étais en 4e. Le livre était présenté dans les nouveautés. Je me souviens avoir trouvé la couverture étrange, mais le résumé m’avait tenté. Bien m’en a pris : je l’ai lu le soir-même et je crois avoir éteint la lumière vers 3h du matin parce qu’il FALLAIT que je le finisse. J’ai beaucoup ri, et c’est devenu mon nouveau livre préféré. Voilà pour les présentations.
Par la suite, comme c’est une saga, j’ai attendu chaque année la sortie officielle du nouveau tome, et j’ai eu l’occasion de rencontrer l’auteure à un salon du livre (et Pierre Bottero le même jour!), ce qui m’avait pas mal émue. Au lycée, j’ai commencé à fréquenter le « monde taraddict » (les autres fans, comme moi) sur internet, mais il a fallu attendre les études supérieures pour les rencontrer IRL. C’est un bouquin qui a donc marqué mon adolescence pendant des années parce que je le lisais et que j’adorais, mais qui a aussi été la source de profondes amitiés. Les taraddicts que j’ai rencontré sur internet, puis en séances de dédicaces de l’auteure à Paris sont devenus certains de mes meilleurs amis, voire plus encore puisque certain-e-s sont également des camarades de lutte politique…

Le vent de feu – William Nicholson

Cet espèce d’OVNI littéraire est arrivé entre mes mains le jour de mon anniversaire (encore!), je devais être en 6e. Un cadeau de ma mère cette fois! J’ai tout de suite plongé dans cet univers complètement barré, dystopique avant l’heure, et sacrément politique avec du recul. Je n’ai jamais rencontré d’autre personne ayant lu cette trilogie, mais moi elle m’a complètement claquée et je l’ai relue un nombre incalculable de fois. En grandissant, j’ai de mieux en mieux saisi la portée politique de l’oeuvre, une sorte de fable émancipatrice prônant l’abolition de tout ordre hiérarchique et autoritariste (tiens tiens…), pas forcément facile d’accès de prime abord tant l’univers est complexe. Ma référence en la matière pendant un bon paquet d’années, et sans doute le premier roman dystopique que j’ai lu.

Marche ou crève – Stephen King

On arrive maintenant au lycée. Il m’a été très difficile de sélectionner un Stephen King, qui est mon auteur préféré depuis cette époque. Beaucoup de ses bouquins m’ont marquée, comme Salem, qui fut le premier que j’ai lu (en 3e), ou Shining et La ligne verte, qui m’ont foutu une sacrée claque à l’époque. J’ai choisi Marche ou crève car c’est le premier bouquin qui m’ait provoqué une angoisse pas possible alors qu’il n’était pas un livre d’horreur à proprement parler. Toute l’intrigue repose sur l’évolution psychologique des personnages, ou comment on peut être parfaitement conditionné à choisir de participer à une course où l’issue est la mort ou la folie. J’ai été bouleversée par les personnages, le schéma de l’histoire, le fonctionnement psychique du héros, et cela m’a fait beaucoup réfléchir sur les lavages de cerveaux et les influences sociales. C’est sans doute un des livres qui m’a aidé à prendre conscience que je ne voulais pas faire partie d’un groupe trop puissant socialement, que je voulais continuer à me méfier des emprises de groupe, que je n’ai jamais voulu rejoindre des groupes (militants ou non) trop identifiés politiquement et que je continue encore aujourd’hui à cogiter au maximum sur tout ce que je lis, écoute, discute.

L’Attrape-Coeur – J.D. Salinger

Les filles c’est comme ça, même si elles sont plutôt moches, même si elles sont plutôt connes, chaque fois qu’elles font quelque chose de chouette on tombe à moitié amoureux d’elles et alors on sait plus où on est. Les filles. Bordel. Elles peuvent vous rendre dingue. Comme rien. Vraiment.

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Le bouquin qui a bien vécu sa vie de bouquin.
Encore un cadeau! Ce livre m’a été offert par mon grand frère Jean-Christophe le Noel de mes 17 ans. Il m’avait dit : « Ce livre était un de mes préférés quand j’avais ton âge… ». Sacrément bien ciblé. Je suis tombée à moitié amoureuse d’Holden et en même temps je l’ai à moitié détesté tant il me semblait con, mais si fascinant, aussi perdu que moi, ce qui était sans doute la raison pour laquelle il m’a plu. Il y a un coté très nihiliste dans ce livre qui collait parfaitement à mes angoisses et mes troubles adolescents, et j’ai aimé le style brut et agressif de Salinger, à une époque où tous les romans pour ados étaient trop puritains dans le genre, manquaient de réalisme, d’hormones, de violence, de brutalité, d’émotions, alors que j’étais traversée de toute part par toute ce bouillonnement. Et j’ai retrouvé cela dans ce livre, et ça m’a fait du bien. Je me suis sentie moins seule, moins incomprise, par un personnage, ou un auteur au moins. J’ai lu ce livre un nombre incalculable de fois.

Purity – Jonathan Franzen

J‘ai téléchargé Purity en ebook l’année de sa sortie après en avoir lu un article élogieux sur Télérama (j’assume complètement d’être un cliché d’intello). La critique m’a tentée, mais il m’a suffit de lire la première ligne du résumé pour être convaincue que je DEVAIS lire ce livre : « Purity, alias Pip, est une jeune américaine qui vit dans un squat à Oakland, en Californie ». Par le plus grand des hasard, le jour où j’ai lu cette critique, j’étais en train de préparer mon voyage d’un an pour ladite Oakland et ça me demandait une certaine préparation psychologique car j’allais être séparée de mon copain pour cette durée. J’étais également sujette depuis des mois au syndrome de la page blanche et complètement embourbée dans un roman qui n’avançait pas. C’était donc le moment idéal, me semblait-il, pour me plonger dans ce pavé de plus de 800 pages d’un auteur dont je n’avais jamais entendu parler.
Vous vous doutez de la suite : j’ai plongé la tête la première dans le roman, ai été happée par l’histoire complexe et enchevêtrée dans le temps, l’espace et les personnages et n’en suis ressortie que deux jours plus tard, complètement sonnée et encore un peu perdue par rapport à la réalité véritable. Suite à cette lecture, j’ai repris mon roman, effacé les trois quarts de ce que j’avais écrit et tout repris de zéro, ou presque. Un mois plus tard, je décollais pour San Francisco et il ne me restait plus qu’une cinquantaine de pages à écrire. Autant vous dire que Purity, en plus d’avoir été un coup de foudre littéraire énorme (j’ai par la suite dévoré deux autres pavés de Franzen) m’a aidé à surmonter ce blocage d’écriture, même si mon roman n’a strictement aucun rapport avec la choucroute. C’est comme ça, c’est la magie de Purity.

La Zone du Dehors – Alain Damasio

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Allez, on finit avec un dernier cadeau! Encore de mon grand frère (décidément, il connait bien sa cible) pour mes 28 ans, l’été dernier. Voici le résumé qu’il m’en a fait : « C’est un livre génial qui se passe dans une société futuriste où se déroule un combat entre les anarchistes et la démocratie. » Ok j’en suis.
Je crois que je l’ai lu au bon moment, ce moment de ma vie où tout allait trop vite et que je ne controlais plus rien ; et la Zone du Dehors, c’est un bouquin où les protagonistes veulent abolir le contrôle justement, où la liberté se doit de devenir absolue. L’intrigue et le style sont complexe mais bien, très bien écrits. C’est le bouquin le plus révolutionnaire que j’ai pu lire, et rien que pour cela, il vaut son pesant d’or. Ca restera pour longtemps ma référence en terme de science-fiction politique.

Voilà, camarade livrophile, c’est tout pour aujourd’hui, mais sache qu’il ne s’agit que d’une sélection, bien d’autres romans et essais ont marqué mon existence centenaire (non). Ca te donne cela dit une idée du personnage que tu suis avec assiduité sur ce blog.

