Tournent les violons…

Je tombe amoureuse comme on tombe du lit, quand on est gosse. Souvent et violemment.
Il suffit d’un pas grand chose, d’un regard, d’une mèche de cheveux, d’un rire, même d’une odeur. D’ailleurs, je tombe même amoureuse d’un moment. Tu sais tu sens comme une électricité pile à ce moment parfait, alors tu t’arrêtes de respirer et c’est plié. Je me rend compte que j’aime beaucoup trop de monde et qu’après je suis foutue, j’ai trop peur de les perdre et de perdre nos moments.
Je tombe amoureuse des moments, et je supporte pas l’idée de ne plus jamais les vivre.
Je me souviens des heures passées au téléphone à raconter n’importe quoi, j’avais 17 ans, ou peut-être 26 ou 28.
Je me souviens des nuits sans dormir, à parler aussi, ou à s’écouter respirer, à faire semblant de croire qu’il dormais alors qu’on savait très bien que c’était des conneries.
Je me souviens de l’angoisse de pas savoir quand j’allais le revoir, et de compter le temps qu’il nous restait ensemble avant que je reparte. Lui dire, et l’entendre répondre « mais profite du temps présent », alors que je savais clairement pas faire ça.
Je me souviens de me concentrer très fort pendant tout le moment où on faisait l’amour, à me dire « n’oublie pas ça, et ça, et ça. » Et y repenser le lendemain, fantasmer et ne plus déjà savoir ce qui était vraiment arrivé de ce que j’idéalisais.
Je me souviens des odeurs, ou des absences d’odeur. De rentrer chez moi et d’avoir l’impression de ne plus être moi-même, d’avoir changé de peau, de cheveux, de corps.
Je me souviens des sensations des lèvres sur les miennes, toutes celles que j’ai embrassées. Je me souviens d’absolument toutes, et de chaque premier baiser, et d’à chaque fois être surprise parce que c’est jamais pareil.
Je me souviens du coeur en vrac, quand je l’ai vu arriver. J’avais les pieds dans l’eau, et il n’y avait même pas de soleil. Ce moment où j’ai su que j’étais amoureuse.
Tu t’en rappelles, quand tu l’as su?
Je l’ai tellement refoulé, avant, quand ça arrivait, j’avais tellement honte de ressentir tout ça alors que j’en avais pas besoin. Alors j’ai nié, j’ai fait semblant, je me suis dit que j’étais folle. Alors j’ai oublié toutes les fois où j’ai su que j’étais amoureuse.
Mais pas cette fois là.
J’étais amoureuse de ce moment parfait. Il sera toujours parfait dans ma tête, même dans dix ans, même dans cinquante ans, même dans mille autres moments parfaits. Parce que ce basculement, cet instant de bouleversement émotionnel qui te donne l’impression que tu as le monde à tes pieds, qu’il n’y a plus que vous sur terre, c’est un des plus chouettes moments qu’il soit.
Je veux tomber amoureuse encore et encore.

Je suis amoureuse de l’amour.

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Le problème, c’est que je suis aussi complètement attachée aux moments. Je n’arrive pas à accepter l’idée qu’ils sont terminés, même lorsque je ne suis plus amoureuse. Je n’arrive pas à faire le deuil des moments, à me dire que j’ai des souvenirs en commun avec des personnes mais ne plus avoir de nouvelles d’eux. Je n’arrive pas à supporter les séparations brutales, les ruptures, les adieux, et surtout les fins, de manière générale. Et je n’arrive pas à être rancunière. Une personne peut me blesser très fortement, je vais lui en vouloir quelques temps et puis iel va me manquer, je vais finir par me dire qu’on perd du temps à ne plus se parler, et je vais finir par passer l’éponge. C’est presque pathétique, je pense encore à des gens qui m’ont brisé le coeur même sans le faire exprès, juste en coupant les ponts ou en me disant qu’on avait plus grand chose à se dire alors que moi oui, j’avais encore des choses à vivre avec eux. D’après moi. Je crois que je préfère les ruptures douces et tranquilles, quand on s’éloigne petit à petit parce qu’on habite pas à coté et qu’on ne vit plus les mêmes choses. Et du coup je ne peux pas m’empêcher de redouter ce moment où le-a meilleur-e de mes ami-e-s m’annonce qu’en fait iel ne m’aime pas, ne m’aime plus, me trouve plutôt chiante, s’est rendu compte que je n’étais pas si intéressante que ça. Pourtant, je n’ai pas envie d’arrêter de tomber amoureuse, de tomber amireuse (oui je viens de l’inventer), de m’attacher aux gens.

Parce que c’est trop bon.

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TAG – Unpopular Opinion Book

Bonjour, jeune aventurier.

Cela fait un petit moment que je n’ai pas parlé de livres par ici. Figure toi qu’il me reste huit livres à lire sur mon 52 reading challenge, et que je coince. Donc voici pourquoi tu n’en entends plus parler (aussi parce que je n’ai toujours pas terminer mes critiques de livres terminés, pardon…).

awesome

Aujourd’hui, un TAG que j’ai vu passer sur le très chouette blog de lecture Les mots d’Arva. Va donc y faire un tour, camarade!

1) Un livre/une série populaire que tu n’as pas aimé.

Le problème de cette question c’est qu’en général, quand un truc ne me plait pas du tout, je ne le finis même pas. J’ai pas de temps à perdre avec de la lecture qui m’ennuie.

Je mentirais si je disais Twiligth, car lorsque j’ai lu le premier tome au lycée, j’ai bien aimé (mais au fil des tomes j’ai déchanté). Par contre, zéro problème à dire que j’ai détesté 50 Shades. Je pense qu’on peut la considérer comme populaire, même si elle ne fait pas l’unanimité.