Tournent les violons…

Je tombe amoureuse comme on tombe du lit, quand on est gosse. Souvent et violemment.
Il suffit d’un pas grand chose, d’un regard, d’une mèche de cheveux, d’un rire, même d’une odeur. D’ailleurs, je tombe même amoureuse d’un moment. Tu sais tu sens comme une électricité pile à ce moment parfait, alors tu t’arrêtes de respirer et c’est plié. Je me rend compte que j’aime beaucoup trop de monde et qu’après je suis foutue, j’ai trop peur de les perdre et de perdre nos moments.
Je tombe amoureuse des moments, et je supporte pas l’idée de ne plus jamais les vivre.
Je me souviens des heures passées au téléphone à raconter n’importe quoi, j’avais 17 ans, ou peut-être 26 ou 28.
Je me souviens des nuits sans dormir, à parler aussi, ou à s’écouter respirer, à faire semblant de croire qu’il dormais alors qu’on savait très bien que c’était des conneries.
Je me souviens de l’angoisse de pas savoir quand j’allais le revoir, et de compter le temps qu’il nous restait ensemble avant que je reparte. Lui dire, et l’entendre répondre « mais profite du temps présent », alors que je savais clairement pas faire ça.
Je me souviens de me concentrer très fort pendant tout le moment où on faisait l’amour, à me dire « n’oublie pas ça, et ça, et ça. » Et y repenser le lendemain, fantasmer et ne plus déjà savoir ce qui était vraiment arrivé de ce que j’idéalisais.
Je me souviens des odeurs, ou des absences d’odeur. De rentrer chez moi et d’avoir l’impression de ne plus être moi-même, d’avoir changé de peau, de cheveux, de corps.
Je me souviens des sensations des lèvres sur les miennes, toutes celles que j’ai embrassées. Je me souviens d’absolument toutes, et de chaque premier baiser, et d’à chaque fois être surprise parce que c’est jamais pareil.
Je me souviens du coeur en vrac, quand je l’ai vu arriver. J’avais les pieds dans l’eau, et il n’y avait même pas de soleil. Ce moment où j’ai su que j’étais amoureuse.
Tu t’en rappelles, quand tu l’as su?
Je l’ai tellement refoulé, avant, quand ça arrivait, j’avais tellement honte de ressentir tout ça alors que j’en avais pas besoin. Alors j’ai nié, j’ai fait semblant, je me suis dit que j’étais folle. Alors j’ai oublié toutes les fois où j’ai su que j’étais amoureuse.
Mais pas cette fois là.
J’étais amoureuse de ce moment parfait. Il sera toujours parfait dans ma tête, même dans dix ans, même dans cinquante ans, même dans mille autres moments parfaits. Parce que ce basculement, cet instant de bouleversement émotionnel qui te donne l’impression que tu as le monde à tes pieds, qu’il n’y a plus que vous sur terre, c’est un des plus chouettes moments qu’il soit.
Je veux tomber amoureuse encore et encore.

Je suis amoureuse de l’amour.

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Le problème, c’est que je suis aussi complètement attachée aux moments. Je n’arrive pas à accepter l’idée qu’ils sont terminés, même lorsque je ne suis plus amoureuse. Je n’arrive pas à faire le deuil des moments, à me dire que j’ai des souvenirs en commun avec des personnes mais ne plus avoir de nouvelles d’eux. Je n’arrive pas à supporter les séparations brutales, les ruptures, les adieux, et surtout les fins, de manière générale. Et je n’arrive pas à être rancunière. Une personne peut me blesser très fortement, je vais lui en vouloir quelques temps et puis iel va me manquer, je vais finir par me dire qu’on perd du temps à ne plus se parler, et je vais finir par passer l’éponge. C’est presque pathétique, je pense encore à des gens qui m’ont brisé le coeur même sans le faire exprès, juste en coupant les ponts ou en me disant qu’on avait plus grand chose à se dire alors que moi oui, j’avais encore des choses à vivre avec eux. D’après moi. Je crois que je préfère les ruptures douces et tranquilles, quand on s’éloigne petit à petit parce qu’on habite pas à coté et qu’on ne vit plus les mêmes choses. Et du coup je ne peux pas m’empêcher de redouter ce moment où le-a meilleur-e de mes ami-e-s m’annonce qu’en fait iel ne m’aime pas, ne m’aime plus, me trouve plutôt chiante, s’est rendu compte que je n’étais pas si intéressante que ça. Pourtant, je n’ai pas envie d’arrêter de tomber amoureuse, de tomber amireuse (oui je viens de l’inventer), de m’attacher aux gens.

Parce que c’est trop bon.

TAG – Unpopular Opinion Book

Bonjour, jeune aventurier.

Cela fait un petit moment que je n’ai pas parlé de livres par ici. Figure toi qu’il me reste huit livres à lire sur mon 52 reading challenge, et que je coince. Donc voici pourquoi tu n’en entends plus parler (aussi parce que je n’ai toujours pas terminer mes critiques de livres terminés, pardon…).

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Aujourd’hui, un TAG que j’ai vu passer sur le très chouette blog de lecture Les mots d’Arva. Va donc y faire un tour, camarade!

1) Un livre/une série populaire que tu n’as pas aimé.

Le problème de cette question c’est qu’en général, quand un truc ne me plait pas du tout, je ne le finis même pas. J’ai pas de temps à perdre avec de la lecture qui m’ennuie.

Je mentirais si je disais Twiligth, car lorsque j’ai lu le premier tome au lycée, j’ai bien aimé (mais au fil des tomes j’ai déchanté). Par contre, zéro problème à dire que j’ai détesté 50 Shades. Je pense qu’on peut la considérer comme populaire, même si elle ne fait pas l’unanimité.

Mais sinon, un livre que tout le monde a l’air de trouver génial et qui pour moi a été la plus grosse bouse lue depuis bien longtemps, c’est « Mémé dans les orties ». Pourquoi ce livre est-il aussi populaire? a mes yeux, c’est juste un ramassis de cliché inintéressant 😦 je ne comprends vraiment pas!

deso pas deso


2) Un livre/une série que tout le monde a l’air de ne pas aimer sauf toi.

Ah, je suis méga fan de la trilogie « Le Vent de Feu », que j’ai dévoré au collège. Mais soit personne ne connait, soit les gens qui connaissent n’ont pas aimé. Tristesse infinie. Je reste seule avec mon amour pour ce livre si beau ❤

pleurs


3) Un triangle amoureux où le personnage principal n’a pas fini avec celui que tu voulais/un couple que tu n’aimes pas.

Dans Délirium, j’ai été tellement déçue que j’ai refusé la fin du livre et fait ma propre fin alternative dans ma tête.

méluche


4) Un genre littéraire que tu ne lis que très peu.

La Fantasy. J’ai vraiment pas lu grand chose à part « Le seigneur des anneaux » et quelques rares exceptions (genre Eragon), parce que j’arrive pas du tout à rentrer dedans. Ca m’ennuie.


5) Un personnage aimé de tous que tu n’aimes pas.

Je n’aime pas Rogue, et je ne comprends pas qu’il puisse avoir autant de fan. Il en va de même pour Malefoy d’ailleurs. Ce sont juste deux gros connards, désolée.

sorry nope


6) Un auteur populaire que tu as du mal à lire.

Marc Lévy. Il n’y en a qu’un seul que j’ai trouvé vraiment intéressant.

Amélie Nothomb, j’ai beaucoup de mal à accrocher.


7) Une trame que tu es fatigué.e de voir partout.

Les absences de communication entre les gens, qui entrainent des quiproquos tout nuls qui font que les amoureux finissent par se séparer pour finalement se remettre ensemble. C’est quasi systématique dans les romances, et ça me gave particulièrement. et puis on sait. ON SAIT qu’ils vont se remettre ensemble. RAH. Ca suffit! Arrêtez!

roll eyes


8) Une série populaire qui ne t’intéresse pas.

Miss Pereguine et les enfants particuliers (promis j’ai essayé…), et toutes les séries fantasy jeunesse.


9) Selon l’expression, “le livre est mieux que le film” ; mais quelle adaptation as-tu préférée au livre ?

Les liaisons dangereuses, mais je crois que c’est parce que la forme épistolaire du bouquin m’a vraiment posé problème.

Cloud Atlas, mais c’est un peu injuste parce que j’ai vu d’abord le film et que je l’ai trouvé ouf, du coup le livre m’a semblé presque fade (alors qu’il est quand même génial).

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10) Quelle est selon toi la meilleure adaptation cinématographique ?

Trainspotting, qui est vraiment exceptionnel à mon sens. Je serais incapable de dire si je préfère le livre ou le film.

Et Roméo + Juliette est beaucoup plus cool que l’original… Déso Shakespeare.

 

Voilà mon canard, c’est tout pour aujourd’hui! T’as le droit, bien évidemment, d’être en parfait désaccord sur tous les points avec moi, je ne t’en tiendrais pas rigueur!

 

The meta thing.

Je ne devrais pas trop tarder. Je suis là, assise sur cette plage sans nom, petit bout de nulle part perdu quelque part en Bretagne. Je ne saurais pas dire où je suis exactement. Autour de moi, du sable à perte de vue, et personne à part cette fille aux cheveux blonds décolorés qui regarde l’horizon. Je me demande pourquoi on fait toujours ça, perdre son regard dans l’horizon, alors que l’horizon n’est qu’un concept après tout. Un truc inaccessible ; tu as déjà essayé d’aller toucher l’horizon?

La mer est calme, tranquille. Pas un souffle de vent, pas un nuage, et les rayons du soleil de cette fin de journée semblent presque danser sur l’eau. J’y ai mis les pieds, un peu plus tôt, et cela a suffit à me convaincre que je n’en mettrai pas plus. Je ne sais pas pourquoi la mer me semble toujours glacée comme si elle n’était que la fonte d’un énorme iceberg qui n’en finirait pas.

J’avais apporté un livre, mais je ne l’ai pas ouvert. Pourtant, il n’y a rien que j’aime plus au monde que de passer une après-midi entière à lire allongée sur la plage, surtout quand la dite plage est vide. Et quand le livre a été écrit par Stephen King. Je ne l’ai pas ouvert, non pas que l’envie m’en manquait, mais parce que je n’en n’ai pas eu le temps. J’ai étendu ma serviette, ôté ma robe, révélant mon maillot de bain noir, et j’ai entreprit de mettre un peu de crème solaire sur mes tatouages. On était fin aout, mais je savais que le soleil et ma peau s’en foutaient bien, et je ne prenais jamais de risque avec mes tatouages. J’avais tout préparé : une playlist de l’enfer sur mon portable, avec Fauve, Green Day, The Clash et les Smiths. Je sais bien que j’ai du mal à grandir, et ma musique en est la preuve. J’écoute toujours les mêmes trucs depuis 10 ans, des trucs qui me rendent un peu nostalgique et un peu triste parfois, super heureuse souvent. J’adore mettre ça à fond quand je conduis et chanter à tue-tête ; j’ai l’impression d’avoir 16 ans. D’ailleurs, je dois les avoir encore, si tu veux mon avis. Grandit-on jamais vraiment? Je me le demande. J’étais donc là, avec ma crème solaire, ma musique et mon Stephen King, et c’est à ce moment-là qu’elle est arrivée.

– Stephen King, mmh ? C’est bizarre, moi aussi j’adore Stephen King. Vraiment très bizarre.

Je tournais la tête et je vis cette fille assise à coté de moi, comme si elle était apparue par enchantement. Je ne l’avais ni entendue arriver, ni vue s’asseoir. Pourtant, il n’y avait pas un bruit sur cette plage et je n’avais pas encore lancé la musique.

– Euh… Bonjour?

– Laisse-moi deviner… Tu dois écouter Rammstein. Ou The Clash. Oui, ça doit être The Clash, aucun doute.

– C’est Fauve, ai-je répondu en fronçant les sourcils.

– Ah! J’aurais dû y penser.

– On se connait?

Son visage m’était vaguement familier, comme si je l’avais connue à un moment de ma vie, il y a longtemps. Pourtant, je suis très physionomiste, et j’en étais d’autant plus troublée. Ses cheveux raides et blonds étaient mi-longs, très fins. Ils lui encadraient joliment le visage, qu’elle avait très fin également, un vrai visage de poupée. Sa bouche était bien dessinée, son nez droit et lorsqu’elle souriait, une unique fossette venait éclairer son sourire.

Une fossette, oui, comme Lily. Ou comme…

Hein?

Elle me lança un regard en coin, un peu malicieux.

– Alors, tu me remets?

– Tu ressembles beaucoup à l’héroïne de mon roman…

– Héroïne? Quel bien grand mot. Je ne vois pas pourquoi tu t’obstines à me présenter comme telle. Je n’ai pour ainsi dire pratiquement rien fait pendant la moitié de l’histoire.

J’avais envie de rire tant la situation était absurde. Venais-je de plonger dans un Stephen King? Ou dans cet épisode génial de Supernatural ou Métatron prend la direction de l’histoire? Le méta-truc? Ca n’avait pas de sens.

– Passons le moment où tu me dis que tu n’y crois pas, que quelqu’un te fait une blague et blablabla. De toute façon, à l’heure actuelle, tu es aussi en train d’écrire ça. Je parle à toi, dans ta tête et dans cette histoire. Tu es en train de l’écrire au moment où je parle. Tu mets des mots sur mes mots.

Ok, ça devenait flippant.

– Qu’est ce que tu fais là, du coup? ai-je demandé, décidant d’accepter l’absurde de la situation.

Après tout, le fait qu’il n’y ait pas un pète de vent sur cette plage aurait du me mettre sur la voie. Il y a toujours du vent ici.

– Je suis venue te tenir compagnie. J’ai l’impression que t’as besoin de parler.

– Ah bon, vraiment?

Elle me lança un regard de travers du style : « eh, oh, pas à moi, d’accord? »

– Très bien.

Je refermais complètement mon livre, ôtais mes écouteurs de mes oreilles et les rangeais soigneusement dans mon sac.

– Et mets-moi ce téléphone sur silencieux. Personne ne t’écrira aujourd’hui, de toute façon.

Je levais les yeux au ciel en soufflant, mais m’exécutais.

– C’est marrant, tu ne m’as pas rendue accro aux sms comme tu l’es. Tu n’as créé aucun de nous à fond sur son téléphone, en fait.

– A part Juliette…

– Ah ouais, Jul. Mais pas à ton point, quand même.

– Eh, oh, ça va!

– Je te juge pas, je te juge pas!

Encore heureux, ça serait le comble! Est-ce que je l’ai jugée moi, lorsqu’elle a fait certains choix?

Même si bon, techniquement, c’est moi qui les lui ai fait faire.

Elle me jeta un regard en coin.

– Tu viens souvent sur la plage toute seule?

– Non, c’est plutôt rare. Ça m’angoisse un peu d’être seule.

– Ah ouais? C’est étrange, moi j’aime bien.

– Je sais.

– Pourquoi tu n’as pas fait en sorte que je déteste ça, comme toi ?

– Tu n’es pas un copié collé de moi… Je m’inspire de ce que j’aime, de ce qui m’intéresse, de ce qui m’intrigue, de ce que je voudrais être ou ne surtout pas être pour vous créer. Genre, la musique qu’écoute Antoine, moi, je ne l’aime pas du tout.

– Ah ouais? Marrant.

– Je t’ai fait réservée. Je ne le suis pas.

– Tu as créé Mallory taré.

– Parce que je le suis tout autant. J’essaie de me gérer à travers lui.

– Ca marche?

– Pas vraiment.

Elle resta pensive quelques instants. Comment pouvait-elle être devenue cette belle personne plutôt sure d’elle, tranquille, bien dans ses pompes? J’avais du mal à croire que ça puisse être grace à ce que je lui avais fait vivre. Mais peut-être que si, après tout. Iels avaient tou-t-es tellement grandi.

Et moi, avais-je grandi?

Elle reprit la parole :

– T’aimes pas être seule mais tu adores conduire seule. Tu adores lire ; faut être seule pour lire. Tu écris tout le temps, aussi.

– Certes… Et tout ce temps, je le passe à m’inventer des histoires. Lire, c’est juste une excuse pour avoir l’histoire toute faite par quelqu’un d’autre, mais le film est quand même dans ma tête.

Je me suis toujours demandé comment pouvait bien être l’esprit et la vie des gens qui n’aiment pas lire. Ça a toujours été un mystère incroyable pour moi ; on ne peut décemment pas ne pas aimer vivre une histoire fabuleuse hors du monde réel, ce que nous offre à l’infini la lecture et l’écriture. Du coup, c’était forcément une histoire de cerveau. Mais je n’avais jamais réussi à visualiser le truc.

– Le monde réel est-il si dénué d’intérêt que tu aies à ce point besoin de t’en extraire ? Me demanda-t-elle alors tout de go.

Oh, comme je hais cette question.

– Le monde réel est génial, lorsqu’il est partagé avec de chouettes personnes. Et quand il te fait ressentir des trucs incroyables. Y’a rien de tel que vivre à fond ses émotions, et parfois y’a que les romans pour m’offrir ça.

– Pauvre Emma qui s’ennuie. Pauvre Emma qui a besoin de ressentir à fond tout le temps.

– Pas de sarcasme avec moi, Charlie.

– Mais enfin, on a tous besoin de décrocher parfois!

– Mon cerveau bouillonne tout le temps, de toute façon. Il faut que je le stimule sans arrêt, sinon il se met à penser à des trucs angoissants qui m’empêchent de dormir, de me concentrer et de vivre correctement.

Elle fronça les sourcils:

– Là, je comprends plus rien.

– Mes pensées sont là, quoi qu’il arrive. Du coup, si je m’évade, je peux leur donner un sens et les empêcher de prendre le contrôle de ma vie. De devenir envahissantes, si tu préfères.

– T’es folle.

– Autant que Mallory, ouais.

Elle se tut et nous gardâmes le silence quelques instants. J’en profitai pour prendre du sable dans ma main droite et le laisser glisser doucement sur mes jambes. Ca faisait comme la caresse soyeuse d’un chat, j’aimais bien.

– Et l’amour alors? Me demanda Charlie. Pourquoi m’as-tu rendue aussi nulle avec l’amour?

– On est tous nuls avec l’amour. J’ai passé mes trois années de lycée à essayer de comprendre ce que c’était que de tomber amoureux, pourquoi ça m’arrivait tous les six mois et pourquoi je ne pouvais pas passer plus de deux jours sans être amoureuse.

– Et alors?