Mais sinon, un livre que tout le monde a l’air de trouver génial et qui pour moi a été la plus grosse bouse lue depuis bien longtemps, c’est « Mémé dans les orties ». Pourquoi ce livre est-il aussi populaire? a mes yeux, c’est juste un ramassis de cliché inintéressant 😦 je ne comprends vraiment pas!

deso pas deso


2) Un livre/une série que tout le monde a l’air de ne pas aimer sauf toi.

Ah, je suis méga fan de la trilogie « Le Vent de Feu », que j’ai dévoré au collège. Mais soit personne ne connait, soit les gens qui connaissent n’ont pas aimé. Tristesse infinie. Je reste seule avec mon amour pour ce livre si beau ❤

pleurs


3) Un triangle amoureux où le personnage principal n’a pas fini avec celui que tu voulais/un couple que tu n’aimes pas.

Dans Délirium, j’ai été tellement déçue que j’ai refusé la fin du livre et fait ma propre fin alternative dans ma tête.

méluche


4) Un genre littéraire que tu ne lis que très peu.

La Fantasy. J’ai vraiment pas lu grand chose à part « Le seigneur des anneaux » et quelques rares exceptions (genre Eragon), parce que j’arrive pas du tout à rentrer dedans. Ca m’ennuie.


5) Un personnage aimé de tous que tu n’aimes pas.

Je n’aime pas Rogue, et je ne comprends pas qu’il puisse avoir autant de fan. Il en va de même pour Malefoy d’ailleurs. Ce sont juste deux gros connards, désolée.

sorry nope


6) Un auteur populaire que tu as du mal à lire.

Marc Lévy. Il n’y en a qu’un seul que j’ai trouvé vraiment intéressant.

Amélie Nothomb, j’ai beaucoup de mal à accrocher.


7) Une trame que tu es fatigué.e de voir partout.

Les absences de communication entre les gens, qui entrainent des quiproquos tout nuls qui font que les amoureux finissent par se séparer pour finalement se remettre ensemble. C’est quasi systématique dans les romances, et ça me gave particulièrement. et puis on sait. ON SAIT qu’ils vont se remettre ensemble. RAH. Ca suffit! Arrêtez!

roll eyes


8) Une série populaire qui ne t’intéresse pas.

Miss Pereguine et les enfants particuliers (promis j’ai essayé…), et toutes les séries fantasy jeunesse.


9) Selon l’expression, “le livre est mieux que le film” ; mais quelle adaptation as-tu préférée au livre ?

Les liaisons dangereuses, mais je crois que c’est parce que la forme épistolaire du bouquin m’a vraiment posé problème.

Cloud Atlas, mais c’est un peu injuste parce que j’ai vu d’abord le film et que je l’ai trouvé ouf, du coup le livre m’a semblé presque fade (alors qu’il est quand même génial).

applause


10) Quelle est selon toi la meilleure adaptation cinématographique ?

Trainspotting, qui est vraiment exceptionnel à mon sens. Je serais incapable de dire si je préfère le livre ou le film.

Et Roméo + Juliette est beaucoup plus cool que l’original… Déso Shakespeare.

 

Voilà mon canard, c’est tout pour aujourd’hui! T’as le droit, bien évidemment, d’être en parfait désaccord sur tous les points avec moi, je ne t’en tiendrais pas rigueur!

 

The meta thing.

Je ne devrais pas trop tarder. Je suis là, assise sur cette plage sans nom, petit bout de nulle part perdu quelque part en Bretagne. Je ne saurais pas dire où je suis exactement. Autour de moi, du sable à perte de vue, et personne à part cette fille aux cheveux blonds décolorés qui regarde l’horizon. Je me demande pourquoi on fait toujours ça, perdre son regard dans l’horizon, alors que l’horizon n’est qu’un concept après tout. Un truc inaccessible ; tu as déjà essayé d’aller toucher l’horizon?

La mer est calme, tranquille. Pas un souffle de vent, pas un nuage, et les rayons du soleil de cette fin de journée semblent presque danser sur l’eau. J’y ai mis les pieds, un peu plus tôt, et cela a suffit à me convaincre que je n’en mettrai pas plus. Je ne sais pas pourquoi la mer me semble toujours glacée comme si elle n’était que la fonte d’un énorme iceberg qui n’en finirait pas.

J’avais apporté un livre, mais je ne l’ai pas ouvert. Pourtant, il n’y a rien que j’aime plus au monde que de passer une après-midi entière à lire allongée sur la plage, surtout quand la dite plage est vide. Et quand le livre a été écrit par Stephen King. Je ne l’ai pas ouvert, non pas que l’envie m’en manquait, mais parce que je n’en n’ai pas eu le temps. J’ai étendu ma serviette, ôté ma robe, révélant mon maillot de bain noir, et j’ai entreprit de mettre un peu de crème solaire sur mes tatouages. On était fin aout, mais je savais que le soleil et ma peau s’en foutaient bien, et je ne prenais jamais de risque avec mes tatouages. J’avais tout préparé : une playlist de l’enfer sur mon portable, avec Fauve, Green Day, The Clash et les Smiths. Je sais bien que j’ai du mal à grandir, et ma musique en est la preuve. J’écoute toujours les mêmes trucs depuis 10 ans, des trucs qui me rendent un peu nostalgique et un peu triste parfois, super heureuse souvent. J’adore mettre ça à fond quand je conduis et chanter à tue-tête ; j’ai l’impression d’avoir 16 ans. D’ailleurs, je dois les avoir encore, si tu veux mon avis. Grandit-on jamais vraiment? Je me le demande. J’étais donc là, avec ma crème solaire, ma musique et mon Stephen King, et c’est à ce moment-là qu’elle est arrivée.

– Stephen King, mmh ? C’est bizarre, moi aussi j’adore Stephen King. Vraiment très bizarre.

Je tournais la tête et je vis cette fille assise à coté de moi, comme si elle était apparue par enchantement. Je ne l’avais ni entendue arriver, ni vue s’asseoir. Pourtant, il n’y avait pas un bruit sur cette plage et je n’avais pas encore lancé la musique.

– Euh… Bonjour?

– Laisse-moi deviner… Tu dois écouter Rammstein. Ou The Clash. Oui, ça doit être The Clash, aucun doute.

– C’est Fauve, ai-je répondu en fronçant les sourcils.

– Ah! J’aurais dû y penser.

– On se connait?

Son visage m’était vaguement familier, comme si je l’avais connue à un moment de ma vie, il y a longtemps. Pourtant, je suis très physionomiste, et j’en étais d’autant plus troublée. Ses cheveux raides et blonds étaient mi-longs, très fins. Ils lui encadraient joliment le visage, qu’elle avait très fin également, un vrai visage de poupée. Sa bouche était bien dessinée, son nez droit et lorsqu’elle souriait, une unique fossette venait éclairer son sourire.

Une fossette, oui, comme Lily. Ou comme…

Hein?

Elle me lança un regard en coin, un peu malicieux.

– Alors, tu me remets?

– Tu ressembles beaucoup à l’héroïne de mon roman…

– Héroïne? Quel bien grand mot. Je ne vois pas pourquoi tu t’obstines à me présenter comme telle. Je n’ai pour ainsi dire pratiquement rien fait pendant la moitié de l’histoire.

J’avais envie de rire tant la situation était absurde. Venais-je de plonger dans un Stephen King? Ou dans cet épisode génial de Supernatural ou Métatron prend la direction de l’histoire? Le méta-truc? Ca n’avait pas de sens.

– Passons le moment où tu me dis que tu n’y crois pas, que quelqu’un te fait une blague et blablabla. De toute façon, à l’heure actuelle, tu es aussi en train d’écrire ça. Je parle à toi, dans ta tête et dans cette histoire. Tu es en train de l’écrire au moment où je parle. Tu mets des mots sur mes mots.

Ok, ça devenait flippant.

– Qu’est ce que tu fais là, du coup? ai-je demandé, décidant d’accepter l’absurde de la situation.

Après tout, le fait qu’il n’y ait pas un pète de vent sur cette plage aurait du me mettre sur la voie. Il y a toujours du vent ici.

– Je suis venue te tenir compagnie. J’ai l’impression que t’as besoin de parler.

– Ah bon, vraiment?

Elle me lança un regard de travers du style : « eh, oh, pas à moi, d’accord? »

– Très bien.

Je refermais complètement mon livre, ôtais mes écouteurs de mes oreilles et les rangeais soigneusement dans mon sac.

– Et mets-moi ce téléphone sur silencieux. Personne ne t’écrira aujourd’hui, de toute façon.

Je levais les yeux au ciel en soufflant, mais m’exécutais.

– C’est marrant, tu ne m’as pas rendue accro aux sms comme tu l’es. Tu n’as créé aucun de nous à fond sur son téléphone, en fait.

– A part Juliette…

– Ah ouais, Jul. Mais pas à ton point, quand même.

– Eh, oh, ça va!

– Je te juge pas, je te juge pas!

Encore heureux, ça serait le comble! Est-ce que je l’ai jugée moi, lorsqu’elle a fait certains choix?

Même si bon, techniquement, c’est moi qui les lui ai fait faire.

Elle me jeta un regard en coin.

– Tu viens souvent sur la plage toute seule?

– Non, c’est plutôt rare. Ça m’angoisse un peu d’être seule.

– Ah ouais? C’est étrange, moi j’aime bien.

– Je sais.

– Pourquoi tu n’as pas fait en sorte que je déteste ça, comme toi ?

– Tu n’es pas un copié collé de moi… Je m’inspire de ce que j’aime, de ce qui m’intéresse, de ce qui m’intrigue, de ce que je voudrais être ou ne surtout pas être pour vous créer. Genre, la musique qu’écoute Antoine, moi, je ne l’aime pas du tout.

– Ah ouais? Marrant.

– Je t’ai fait réservée. Je ne le suis pas.

– Tu as créé Mallory taré.

– Parce que je le suis tout autant. J’essaie de me gérer à travers lui.

– Ca marche?

– Pas vraiment.

Elle resta pensive quelques instants. Comment pouvait-elle être devenue cette belle personne plutôt sure d’elle, tranquille, bien dans ses pompes? J’avais du mal à croire que ça puisse être grace à ce que je lui avais fait vivre. Mais peut-être que si, après tout. Iels avaient tou-t-es tellement grandi.

Et moi, avais-je grandi?

Elle reprit la parole :

– T’aimes pas être seule mais tu adores conduire seule. Tu adores lire ; faut être seule pour lire. Tu écris tout le temps, aussi.

– Certes… Et tout ce temps, je le passe à m’inventer des histoires. Lire, c’est juste une excuse pour avoir l’histoire toute faite par quelqu’un d’autre, mais le film est quand même dans ma tête.

Je me suis toujours demandé comment pouvait bien être l’esprit et la vie des gens qui n’aiment pas lire. Ça a toujours été un mystère incroyable pour moi ; on ne peut décemment pas ne pas aimer vivre une histoire fabuleuse hors du monde réel, ce que nous offre à l’infini la lecture et l’écriture. Du coup, c’était forcément une histoire de cerveau. Mais je n’avais jamais réussi à visualiser le truc.