– Et alors ça fait dix ans que je croyais avoir résolu la question, et voilà que toutes mes belles certitudes s’effondrent et que je dois recommencer à zéro. J’ai eu des raisonnements cartésiens, du genre « c’est une question d’hormones, de moment, de personne, c’est simplement la somme de l’instant T, de la personne A + B, du savant mélange entre le désir, le bien-être, l’attachement et l’obsession… Et d’autres trucs chimiques du cerveau. » Mais au final, tout ça me semble encore trop réducteur et n’explique pas tout.

– Mais si deux personnes s’aiment, ça suffit non?

– Pour la majorité des gens, ouais, j’imagine que ça suffit. Et ensuite, faut gérer la jalousie, le besoin de liberté, la libido ou l’absence de libido, le besoin de voir l’autre, le manque, les obsessions, les fantasmes, et vivre ensemble avec tout ce bordel. Mais ça, c’est en théorie.

– Comment ça?

– On m’a longtemps dit qu’être bien avec quelqu’un devait suffire, qu’on ne peut aimer qu’une personne à la fois, et que même si c’est normal parfois d’avoir des coups de coeur ou du désir, si tu commences à aimer quelqu’un d’autre, c’est qu’au final, ça va pas dans ton couple.

– Et c’est pas le cas?

– Je croyais, moi. Quand j’étais avec Timothée, je suis tombée amoureuse de quelqu’un d’autre et ça m’a fait douter du reste pendant les trois années qui ont suivi. J’ai pas arrêté de me mentir à moi-même sur ce que je ressentais, parce que ça voulait forcément dire que du coup, j’aimais plus Timothée alors que si, à ce moment-là, si.

– Je crois que j’ai jamais cessé d’aimer Antoine. Mais pas comme Mallory.

– Je comprends, et je confirme. Même si j’ai clairement cessé d’aimer des gens, y’en a certains que j’aimerai probablement toujours.

– Mais c’est pas le même amour, alors, lorsque tu aimes deux personnes?

– Ca l’est, et en même temps, ça l’est pas. Je veux dire, l’émotion, au fond, c’est la même. Les papillons, le désir, tout ça. Tu vois ce que je veux dire? Mais la projection, l’affection, le bien-être, c’est pas du tout les mêmes. Y’a l’amour coup de foudre, et y’a l’amour construit. Enfin, c’est ma théorie actuelle. De toute façon, l’amour, comme tout le reste, c’est un spectre et il a autant de développement possibles que de personnes qui le ressentent.

– Juliette dit que c’est le meilleur et le pire des sentiments

– Elle a raison. En même temps, c’est moi qui le lui ai fait dire. C’est le meilleur parce que bon dieu, que c’est kiffant d’aimer et d’être aimé. Ca te fait vivre à mille à l’heure, ça te donne envie de faire n’importe quoi, de te laisser entrainer par les sensations, c’est comme un énorme trip sous acide (enfin j’imagine que ça doit ressembler à ça). C’est le pire parce qu’il peut te mettre plus bas que terre dès lors que tu te sens délaissée, mal aimée, pas aimée, oubliée. Que t’as l’impression d’être la pire personne, de ne pas aimer comme il faut, de mal le montrer ou de trop le montrer. Que t’arrives pas à te mettre sur la même longueur d’ondes que l’autre.

– Mais quand tu l’es…

– Ah ben quand tu l’es, c’est le pied absolu. L’orgasme ultime. Le truc le plus fou du monde.

– Tu l’es, toi, sur la même longueur d’ondes?

– Ca dépend de qui et ça dépend des moments. En ce moment, c’est vraiment difficile. Je me sens soit trop aimée soit pas assez. Et je sais plus comment le dire ni le montrer. Et j’ai peur d’être trop envahissante. D’envahir l’un ou l’autre avec mes angoisses.

– Tu crois qu’on peut envahir quelqu’un d’angoisses?

– Ouais, c’est sur. Le besoin d’attention et d’être rassuré, c’est vraiment la pire chose du monde. D’un coté, c’est moi qui suis dans cette demande, qui me sens en insécurité émotionnelle. De l’autre, c’est moi qui doit le rassurer et être cette boule d’amour protectrice constante.

– Quel bordel.

Cette fois, c’est moi qui restai silencieuse. Mes pensées commençaient à se laisser aller, à vouloir avoir plus d’autonomie et à se faire la malle. J’avais décidé d’arrêter de vouloir définir ce que j’étais. Bisexuelle, polyamoureuse, demisexuelle apparemment, et quoi d’autre? C’est pas parce que l’oxygène était plus important que je ne pouvais pas pour autant vivre sans amour. Et même lorsque je l’avais, l’amour, je tombais encore amoureuse.

Quel bordel, oui, c’était le mot. Mais c’était bien trop bon pour rester raisonnable.

 


Léna MF – aout 2018.

 

Bilan d’avril

52 Reading challenge – Avril

Nombre de livres lus : 5

Catégories validées : 2, 24, 34, 49, 52

Rappel : je juge un livre selon son style, son scénario, son rythme et le traitement de ses personnages. Je lui attribue ensuite une note de ♥ à ♥♥♥♥♥ .


Ce mois-ci, le soleil a commencé à pointer le bout de son nez, ce qui signifie pour moi sorties et bières en terrasse avec les ami-e-s, balades en bord de mer et flânages plus que de raison. J’ai donc bieeeen moins lu qu’en pleine période hivernale!

Cela dit, j’ai aussi principalement lu des gros pavés, tu le noteras.

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La Belle Bleue de Bordeaux.

 

The-Dead-Zone-1979Dead Zone

Catégorie 2 : Un livre qui a été adapté en film

Synopsis : Johnny Smith (pas de bol) a la capacité de connaitre des choses aléatoires concernant les personnes en les touchant eux, ou des objets leur appartenant. Don ou malédiction?

Critique : Ce livre fait partie des rares vieux bouquins de Stephen King que je n’avais jamais lu! Je n’ai même pas vu le film, mais j’avais vu quelques épisodes de la série lorsqu’elle passait après Charmed dans la Trilogie du samedi (oui je suis vieille). Je connaissais donc le pitch (et le résumé du livre datant des années 80 est un bon gros spoil de l’histoire, que je t’ai évité du coup parce qu’il te spoile 300 pages environ…).

Bref, que dire de ce Stephen King? Ma foi, il est très correct, très long à démarrer, mais ça fait partie du style de King ; l’histoire se déroule sur près de dix ans, le véritable enjeu de l’histoire a lieu pendant les 10 dernières pages, comme dans Revival, mais pour le coup c’est bien moins flippant que ce dernier. Cela dit les personnages sont intéressants (comme souvent dans les histoires de King) et pour une fois, le héros n’est ni un ancien drogué ni un alcoolique, ça change (pardon Stephen). J’ai particulièrement aimé l’histoire d’amour impossible entre Johnny et Sarah (impossible du fait qu’il ait passé 4 ans dans le coma, qu’elle ait rencontré quelqu’un entre temps et qu’ils continuent de s’aimer malgré tout, ce que j’ai trouvé intéressant d’un point de vue moral). Tout aussi moral le questionnement final de Johnny vis à vis du choix cornélien qu’il doit faire à la fin de l’histoire, que je ne vous dévoilerai point pour éviter le fameux spoil, et qui pose une vraie question politique je trouve.

Note : ♥♥♥♥

 

Sleeping-beautiesSleeping Beauties

Catégorie 24 : Un livre de mon auteur favori

Synopsis : Coïncidant avec l’arrivée, dans une petite ville des Appalaches, d’une mystérieuse jeune femme prénomée Evie, les femmes du monde entier cessent soudain de se réveiller et se retrouvent emmurées dans des cocons. Malheur à qui tente de les réveiller…

Critique : J’ai pris mon temps pour commencer ce livre. Je l’ai acheté dès sa sortie (mais j’avoue j’ai un peu honte car je m’étais promis de ne plus acheter de livres neufs) (mais je n’ai pu résister T_T). Je l’ai minutieusement rangé dans ma bibliothèque. J’ai attendu une semaine avant de l’entamer. Puis j’ai entamé mon rituel habituel avec tous les livres que j’achète : je l’ai senti (oui), je l’ai lentement feuilleté, j’ai caressé ses pages, j’ai relu le résumé, puis j’ai lu la première page. Oui je m’adonne au pornbook. Ca n’existe pas officiellement mais pour moi c’en est.

PUIS J’AI LU CE LIVRE D’UNE TRAITE ALORS QUE JE M’ETAIS PROMIS DE PRENDRE MON TEMPS.

Que dire? Il est excellent. Déjà, premier point sympa, j’ai tout de suite reconnu le style qui n’était pas de Stephen (donc à priori les passages écrits par Owen) et ça faisait comme un délicieux bonbon lorsque je reconnaissais Stephen écrire. Très agréable (ça n’entache pas la fluidité de l’histoire, je pense qu’il faut vraiment bien connaitre le style de Stephen King pour s’en rendre compte). L’histoire en elle-même est très intéressante et à mon sens très féministe ; les auteurs abordent à travers elle de nombreuses questions militantes (la culture du viol, le viol, les violences faites aux femmes, la charge mentale, le paternalisme aussi… bref la domination masculine dans son ensemble), et c’est très bien traité. J’ai eu peur au début, je me suis dit « c’est écrit par deux hommes, ça va être cliché », mais pas du tout (quel rôle a eu Tabitha King dans cette relecture? Je me le demande!). Les personnages, nombreux et complexes, sont également intéressants et pertinents, aucun n’est binaire (mais ça aurait été surprenant de la part de King). J’ai senti une grosse longueur aux trois-quarts de l’histoire environ (le calme avant la bataille et la bataille en elle-même m’ont un peu ennuyés), mais c’est très supportable.

Note : ♥♥♥♥♥

 

RhinocerosRhinocéros

Catégorie 34 : Un livre qui fasse partie des classiques

Synopsis : Deux amis qui discutent dans un bar sont soudain interrompus par un rhinocéros qui charge au milieu de la rue. Petit à petit, les rhinocéros envahissent la ville. Mais d’où viennent-ils donc?

Critique : Je n’ai pas étudié ce bouquin au lycée donc je n’ai sans doute pas saisi toute la portée intellectuelle du roman, mon avis est donc purement subjectif (il reflète ce que j’en ai compris).

J’ai trouvé la pièce intéressante à bien des égards. Déjà, elle est drôle ; ce qui m’a plu en premier lieu, ce sont les discussions mélangées et absurdes entre les personnages (quand il y a trois discussions en même temps, certains parlent de leur chat, d’autres des rhinos, ça fait de beaux quiproquos et en tant que lecteur, il faut être capable de suivre le ping pong de trois conversations différentes!). Il arrive un moment où l’histoire bascule, on passe du comique léger à la réflexion idéologique (à mon avis) lorsque l’on comprend d’où viennent les rhinocéros. Là, on se met à réfléchir autrement : pourquoi des rhinocéros et pas des loups par exemple? Les comportements des rhinocéros sont brutaux, violents, irraisonnés comparés aux comportements humains. Et le monologue de fin est à la fois glaçant et passionnant, il met le lecteur face à ses propres choix, face au fait d’être seul contre tous, seul face aux comportements inhumains et à ses possibilités d’action : s’isoler, se battre seul ou les rejoindre?

L’auteur a, à mon sens, réussi à mettre en oeuvre différentes réflexions morales à travers une pièce en premier lieu absurde et drôle, mais qui petit à petit devient froide et glaçante ; ça m’a un peu fait penser à ma pièce de théatre préférée au monde, Huis Clos, de Jipé Sartre.

Note : ♥♥♥♥♥

 

harlan cobenSans défense

Catégorie 49 : Un livre dont le héros n’est pas un modèle

Synopsis : Win, le meilleur ami de Myron Bolitar, retrouve soudain la trace d’un jeune homme qui pourrait bien être l’un des deux gamins disparus dix ans plus tôt et dont on n’avait plus aucune trace…

Critique : J’avoue, j’ai un énorme faible pour Myron Bolitar et son pote Win, qui soit dit en passant reste un immense connard (mais un connard charismatique), d’où le choix de la catégorie, car si le livre est une « aventure de Myron Bolitar », c’est finalement bien Win le héros de cette histoire-là. En soi, le scénario et son dénouement ne sont pas oufs, ça reste du Coben classique sans grande surprise. Mais j’ai bien aimé quand même car j’ai toujours un grand plaisir à retrouver Myron et son humour de merde (c’était mon grand héros pour ça quand j’étais au lycée, je me bidonnais toute seule à chacune de ses répliques et j’ai lu plusieurs fois toutes ses aventures).

Note : ♥♥♥♥

 

CVT_Nos-souvenirs-sont-des-fragments-de-reve_8161Nos souvenirs sont des fragments de rêve

Catégorie 52 : Un livre écrit par un-e auteur-e scandinave

Synopsis : Le narrateur (dont on n’apprend JAMAIS le prénom, ça m’a laissée perplexe) nous raconte toute sa vie depuis son enfance jusqu’à l’âge mûr, vie marquée par son amitié toxique avec son voisin d’enfance et sa relation amoureuse foireuse avec la soeur de ce dernier.

Critique : Euh… Je ne sais trop quoi penser de ce livre. Je l’ai fini en me disant « meh? ». Vraiment. Il est fluide et bien écrit, ce qui fait qu’on le lit assez facilement, mais bon sang les personnages sont tous tellement insupportables qu’il m’a été difficile de m’attacher à eux et encore moins d’avoir la quelconque empathie pour eux (sauf pour les trois personnages « secondaires » de l’histoire, dont j’espérais davantage de développement pour eux…). Mais globalement, les trois principaux (dont le narrateurs) sont soit de gros connards, soit font des choix absolument absurdes, et j’ai passé le bouquin entier à me demander pourquoi le narrateur continuait de fréquenter ces gens. Et aussi pourquoi tout le monde kiffait ce mec alors que c’est un connard insipide.

Note : ♥♥


01. Un livre de 200 pages ou moins
02. Un livre qui a été adapté en film
03. Un livre dont le titre comporte un N
04. Un livre qui fait pleurer
05. Un livre écrit par un moins de 30 ans
06. Un livre écrit par une auteure
07. Un livre basé sur une histoire vraie
08. Un livre que ma mère aime
09. Un livre que je peux finir en un jour
10. Un livre qui s’intègre dans une trilogie
11. Un livre qui se déroule dans le passé
12. Un livre avec une héroïne
13. Un livre écrit au XIX° siècle
14. Un livre dont le titre tient en un mot
15. Un livre dystopique
16. Un livre à propos d’un voyage
17. Un livre dont le titre parle de couleur
18. Un livre écrit par plusieurs auteurs
19. Un livre qui se passe dans un monde fantastique
20. Un livre que je possède mais n’ai jamais lu
21. Un livre de 500 pages ou plus
22. Un livre avec une histoire d’amour
23. Un livre qui se passe dans mon pays
24. Un livre de mon auteur favori
25. Un livre censuré ou interdit à l’époque de sa sortie
26. Un livre qui a été un best-seller en 2016
27. Un livre policier ou un thriller
28. Un livre sur une fratrie
29. Un livre qui fait peur
30. Un livre publié l’année de ma naissance
31. Un livre d’auteur japonais
32. Un livre recommandé par des amis
33. Un livre commencé mais jamais fini
34. Un livre qui fasse partie des « classiques » du roman
35. Un livre qui se déroule dans le futur
36. Un livre sur un mythe ou une légende
37. Un livre dont le temps est un élément du titre
38. Un livre qui parle de Templiers
39. Un livre qui soit le 1er d’un auteur
40. Un livre dont l’auteur s’appelle comme un membre de votre famille
41. Un livre écrit à la première personne
42. Un livre dont l’auteur a été/est à l’Académie Française
43. Un livre dont le titre contient un prénom
44. Un livre dont j’ai beaucoup entendu parler
45. Un livre historique
46. Un livre se déroulant dans un hôpital psychiatrique
47. Un livre qui parle de vengeance
48. Un livre écrit par un prix littéraire
49. Un livre dont le héros n’est pas un modèle
51. Un livre autobiographique
52. Un livre écrit par un auteur scandinave

Suivi de lecture et bullet journal

Dans mon article concernant mon utilisation du bullet journal en tant qu’outil d’organisation dans ma vie quotidienne et professionnelle (que tu peux retrouver ici si tu es passé à coté), j’ai rapidement évoqué les collections que j’ai créées exclusivement pour mon suivi de lecture. J’ai décidé de te les montrer plus en détail dans cet article.

 

Le suivi du 52 reading challenge

Bon, il y a 52 entrées, donc ça me prend quatre pages. J’ai organisé les choses de cette façon : le numéro de l’entrée, un cercle vide lorsque je n’ai pas encore lu de livre correspondant au thème, un cercle plein (noir) lorsque c’est le cas. En vert, le titre du roman choisi.

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Derrière, j’ai rangé le suivi par livres lus, ce qui m’évite d’avoir à recompter à chaque fois que je veux écrire mon bilan du mois. Dès que je finis un livre pour le challenge, je colorie un nouveau cercle. Donc à l’heure actuelle du jour d’aujourd’hui, j’en suis à 30, comme tu peux le voir sur l’image.

 

Un outil simple et rapide à utiliser (et puis j’adore faire ça, c’est joli je trouve ^^).

 

 

Le suivi de mes lectures de manière générale

J’adore cette idée de bibliothèque virtuelle piquée sur pinterest, qui permet de se rendre compte de tous les livres lus à l’année. J’ai donc tout bêtement recopié ce design, que je remplis au fur et à mesure de tous les livres que je lis, qu’ils fassent ou non partie du challenge. Je colorie en rouge les livres lus pour la première fois, en vert les livres relus et en orange ceux que j’ai commencé et abandonné (y’en a pas beaucoup).