– Le monde réel est-il si dénué d’intérêt que tu aies à ce point besoin de t’en extraire ? Me demanda-t-elle alors tout de go.

Oh, comme je hais cette question.

– Le monde réel est génial, lorsqu’il est partagé avec de chouettes personnes. Et quand il te fait ressentir des trucs incroyables. Y’a rien de tel que vivre à fond ses émotions, et parfois y’a que les romans pour m’offrir ça.

– Pauvre Emma qui s’ennuie. Pauvre Emma qui a besoin de ressentir à fond tout le temps.

– Pas de sarcasme avec moi, Charlie.

– Mais enfin, on a tous besoin de décrocher parfois!

– Mon cerveau bouillonne tout le temps, de toute façon. Il faut que je le stimule sans arrêt, sinon il se met à penser à des trucs angoissants qui m’empêchent de dormir, de me concentrer et de vivre correctement.

Elle fronça les sourcils:

– Là, je comprends plus rien.

– Mes pensées sont là, quoi qu’il arrive. Du coup, si je m’évade, je peux leur donner un sens et les empêcher de prendre le contrôle de ma vie. De devenir envahissantes, si tu préfères.

– T’es folle.

– Autant que Mallory, ouais.

Elle se tut et nous gardâmes le silence quelques instants. J’en profitai pour prendre du sable dans ma main droite et le laisser glisser doucement sur mes jambes. Ca faisait comme la caresse soyeuse d’un chat, j’aimais bien.

– Et l’amour alors? Me demanda Charlie. Pourquoi m’as-tu rendue aussi nulle avec l’amour?

– On est tous nuls avec l’amour. J’ai passé mes trois années de lycée à essayer de comprendre ce que c’était que de tomber amoureux, pourquoi ça m’arrivait tous les six mois et pourquoi je ne pouvais pas passer plus de deux jours sans être amoureuse.

– Et alors?

– Et alors ça fait dix ans que je croyais avoir résolu la question, et voilà que toutes mes belles certitudes s’effondrent et que je dois recommencer à zéro. J’ai eu des raisonnements cartésiens, du genre « c’est une question d’hormones, de moment, de personne, c’est simplement la somme de l’instant T, de la personne A + B, du savant mélange entre le désir, le bien-être, l’attachement et l’obsession… Et d’autres trucs chimiques du cerveau. » Mais au final, tout ça me semble encore trop réducteur et n’explique pas tout.

– Mais si deux personnes s’aiment, ça suffit non?

– Pour la majorité des gens, ouais, j’imagine que ça suffit. Et ensuite, faut gérer la jalousie, le besoin de liberté, la libido ou l’absence de libido, le besoin de voir l’autre, le manque, les obsessions, les fantasmes, et vivre ensemble avec tout ce bordel. Mais ça, c’est en théorie.

– Comment ça?

– On m’a longtemps dit qu’être bien avec quelqu’un devait suffire, qu’on ne peut aimer qu’une personne à la fois, et que même si c’est normal parfois d’avoir des coups de coeur ou du désir, si tu commences à aimer quelqu’un d’autre, c’est qu’au final, ça va pas dans ton couple.

– Et c’est pas le cas?

– Je croyais, moi. Quand j’étais avec Timothée, je suis tombée amoureuse de quelqu’un d’autre et ça m’a fait douter du reste pendant les trois années qui ont suivi. J’ai pas arrêté de me mentir à moi-même sur ce que je ressentais, parce que ça voulait forcément dire que du coup, j’aimais plus Timothée alors que si, à ce moment-là, si.

– Je crois que j’ai jamais cessé d’aimer Antoine. Mais pas comme Mallory.

– Je comprends, et je confirme. Même si j’ai clairement cessé d’aimer des gens, y’en a certains que j’aimerai probablement toujours.

– Mais c’est pas le même amour, alors, lorsque tu aimes deux personnes?

– Ca l’est, et en même temps, ça l’est pas. Je veux dire, l’émotion, au fond, c’est la même. Les papillons, le désir, tout ça. Tu vois ce que je veux dire? Mais la projection, l’affection, le bien-être, c’est pas du tout les mêmes. Y’a l’amour coup de foudre, et y’a l’amour construit. Enfin, c’est ma théorie actuelle. De toute façon, l’amour, comme tout le reste, c’est un spectre et il a autant de développement possibles que de personnes qui le ressentent.

– Juliette dit que c’est le meilleur et le pire des sentiments

– Elle a raison. En même temps, c’est moi qui le lui ai fait dire. C’est le meilleur parce que bon dieu, que c’est kiffant d’aimer et d’être aimé. Ca te fait vivre à mille à l’heure, ça te donne envie de faire n’importe quoi, de te laisser entrainer par les sensations, c’est comme un énorme trip sous acide (enfin j’imagine que ça doit ressembler à ça). C’est le pire parce qu’il peut te mettre plus bas que terre dès lors que tu te sens délaissée, mal aimée, pas aimée, oubliée. Que t’as l’impression d’être la pire personne, de ne pas aimer comme il faut, de mal le montrer ou de trop le montrer. Que t’arrives pas à te mettre sur la même longueur d’ondes que l’autre.

– Mais quand tu l’es…

– Ah ben quand tu l’es, c’est le pied absolu. L’orgasme ultime. Le truc le plus fou du monde.

– Tu l’es, toi, sur la même longueur d’ondes?

– Ca dépend de qui et ça dépend des moments. En ce moment, c’est vraiment difficile. Je me sens soit trop aimée soit pas assez. Et je sais plus comment le dire ni le montrer. Et j’ai peur d’être trop envahissante. D’envahir l’un ou l’autre avec mes angoisses.

– Tu crois qu’on peut envahir quelqu’un d’angoisses?

– Ouais, c’est sur. Le besoin d’attention et d’être rassuré, c’est vraiment la pire chose du monde. D’un coté, c’est moi qui suis dans cette demande, qui me sens en insécurité émotionnelle. De l’autre, c’est moi qui doit le rassurer et être cette boule d’amour protectrice constante.

– Quel bordel.

Cette fois, c’est moi qui restai silencieuse. Mes pensées commençaient à se laisser aller, à vouloir avoir plus d’autonomie et à se faire la malle. J’avais décidé d’arrêter de vouloir définir ce que j’étais. Bisexuelle, polyamoureuse, demisexuelle apparemment, et quoi d’autre? C’est pas parce que l’oxygène était plus important que je ne pouvais pas pour autant vivre sans amour. Et même lorsque je l’avais, l’amour, je tombais encore amoureuse.

Quel bordel, oui, c’était le mot. Mais c’était bien trop bon pour rester raisonnable.

 


Léna MF – aout 2018.

 

Bilan d’avril

52 Reading challenge – Avril

Nombre de livres lus : 5

Catégories validées : 2, 24, 34, 49, 52

Rappel : je juge un livre selon son style, son scénario, son rythme et le traitement de ses personnages. Je lui attribue ensuite une note de ♥ à ♥♥♥♥♥ .


Ce mois-ci, le soleil a commencé à pointer le bout de son nez, ce qui signifie pour moi sorties et bières en terrasse avec les ami-e-s, balades en bord de mer et flânages plus que de raison. J’ai donc bieeeen moins lu qu’en pleine période hivernale!

Cela dit, j’ai aussi principalement lu des gros pavés, tu le noteras.

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La Belle Bleue de Bordeaux.

 

The-Dead-Zone-1979Dead Zone

Catégorie 2 : Un livre qui a été adapté en film

Synopsis : Johnny Smith (pas de bol) a la capacité de connaitre des choses aléatoires concernant les personnes en les touchant eux, ou des objets leur appartenant. Don ou malédiction?

Critique : Ce livre fait partie des rares vieux bouquins de Stephen King que je n’avais jamais lu! Je n’ai même pas vu le film, mais j’avais vu quelques épisodes de la série lorsqu’elle passait après Charmed dans la Trilogie du samedi (oui je suis vieille). Je connaissais donc le pitch (et le résumé du livre datant des années 80 est un bon gros spoil de l’histoire, que je t’ai évité du coup parce qu’il te spoile 300 pages environ…).

Bref, que dire de ce Stephen King? Ma foi, il est très correct, très long à démarrer, mais ça fait partie du style de King ; l’histoire se déroule sur près de dix ans, le véritable enjeu de l’histoire a lieu pendant les 10 dernières pages, comme dans Revival, mais pour le coup c’est bien moins flippant que ce dernier. Cela dit les personnages sont intéressants (comme souvent dans les histoires de King) et pour une fois, le héros n’est ni un ancien drogué ni un alcoolique, ça change (pardon Stephen). J’ai particulièrement aimé l’histoire d’amour impossible entre Johnny et Sarah (impossible du fait qu’il ait passé 4 ans dans le coma, qu’elle ait rencontré quelqu’un entre temps et qu’ils continuent de s’aimer malgré tout, ce que j’ai trouvé intéressant d’un point de vue moral). Tout aussi moral le questionnement final de Johnny vis à vis du choix cornélien qu’il doit faire à la fin de l’histoire, que je ne vous dévoilerai point pour éviter le fameux spoil, et qui pose une vraie question politique je trouve.

Note : ♥♥♥♥

 

Sleeping-beautiesSleeping Beauties

Catégorie 24 : Un livre de mon auteur favori

Synopsis : Coïncidant avec l’arrivée, dans une petite ville des Appalaches, d’une mystérieuse jeune femme prénomée Evie, les femmes du monde entier cessent soudain de se réveiller et se retrouvent emmurées dans des cocons. Malheur à qui tente de les réveiller…

Critique : J’ai pris mon temps pour commencer ce livre. Je l’ai acheté dès sa sortie (mais j’avoue j’ai un peu honte car je m’étais promis de ne plus acheter de livres neufs) (mais je n’ai pu résister T_T). Je l’ai minutieusement rangé dans ma bibliothèque. J’ai attendu une semaine avant de l’entamer. Puis j’ai entamé mon rituel habituel avec tous les livres que j’achète : je l’ai senti (oui), je l’ai lentement feuilleté, j’ai caressé ses pages, j’ai relu le résumé, puis j’ai lu la première page. Oui je m’adonne au pornbook. Ca n’existe pas officiellement mais pour moi c’en est.

PUIS J’AI LU CE LIVRE D’UNE TRAITE ALORS QUE JE M’ETAIS PROMIS DE PRENDRE MON TEMPS.

Que dire? Il est excellent. Déjà, premier point sympa, j’ai tout de suite reconnu le style qui n’était pas de Stephen (donc à priori les passages écrits par Owen) et ça faisait comme un délicieux bonbon lorsque je reconnaissais Stephen écrire. Très agréable (ça n’entache pas la fluidité de l’histoire, je pense qu’il faut vraiment bien connaitre le style de Stephen King pour s’en rendre compte). L’histoire en elle-même est très intéressante et à mon sens très féministe ; les auteurs abordent à travers elle de nombreuses questions militantes (la culture du viol, le viol, les violences faites aux femmes, la charge mentale, le paternalisme aussi… bref la domination masculine dans son ensemble), et c’est très bien traité. J’ai eu peur au début, je me suis dit « c’est écrit par deux hommes, ça va être cliché », mais pas du tout (quel rôle a eu Tabitha King dans cette relecture? Je me le demande!). Les personnages, nombreux et complexes, sont également intéressants et pertinents, aucun n’est binaire (mais ça aurait été surprenant de la part de King). J’ai senti une grosse longueur aux trois-quarts de l’histoire environ (le calme avant la bataille et la bataille en elle-même m’ont un peu ennuyés), mais c’est très supportable.