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J’ai aussi rajouté dernièrement une bibliothèque virtuelle de tous les livres de Stephen King que j’ai lu (au cours de ma vie cette fois), afin de me rendre compte de ceux que je dois encore acquérir ou lire. J’ai envie de faire ça pour d’autres de mes auteurs fétiches qui ont écrit beaucoup de livres, comme Asimov ou Sartre.

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La liste de mes envies

Enfin, à chaque fois que je vois passer un livre qui me tente ou que l’on me conseille, je ne l’écris pas directement dans la bibliothèque (qui ne comprend que les livres réellement commencés ou prévus). J’ai pour cela une autre page de mon bujo, ce qui me permet de noter de manière aléatoire n’importe quel livre à lire… Un jour!

 

 

 

Voilà pour l’organisation des lectures! Si tu as d’autres façons de faire, comme je suis curieuse, n’hésite pas à me raconter ça dans les commentaires!

Bilan de mars

52 Reading challenge – Mars

Nombre de livres lus : 7

Catégories validées : 18, 21, 29, 44, 47, 48, 51

Rappel : je juge un livre selon son style, son scénario, son rythme et le traitement de ses personnages. Je lui attribue ensuite une note de ♥ à ♥♥♥♥♥ .

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Crédit photo : mon frère au Vénézuela.


Ce mois-ci fut moins productif niveau lecture car j’ai repris l’écriture donc j’ai passé davantage de mon temps libre à écrire. Toutefois, j’ai lu de sacrées pépites. Les catégories se resserrent aussi donc c’est pas toujours évident de faire rentrer mes envies de lecture dans des cases! Pour la 47 j’avoue avoir un peu triché. N’empêche que j’en suis à 28 livres lus sur 52, on peut donc dire que j’ai dépassé la moitié du challenge!

 

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Off the map : Tribulation de deux vagabondes anarchistes

Catégorie 18 : Un livre écrit par plusieurs auteurs

Synopsis : Chroniques sous forme de journal intime de deux vagabondes américaines, voyageant de squats en squats pour découvrir l’Europe.

Critique : Je savais déjà que ce roman me plairait avant même de commencer à le lire, et je n’ai pas hésité plus de deux secondes lorsque je l’ai acheté. Et effectivement il ne m’a pas déçue. Les auteures arrivent à être drôles sans sombrer dans la légerté du sujet, notamment en ce qui concerne les hommes dans ce milieu. La réflexion féministe et politique est pertinente, et m’a beaucoup parlé. Je trouve que ce livre invite au débat : quid d’un réel mouvement punk, anarchiste ET intersectionnel, et pas seulement antisystème, apolitique. A lire pour se poser les bonnes questions et continuer à réfléchir, dans la continuité du roman graphique (tout aussi passionnant) Trop n’est pas assez.

Note : ♥♥♥♥♥

 

stephanie-mailerLa disparition de Stephanie Mailer

Catégorie 21 : Un livre de 500 pages ou plus

Synopsis : En 1994, dans les Hamptons, deux jeunes policiers débutants résolvent un quadruple meurtre. Vingt ans plus tard, une journaliste leur annonce qu’ils se sont trompé de coupable juste avant de disparaitre mystérieusement.

Critique : Je passait par hasard (non) à la fnac pour acheter le dernier S. King quand mon regard fut attiré par la devanture des sorties de la semaine (GRANDE IDÉE). Je suis repartie avec deux énormes pavés et un gros trou dans mon budget. Mais ça valait le coup. J’ai dévoré La disparition de Stephanie Mailer de la même façon que les deux précédents romans de Dicker, aka en deux jours et avec une délectation proche de celle ressenti lorsque l’on mange son dessert préféré. J’avais peur de retrouver la « recette miracle » de L’affaire Henri Québert mais en fait non, c’est toujours aussi bien foutu sans être redondant (N’EST-CE PAS HARLAN COBEN?). J’ai particulièrement aimé le soin qu’a pris l’auteur a nous présenter les différents protagonistes de l’histoire à la manière d’une toile finement tissée (oui Joel, je te compare à une araignée, désolée…). J’aimais aussi le fait qu’ils se retrouvent tous plus ou moins liés à l’histoire, ou aux autres, ou au lieu sans pour autant avoir quelque chose à voir avec le premier meurtre. Génial.

Note : ♥♥♥♥♥

 

 

revivalRevival

Catégorie 29 : Un livre qui fait peur

Synopsis : Des années 60 à nos jours, Jamie Morton ne cesse de croiser cet étrange pasteur qui, lorsqu’il avait huit ans, a conquit tout le village dans lequel il vivait jusqu’au drame qui le contraint à quitter les ordres. Un pasteur de plus en plus fasciné, au fil des ans, par l’électricité et son mystérieux pouvoir.

Critique : Ce n’est un secret pour aucune personne qui me fréquente, mais je vis une relation passionnelle avec Stephen King depuis l’âge de 13 ans et ma lecture de Salem. Au début de mes années étudiantes, je m’étais plongée dans ses premières oeuvres tant ses nouvelles sorties me laissaient un peu de marbre – j’ai pas réussi à lire Cujo et ne parlons pas de Cellulaire, ni des chroniques de la Tour Sombre, mais pour cette dernière, je crois qu’il s’agit principalement d’une incompatibilité de genre. Mais depuis le sublime 22/11/63, je suis avec ardeur chaque nouvelle sortie. Et je ne suis jamais déçue. Revival m’a fait l’effet d’une énorme claque d’horreur, tant le final est insoutenable et inattendu. Je trouve assez impressionnant d’avoir réussi à créer un tel revirement de situation et une telle peur sur les trente dernières pages, après 500 pages de normalité. Enfin, je dis normalité… Tout le génie du maitre réside dans sa capacité à maintenir le lecteur en haleine en décrivant des personnages qui pourrait être nos potes, dans un monde qui pourrait être le notre tout en distillant ça et là des bizarreries, des étrangetés qui pourrait exister, elles aussi. Sans parler de cette façon sublime qu’il a de décrire une époque que je n’ai pas vécu et qu’il arrive à me faire toucher du doigt comme si j’y étais – c’est encore plus évident dans 22/11/63. King le dit au début de son roman, Lovecraft, Shelley et cie sont ceux qui lui ont permis de « construire sa maison », et il n’a de cesse de leur rendre hommage d’un bout à l’autre du roman ; l’apothéose est ressentie comme une oeuvre de Lovecraft tout au long de l’avant dernier chapitre, et c’est bien la preuve qu’on est toujours inspiré par quelqu’un d’autre et que l’on peut se forger son propre style sans forcément devenir un copiste – j’ai beaucoup de mal avec le style de Lovecraft, King est bien meilleur à ce jeu là à mon avis.

Bref, c’est la deuxième fois que je lis ce livre mais c’est toujours aussi fluide, agréable, et sans doute loin d’être la dernière.

Note : ♥♥♥♥♥

 

amie-prodL’amie prodigieuse

Catégorie 44 : Un livre dont j’ai beaucoup entendu parler

Synopsis : L’enfance et l’adolescence de deux amies issues d’un quartier populaire de Naples, dans les années 50, qui vont se croiser, se perdre et se retrouver entre violence et pauvreté.

Critique : Ca faisait des siècles que je voyais ce bouquin en devanture des librairies et il m’intriguait, donc j’ai fini par craquer et l’acheter (oui, beaucoup d’achats ce mois-ci, tu as remarqué?) (Faut dire aussi que j’ai fait pas mal de train). J’aime beaucoup ce genre de roman, qui relève de la fresque sociale à mes yeux, avec une multitude de personnages dans une époque que je n’ai pas vécue. En générale, je suis davantage intéressée par les romans américains autour de ce thème-là, et j’avais un peu peur de ne pas me retrouver dans le style, mais mon appréhension a été de courte durée. Je me suis plongée dans les aventures d’Elena et Lila en quelques pages, et j’ai été tout de suite happée par le style fluide de l’auteure. Ca se lit comme un John Irving (ou presque).

Note : ♥♥♥♥♥

 

Messieurs les enfants de Daniel PennacMessieurs les enfants

Catégorie 47 : Un livre qui parle de vengeance

Synopsis : Ce salaud de Castraing! Pour punir trois de ses élèves qui ont osé se moquer de lui, il leur donne comme sujet de rédaction, à rendre pour le lendemain :  » Sujet : vous vous réveillez un matin, et vous constatez que, dans la nuit, vous avez été transformé en adulte. Complètement affolé, vous vous précipitez dans la chambre de vos parents. Ils ont été transformés en enfants. Racontez la suite. »

Et c’est là que les ennuis commencent.

Critique : J’ADORE DANIEL PENNAC. Voilà, il n’y a rien à rajouter, ma critique est faite.