Note : ♥♥♥♥♥

 

RhinocerosRhinocéros

Catégorie 34 : Un livre qui fasse partie des classiques

Synopsis : Deux amis qui discutent dans un bar sont soudain interrompus par un rhinocéros qui charge au milieu de la rue. Petit à petit, les rhinocéros envahissent la ville. Mais d’où viennent-ils donc?

Critique : Je n’ai pas étudié ce bouquin au lycée donc je n’ai sans doute pas saisi toute la portée intellectuelle du roman, mon avis est donc purement subjectif (il reflète ce que j’en ai compris).

J’ai trouvé la pièce intéressante à bien des égards. Déjà, elle est drôle ; ce qui m’a plu en premier lieu, ce sont les discussions mélangées et absurdes entre les personnages (quand il y a trois discussions en même temps, certains parlent de leur chat, d’autres des rhinos, ça fait de beaux quiproquos et en tant que lecteur, il faut être capable de suivre le ping pong de trois conversations différentes!). Il arrive un moment où l’histoire bascule, on passe du comique léger à la réflexion idéologique (à mon avis) lorsque l’on comprend d’où viennent les rhinocéros. Là, on se met à réfléchir autrement : pourquoi des rhinocéros et pas des loups par exemple? Les comportements des rhinocéros sont brutaux, violents, irraisonnés comparés aux comportements humains. Et le monologue de fin est à la fois glaçant et passionnant, il met le lecteur face à ses propres choix, face au fait d’être seul contre tous, seul face aux comportements inhumains et à ses possibilités d’action : s’isoler, se battre seul ou les rejoindre?

L’auteur a, à mon sens, réussi à mettre en oeuvre différentes réflexions morales à travers une pièce en premier lieu absurde et drôle, mais qui petit à petit devient froide et glaçante ; ça m’a un peu fait penser à ma pièce de théatre préférée au monde, Huis Clos, de Jipé Sartre.

Note : ♥♥♥♥♥

 

harlan cobenSans défense

Catégorie 49 : Un livre dont le héros n’est pas un modèle

Synopsis : Win, le meilleur ami de Myron Bolitar, retrouve soudain la trace d’un jeune homme qui pourrait bien être l’un des deux gamins disparus dix ans plus tôt et dont on n’avait plus aucune trace…

Critique : J’avoue, j’ai un énorme faible pour Myron Bolitar et son pote Win, qui soit dit en passant reste un immense connard (mais un connard charismatique), d’où le choix de la catégorie, car si le livre est une « aventure de Myron Bolitar », c’est finalement bien Win le héros de cette histoire-là. En soi, le scénario et son dénouement ne sont pas oufs, ça reste du Coben classique sans grande surprise. Mais j’ai bien aimé quand même car j’ai toujours un grand plaisir à retrouver Myron et son humour de merde (c’était mon grand héros pour ça quand j’étais au lycée, je me bidonnais toute seule à chacune de ses répliques et j’ai lu plusieurs fois toutes ses aventures).

Note : ♥♥♥♥

 

CVT_Nos-souvenirs-sont-des-fragments-de-reve_8161Nos souvenirs sont des fragments de rêve

Catégorie 52 : Un livre écrit par un-e auteur-e scandinave

Synopsis : Le narrateur (dont on n’apprend JAMAIS le prénom, ça m’a laissée perplexe) nous raconte toute sa vie depuis son enfance jusqu’à l’âge mûr, vie marquée par son amitié toxique avec son voisin d’enfance et sa relation amoureuse foireuse avec la soeur de ce dernier.

Critique : Euh… Je ne sais trop quoi penser de ce livre. Je l’ai fini en me disant « meh? ». Vraiment. Il est fluide et bien écrit, ce qui fait qu’on le lit assez facilement, mais bon sang les personnages sont tous tellement insupportables qu’il m’a été difficile de m’attacher à eux et encore moins d’avoir la quelconque empathie pour eux (sauf pour les trois personnages « secondaires » de l’histoire, dont j’espérais davantage de développement pour eux…). Mais globalement, les trois principaux (dont le narrateurs) sont soit de gros connards, soit font des choix absolument absurdes, et j’ai passé le bouquin entier à me demander pourquoi le narrateur continuait de fréquenter ces gens. Et aussi pourquoi tout le monde kiffait ce mec alors que c’est un connard insipide.

Note : ♥♥


01. Un livre de 200 pages ou moins
02. Un livre qui a été adapté en film
03. Un livre dont le titre comporte un N
04. Un livre qui fait pleurer
05. Un livre écrit par un moins de 30 ans
06. Un livre écrit par une auteure
07. Un livre basé sur une histoire vraie
08. Un livre que ma mère aime
09. Un livre que je peux finir en un jour
10. Un livre qui s’intègre dans une trilogie
11. Un livre qui se déroule dans le passé
12. Un livre avec une héroïne
13. Un livre écrit au XIX° siècle
14. Un livre dont le titre tient en un mot
15. Un livre dystopique
16. Un livre à propos d’un voyage
17. Un livre dont le titre parle de couleur
18. Un livre écrit par plusieurs auteurs
19. Un livre qui se passe dans un monde fantastique
20. Un livre que je possède mais n’ai jamais lu
21. Un livre de 500 pages ou plus
22. Un livre avec une histoire d’amour
23. Un livre qui se passe dans mon pays
24. Un livre de mon auteur favori
25. Un livre censuré ou interdit à l’époque de sa sortie
26. Un livre qui a été un best-seller en 2016
27. Un livre policier ou un thriller
28. Un livre sur une fratrie
29. Un livre qui fait peur
30. Un livre publié l’année de ma naissance
31. Un livre d’auteur japonais
32. Un livre recommandé par des amis
33. Un livre commencé mais jamais fini
34. Un livre qui fasse partie des « classiques » du roman
35. Un livre qui se déroule dans le futur
36. Un livre sur un mythe ou une légende
37. Un livre dont le temps est un élément du titre
38. Un livre qui parle de Templiers
39. Un livre qui soit le 1er d’un auteur
40. Un livre dont l’auteur s’appelle comme un membre de votre famille
41. Un livre écrit à la première personne
42. Un livre dont l’auteur a été/est à l’Académie Française
43. Un livre dont le titre contient un prénom
44. Un livre dont j’ai beaucoup entendu parler
45. Un livre historique
46. Un livre se déroulant dans un hôpital psychiatrique
47. Un livre qui parle de vengeance
48. Un livre écrit par un prix littéraire
49. Un livre dont le héros n’est pas un modèle
51. Un livre autobiographique
52. Un livre écrit par un auteur scandinave

Suivi de lecture et bullet journal

Dans mon article concernant mon utilisation du bullet journal en tant qu’outil d’organisation dans ma vie quotidienne et professionnelle (que tu peux retrouver ici si tu es passé à coté), j’ai rapidement évoqué les collections que j’ai créées exclusivement pour mon suivi de lecture. J’ai décidé de te les montrer plus en détail dans cet article.

 

Le suivi du 52 reading challenge

Bon, il y a 52 entrées, donc ça me prend quatre pages. J’ai organisé les choses de cette façon : le numéro de l’entrée, un cercle vide lorsque je n’ai pas encore lu de livre correspondant au thème, un cercle plein (noir) lorsque c’est le cas. En vert, le titre du roman choisi.

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Derrière, j’ai rangé le suivi par livres lus, ce qui m’évite d’avoir à recompter à chaque fois que je veux écrire mon bilan du mois. Dès que je finis un livre pour le challenge, je colorie un nouveau cercle. Donc à l’heure actuelle du jour d’aujourd’hui, j’en suis à 30, comme tu peux le voir sur l’image.

 

Un outil simple et rapide à utiliser (et puis j’adore faire ça, c’est joli je trouve ^^).

 

 

Le suivi de mes lectures de manière générale

J’adore cette idée de bibliothèque virtuelle piquée sur pinterest, qui permet de se rendre compte de tous les livres lus à l’année. J’ai donc tout bêtement recopié ce design, que je remplis au fur et à mesure de tous les livres que je lis, qu’ils fassent ou non partie du challenge. Je colorie en rouge les livres lus pour la première fois, en vert les livres relus et en orange ceux que j’ai commencé et abandonné (y’en a pas beaucoup).

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J’ai aussi rajouté dernièrement une bibliothèque virtuelle de tous les livres de Stephen King que j’ai lu (au cours de ma vie cette fois), afin de me rendre compte de ceux que je dois encore acquérir ou lire. J’ai envie de faire ça pour d’autres de mes auteurs fétiches qui ont écrit beaucoup de livres, comme Asimov ou Sartre.

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La liste de mes envies

Enfin, à chaque fois que je vois passer un livre qui me tente ou que l’on me conseille, je ne l’écris pas directement dans la bibliothèque (qui ne comprend que les livres réellement commencés ou prévus). J’ai pour cela une autre page de mon bujo, ce qui me permet de noter de manière aléatoire n’importe quel livre à lire… Un jour!

 

 

 

Voilà pour l’organisation des lectures! Si tu as d’autres façons de faire, comme je suis curieuse, n’hésite pas à me raconter ça dans les commentaires!

Bilan de mars

52 Reading challenge – Mars

Nombre de livres lus : 7

Catégories validées : 18, 21, 29, 44, 47, 48, 51

Rappel : je juge un livre selon son style, son scénario, son rythme et le traitement de ses personnages. Je lui attribue ensuite une note de ♥ à ♥♥♥♥♥ .

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Crédit photo : mon frère au Vénézuela.

Ce mois-ci fut moins productif niveau lecture car j’ai repris l’écriture donc j’ai passé davantage de mon temps libre à écrire. Toutefois, j’ai lu de sacrées pépites. Les catégories se resserrent aussi donc c’est pas toujours évident de faire rentrer mes envies de lecture dans des cases! Pour la 47 j’avoue avoir un peu triché. N’empêche que j’en suis à 28 livres lus sur 52, on peut donc dire que j’ai dépassé la moitié du challenge!

 

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Off the map : Tribulation de deux vagabondes anarchistes

Catégorie 18 : Un livre écrit par plusieurs auteurs

Synopsis : Chroniques sous forme de journal intime de deux vagabondes américaines, voyageant de squats en squats pour découvrir l’Europe.

Critique : Je savais déjà que ce roman me plairait avant même de commencer à le lire, et je n’ai pas hésité plus de deux secondes lorsque je l’ai acheté. Et effectivement il ne m’a pas déçue. Les auteures arrivent à être drôles sans sombrer dans la légerté du sujet, notamment en ce qui concerne les hommes dans ce milieu. La réflexion féministe et politique est pertinente, et m’a beaucoup parlé. Je trouve que ce livre invite au débat : quid d’un réel mouvement punk, anarchiste ET intersectionnel, et pas seulement antisystème, apolitique. A lire pour se poser les bonnes questions et continuer à réfléchir, dans la continuité du roman graphique (tout aussi passionnant) Trop n’est pas assez.