Bon, d’accord, je vais tâcher de l’étayer un peu. J’ai lu toute la saga Malaussène au collège-lycée, sans parler de l’ami Kamo. J’avais jamais lu Messieurs les enfants, et je suis tombée dessus dans une libraire d’occasion à St Etienne (big up Miaou si tu me lis). Je ne sus résister et mon porte-monnaie cria à l’abus de pouvoir une fois de plus.

Mais qu’en est-il de ce livre, alors? Eh bien c’est un bon Pennac qui se respecte, mes amis. Contrairement à Stephen King, qui prend 200 pages au moins pour te poser le cadre, Pennac te plonge dans l’intrigue en trois pages, et dans la psychologie des personnages en bien moins que ça. Tu n’as pas le temps de te redemander qui est qui, qui a fait quoi, que l’action est déjà lancée à pleine vitesse, et que tu ne peux plus t’arrêter ni de lire, ni de te marrer. Quant à l’intrigue, elle force à la réflexion sur l’enfance, thème récurrent chez Pennac, mais toujours aussi maîtrisé.

Note : ♥♥♥♥♥

 

amantL’amant

Catégorie 48 : Un livre écrit par un prix littéraire

Synopsis : Fiction autobiographique racontant l’adolescence de l’auteure en Indochine dans les années 50 et sa rencontre, alors qu’elle est lycéenne, avec un homme de deux fois son âge qui devint son amant.

Critique : Je n’avais jamais lu Marguerite Duras, mais étant fan d’Indochine (le groupe, pas la colonie…), j’y pensais depuis des années sans jamais avoir eu l’occasion. C’est désormais chose faite (encore grâce à la librairie de St Etienne). Et c’est une expérience… Surprenante. Le style de Duras est particulier lorsque l’on n’y est pas habitué, et il m’a fallu quelques pages pour m’y faire. Par contre, une fois lancée, difficile encore une fois de décrocher. L’histoire m’a mise mal à l’aise du début à la fin (la relation est malaisante, elle a tout de même 15 ans et lui 30), mais j’ai trouvé intéressant la façon dont l’auteure décrit ses sentiments, ses questions, et l’éternel va et vient entre l’histoire d’amour et l’histoire de sa famille complètement pourrie. La fin m’a bouleversée, et j’en ai été la première surprise. Finalement, on peut dire que j’ai bien aimé.

Note : ♥♥♥♥

 

mémoire filleMémoire de fille

Catégorie 51 : Un livre autobiographique

Synopsis : Annie Ernaux replonge avec difficulté dans ses souvenirs de sa première fois avec un homme de la colonie de vacances dans laquelle elle travaillait et comment celle-ci bouleversa sa vie pour plusieurs années.

Critique : J’aime énormément Annie Ernaux, son style brut et les sujets qu’elle aborde, et je ne pensais pas en entamant ce livre, plonger dans un marécage aussi sombre que cette histoire de première fois. Ce livre en fait n’est pas tant un livre de mémoire qu’une réflexion féministe, et quelle réflexion! Il m’a fait tout à la fois cogiter, approuver, taper du point sur la table, hurler « MAIS OUI » et il m’a bouleversée. Je ne peux pas en dire plus sans trop en dire, mais vraiment ce livre, comme d’autres de cette même auteure (La Place, nom de nom) m’a fait l’effet d’une grosse bombe.

« Ce n’est pas à lui qu’elle se soumet, c’est à une loi indiscutable, universelle, celle d’une sauvagerie masculine qu’un jour ou l’autre il lui aurait bien fallu subir. Que cette loi soit brutale et sale, c’est ainsi.« 

Note : ♥♥♥♥♥


Lectures à venir :

Sleeping Beauties – Stephen King

La route étroite vers le nord lointain – R. Flanagan

L’amie Prodigieuse T2 – Elenna Ferrante


01. Un livre de 200 pages ou moins
02. Un livre qui a été adapté en film
03. Un livre dont le titre comporte un N
04. Un livre qui fait pleurer
05. Un livre écrit par un moins de 30 ans
06. Un livre écrit par une auteure
07. Un livre basé sur une histoire vraie
08. Un livre que ma mère aime
09. Un livre que je peux finir en un jour
10. Un livre qui s’intègre dans une trilogie
11. Un livre qui se déroule dans le passé
12. Un livre avec une héroïne
13. Un livre écrit au XIX° siècle
14. Un livre dont le titre tient en un mot
15. Un livre dystopique
16. Un livre à propos d’un voyage
17. Un livre dont le titre parle de couleur
18. Un livre écrit par plusieurs auteurs
19. Un livre qui se passe dans un monde fantastique
20. Un livre que je possède mais n’ai jamais lu
21. Un livre de 500 pages ou plus
22. Un livre avec une histoire d’amour
23. Un livre qui se passe dans mon pays
24. Un livre de mon auteur favori
25. Un livre censuré ou interdit à l’époque de sa sortie
26. Un livre qui a été un best-seller en 2016
27. Un livre policier ou un thriller
28. Un livre sur une fratrie
29. Un livre qui fait peur
30. Un livre publié l’année de ma naissance
31. Un livre d’auteur japonais
32. Un livre recommandé par des amis
33. Un livre commencé mais jamais fini
34. Un livre qui fasse partie des « classiques » du roman
35. Un livre qui se déroule dans le futur
36. Un livre sur un mythe ou une légende
37. Un livre dont le temps est un élément du titre
38. Un livre qui parle de Templiers
39. Un livre qui soit le 1er d’un auteur
40. Un livre dont l’auteur s’appelle comme un membre de votre famille
41. Un livre écrit à la première personne
42. Un livre dont l’auteur a été/est à l’Académie Française
43. Un livre dont le titre contient un prénom
44. Un livre dont j’ai beaucoup entendu parler
45. Un livre historique
46. Un livre se déroulant dans un hôpital psychiatrique
47. Un livre qui parle de vengeance
48. Un livre écrit par un prix littéraire
49. Un livre dont le héros n’est pas un modèle
51. Un livre autobiographique
52. Un livre écrit par un auteur scandinave

Bilan de février

52 Reading challenge – Février

Nombre de livres lus : 10

Catégories validées : 3, 5, 7, 10, 23, 27, 32, 35, 37, 41

Rappel : je juge un livre selon son style, son scénario, son rythme et le traitement de ses personnages. Je lui attribue ensuite une note de ♥ à ♥♥♥♥♥ .

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Le challenge continue! Ce mois-ci, j’ai lu des livres qui ne rentraient dans aucune catégorie, triste histoire. Il commence à y avoir de moins en moins de catégories pour mes romans jeunes adultes…

 

love songLove Song

Catégorie 3 : Un livre dont le titre comporte un « n »

Synopsis : Nina, qui vient de subir une douloureuse rupture amoureuse, a l’occasion de partir en tournée avec LE groupe de rock dont tout le monde parle. Sans être spécialement fan, elle saute sur l’occasion.

Critique : Bon, c’est un roman léger. Pas désagréable à lire, le style est correct, les personnages tiennent la route, je ne me suis pas ennuyée mais l’histoire tient clairement du fantasme adolescent. Qui ne rêverait pas en effet de suivre un groupe de rock, de devenir ami-e avec ses membres, lesquels se révèleraient être d’adorables garçons et dont le chanteur finirait amoureux de vous? C’est clair que j’aurais adoré lire ce livre à 15 ans. C’est vraiment mignon. Mais c’est pas le chef d’oeuvre du siècle.

Note : ♥♥♥

 

Mirror-mirrorMirror, mirror

Catégorie 5 : Un livre écrit par un-e moins de 30 ans

Synopsis : Quatre ami-e-s. Red, dont la mère est alcoolique et qui doit gérer sa petite soeur de neuf ans. Leo, dont le frère adoré vient de sortir de prison. Rose, qui se saoule plus que de raison pour oublier son mal-être. Et Naomi, qui est retrouvée au seuil de la mort, presque noyée… Que lui est-il arrivé?

Critique : Puissant. Ce roman regorge de très bonnes idées, de questionnements, et surtout, a très bien compris ce qu’être adolescent veut dire, même si les ados en question vivent tout de même des choses assez hardcores. J’ai eu du mal à le lâcher, j’ai été beaucoup touchée par Red et Naomi surtout (un peu moins par les deux autres qui m’ont un peu plus gonflée). L’histoire de ce qui est arrivé à Naomi est un fil conducteur, mais j’ai été tout aussi intéressée par les angoisses de Red, les relations entre les trois ami-e-s et leurs problèmes, qui sont brillamment traités.

Note : ♥♥♥♥♥

 

Nous-l-appelions-EmNous l’appelions Em

Catégorie 7 : un livre basé sur une histoire vraie

Synopsis : A la façon d’un détricoteur de talent, l’auteur questionne la relation amoureuse entre ses deux parents malgré la maladie mentale dont souffrait sa mère.

Critique : Jerry Pinto a choisi de parler de la bipolarité de manière positive, sans pour autant omettre la gravité de cette maladie. J’ai été emportée par ce roman familial, par la beauté de l’amour profond entre le père et la mère, et j’ai été touchée par le naturel brut de la mère, qui restait très lucide quant à sa maladie. C’est un roman vrai.

Note : ♥♥♥♥♥

 

51pCJ4sOclL._SX309_BO1,204,203,200_Chroniques de la fin du monde : Au commencement

Catégorie 32 : un livre recommandé par une amie

Synopsis : Miranda est une adolescente ordinaire d’une petite ville des Etats-Unis. Du jour au lendemain, un astéroide percute la lune et la rapproche soudain de la Terre, modifiant complètement le fonctionnement de la planète… Des raz de marées au changements climatiques, les humains vont devoir s’adapter…

Critique : Du début à la fin, on suit le journal intime de Miranda qui décrit avec une justesse désagréable ce nouveau monde qui va vers sa fin probable. J’ai beaucoup aimé le réalisme du ton, le désespoir d’abord de ne plus avoir de repas chaud, puis de chauffage, puis plus de repas du tout… On est emmené petit à petit vers l’inévitable malgré l’espoir que ne cessent de garder les personnages. C’est très bien fait.

Note : ♥♥♥♥♥

 

ExilChroniques de la fin du monde : L’exil

Catégorie 10 : Un livre qui s’intègre dans une trilogie

Synopsis : Suite aux raz-de-marées qui ont pratiquement détruit New York, Alex et ses deux petites soeurs tentent de survivre dans une ville en friche.

Critique : J’ai trouvé ce tome moins angoissant que le premier, malgré les difficultés que le héros rencontre. J’ai été d’avantage touchée par les questions de classe qui sont ici soulevées ; on comprend petit à petit que les personnes épargnées par cette apocalypses sont les riches et les puissants, et que leur but et d’en profiter pour laisser le prolétariat crever et s’entre-tuer. Encore une fois, le sujet est bien exploité et intéressant.

Note : ♥♥♥♥♥

 

51yXQWQGmoL._SX311_BO1,204,203,200_Chroniques de la fin du monde : Les survivants

Catégorie 35 : Un livre qui se déroule dans le futur

Synopsis : Dans sa fuite, Alex se retrouve hébergé dans la maison de Miranda, loin de New York.

Critique : Ce tome se concentre sur une reconstruction et un possible espoir après les grosses difficultés rencontrées par les héros. Je l’ai un peu moins aimé mais je ne peux dire pourquoi sans spoiler la moitié du roman. Il reste toutefois correct, sans être à mon sens aussi bon que les deux premiers tomes.

Note : ♥♥♥♥

 

ContagionU4 : Contagion

Catégorie 23 : un livre qui se passe dans mon pays

Synopsis : Recueil de nouvelles à propos de l’avant, pendant et après U4 par les quatre auteurs de la saga. On retrouve les quatre personnages principaux, mais aussi d’autres personnages rencontrés ou non par les héros lors de leur périple.

Pour ceux qui n’ont pas lu les romans U4 : il s’agit d’un projet d’écriture à quatre mains, où chaque auteur a écrit sur un personnage, autour d’une problématique apocalyptique (l’intégralité de la population mondiale a été décimée par un virus, à l’exception des adolescents entre 15 et 18 ans). L’idée étant que les quatre personnages finissent par se retrouver, et que l’on peut lire les quatre livres indépendamment les uns des autres.

Critique : J’avais adoré les romans U4 et le projet de manière générale. J’ai pris beaucoup de plaisir à retrouver les personnages et voir certains secondaires développés, en apprendre plus sur le virus, sur d’autres régions du monde aussi. J’étais même frustrée d’arriver à la fin. Encore, encore! Un chouette tome complémentaire.

Note : ♥♥♥♥♥

 

IntimidationIntimidation

Catégorie 27 : Un livre policier ou un thriller

Synopsis : Un inconnu apprend à Adam que sa femme lui a menti sur sa fausse couche, 18 ans plus tôt. Perturbé par cette nouvelle, Adam décide de mener son enquête.

Critique : J’aime beaucoup Coben. Vraiment. Je l’ai découvert au lycée et j’ai dévoré tous ses bouquins, j’étais surtout très fan de sa série Myron Bolitar. Depuis quelques années je suis un peu déçue, il applique toujours la même recette et ça se voit. Ses livres se lisent toujours très bien, mais c’est plat. C’est encore le cas avec celui-là : les personnages sont interchangeables à souhait, pas vraiment attachants et l’histoire m’a complètement barbée. Je pense que je l’aurai oubliée d’ici quelques mois.

Note : ♥♥

 

Le passé

Catégorie 37 : Un livre dont le temps est un élément du titre

Synopsis : Trois soeurs, un frère, une maison de famille, de vieux conflits qui ressortent et des adolescents qui s’en foutent un peu.

Critique : J’ai failli décrocher à la moitié du roman, et puis soudain, flash-back, on se retrouve à suivre l’histoire des parents dans les années 70, et là, mon intéret s’est réveillé. J’ai fini le roman en me disant que finalement, il n’était pas si mal. Bon, en réalité, son principal problème est son rythme car les personnages sont très bien écrits, le style est chouette, très anglais, et j’aime bien les histoires de familles.

Note : ♥♥♥♥

 

Trois-de-tes-secretsTrois de tes secrets

Catégorie 41 : Un livre écrit à la première personne

Synopsis : Nouvelle vie à Los Angeles pour Jessie, tout droit débarquée de Chicago. Son père s’est remarié en douce avec une riche angeline. Elle se retrouve donc propulsée dans un lycée privé, entourée de fils de riches qui n’ont rien en commun avec elle. Jusqu’à ce qu’un mystérieux inconnu lui propose par e-mail de la former afin de lui permettre de ne pas se faire bouffer par les autres lycéens. Se prêtant au jeu, elle accepte, et ainsi commence cette étrange correspondance.

Critique : J’ai longuement hésité avant de télécharger ce livre qui m’a semblé être un énième roman superficiel à l’américaine (c’est toujours un peu la roulette russe la littérature jeunes adultes). En fait, même si j’ai deviné tout de suite qui était le mystérieux jeune homme, j’ai adoré le roman, probablement parce que les conversations entre les deux personnages sont hyper chouettes et dynamiques, ce qui les rend très attachants. J’ai aussi beaucoup aimé Jessie, que j’ai trouvé assez nature finalement. Pas du tout californienne haha.

Note : ♥♥♥♥♥

 

Livres lus en parallèle (hors catégorie)

Ne m’oublie pas : mignon.

La première fois qu’on m’a embrassée je suis morte : c’était intéressant, mais la fin est vraiment décevante.

No ordinary love : Un peu trop cliché pour moi.

 


 

01. Un livre de 200 pages ou moins
02. Un livre qui a été adapté en film
03. Un livre dont le titre comporte un N
04. Un livre qui fait pleurer
05. Un livre écrit par un moins de 30 ans
06. Un livre écrit par une auteure
07. Un livre basé sur une histoire vraie
08. Un livre que ma mère aime
09. Un livre que je peux finir en un jour
10. Un livre qui s’intègre dans une trilogie
11. Un livre qui se déroule dans le passé
12. Un livre avec une héroïne
13. Un livre écrit au XIX° siècle
14. Un livre dont le titre tient en un mot
15. Un livre dystopique
16. Un livre à propos d’un voyage
17. Un livre dont le titre parle de couleur
18. Un livre écrit par plusieurs auteurs
19. Un livre qui se passe dans un monde fantastique
20. Un livre que je possède mais n’ai jamais lu
21. Un livre de 500 pages ou plus
22. Un livre avec une histoire d’amour
23. Un livre qui se passe dans mon pays
24. Un livre de mon auteur favori
25. Un livre censuré ou interdit à l’époque de sa sortie
26. Un livre qui a été un best-seller en 2016
27. Un livre policier ou un thriller
28. Un livre sur une fratrie
29. Un livre qui fait peur
30. Un livre publié l’année de ma naissance
31. Un livre d’auteur japonais
32. Un livre recommandé par des amis
33. Un livre commencé mais jamais fini
34. Un livre qui fasse partie des « classiques » du roman
35. Un livre qui se déroule dans le futur
36. Un livre sur un mythe ou une légende
37. Un livre dont le temps est un élément du titre
38. Un livre qui parle de Templiers
39. Un livre qui soit le 1er d’un auteur
40. Un livre dont l’auteur s’appelle comme un membre de votre famille
41. Un livre écrit à la première personne
42. Un livre dont l’auteur a été/est à l’Académie Française
43. Un livre dont le titre contient un prénom
44. Un livre dont j’ai beaucoup entendu parler
45. Un livre historique
46. Un livre se déroulant dans un hôpital psychiatrique
47. Un livre qui parle de vengeance
48. Un livre écrit par un prix littéraire
49. Un livre dont le héros n’est pas un modèle
51. Un livre autobiographique
52. Un livre écrit par un auteur scandinave