Note : ♥♥♥♥♥

 

stephanie-mailerLa disparition de Stephanie Mailer

Catégorie 21 : Un livre de 500 pages ou plus

Synopsis : En 1994, dans les Hamptons, deux jeunes policiers débutants résolvent un quadruple meurtre. Vingt ans plus tard, une journaliste leur annonce qu’ils se sont trompé de coupable juste avant de disparaitre mystérieusement.

Critique : Je passait par hasard (non) à la fnac pour acheter le dernier S. King quand mon regard fut attiré par la devanture des sorties de la semaine (GRANDE IDÉE). Je suis repartie avec deux énormes pavés et un gros trou dans mon budget. Mais ça valait le coup. J’ai dévoré La disparition de Stephanie Mailer de la même façon que les deux précédents romans de Dicker, aka en deux jours et avec une délectation proche de celle ressenti lorsque l’on mange son dessert préféré. J’avais peur de retrouver la « recette miracle » de L’affaire Henri Québert mais en fait non, c’est toujours aussi bien foutu sans être redondant (N’EST-CE PAS HARLAN COBEN?). J’ai particulièrement aimé le soin qu’a pris l’auteur a nous présenter les différents protagonistes de l’histoire à la manière d’une toile finement tissée (oui Joel, je te compare à une araignée, désolée…). J’aimais aussi le fait qu’ils se retrouvent tous plus ou moins liés à l’histoire, ou aux autres, ou au lieu sans pour autant avoir quelque chose à voir avec le premier meurtre. Génial.

Note : ♥♥♥♥♥

 

 

revivalRevival

Catégorie 29 : Un livre qui fait peur

Synopsis : Des années 60 à nos jours, Jamie Morton ne cesse de croiser cet étrange pasteur qui, lorsqu’il avait huit ans, a conquit tout le village dans lequel il vivait jusqu’au drame qui le contraint à quitter les ordres. Un pasteur de plus en plus fasciné, au fil des ans, par l’électricité et son mystérieux pouvoir.

Critique : Ce n’est un secret pour aucune personne qui me fréquente, mais je vis une relation passionnelle avec Stephen King depuis l’âge de 13 ans et ma lecture de Salem. Au début de mes années étudiantes, je m’étais plongée dans ses premières oeuvres tant ses nouvelles sorties me laissaient un peu de marbre – j’ai pas réussi à lire Cujo et ne parlons pas de Cellulaire, ni des chroniques de la Tour Sombre, mais pour cette dernière, je crois qu’il s’agit principalement d’une incompatibilité de genre. Mais depuis le sublime 22/11/63, je suis avec ardeur chaque nouvelle sortie. Et je ne suis jamais déçue. Revival m’a fait l’effet d’une énorme claque d’horreur, tant le final est insoutenable et inattendu. Je trouve assez impressionnant d’avoir réussi à créer un tel revirement de situation et une telle peur sur les trente dernières pages, après 500 pages de normalité. Enfin, je dis normalité… Tout le génie du maitre réside dans sa capacité à maintenir le lecteur en haleine en décrivant des personnages qui pourrait être nos potes, dans un monde qui pourrait être le notre tout en distillant ça et là des bizarreries, des étrangetés qui pourrait exister, elles aussi. Sans parler de cette façon sublime qu’il a de décrire une époque que je n’ai pas vécu et qu’il arrive à me faire toucher du doigt comme si j’y étais – c’est encore plus évident dans 22/11/63. King le dit au début de son roman, Lovecraft, Shelley et cie sont ceux qui lui ont permis de « construire sa maison », et il n’a de cesse de leur rendre hommage d’un bout à l’autre du roman ; l’apothéose est ressentie comme une oeuvre de Lovecraft tout au long de l’avant dernier chapitre, et c’est bien la preuve qu’on est toujours inspiré par quelqu’un d’autre et que l’on peut se forger son propre style sans forcément devenir un copiste – j’ai beaucoup de mal avec le style de Lovecraft, King est bien meilleur à ce jeu là à mon avis.

Bref, c’est la deuxième fois que je lis ce livre mais c’est toujours aussi fluide, agréable, et sans doute loin d’être la dernière.

Note : ♥♥♥♥♥

 

amie-prodL’amie prodigieuse

Catégorie 44 : Un livre dont j’ai beaucoup entendu parler

Synopsis : L’enfance et l’adolescence de deux amies issues d’un quartier populaire de Naples, dans les années 50, qui vont se croiser, se perdre et se retrouver entre violence et pauvreté.

Critique : Ca faisait des siècles que je voyais ce bouquin en devanture des librairies et il m’intriguait, donc j’ai fini par craquer et l’acheter (oui, beaucoup d’achats ce mois-ci, tu as remarqué?) (Faut dire aussi que j’ai fait pas mal de train). J’aime beaucoup ce genre de roman, qui relève de la fresque sociale à mes yeux, avec une multitude de personnages dans une époque que je n’ai pas vécue. En générale, je suis davantage intéressée par les romans américains autour de ce thème-là, et j’avais un peu peur de ne pas me retrouver dans le style, mais mon appréhension a été de courte durée. Je me suis plongée dans les aventures d’Elena et Lila en quelques pages, et j’ai été tout de suite happée par le style fluide de l’auteure. Ca se lit comme un John Irving (ou presque).

Note : ♥♥♥♥♥

 

Messieurs les enfants de Daniel PennacMessieurs les enfants

Catégorie 47 : Un livre qui parle de vengeance

Synopsis : Ce salaud de Castraing! Pour punir trois de ses élèves qui ont osé se moquer de lui, il leur donne comme sujet de rédaction, à rendre pour le lendemain :  » Sujet : vous vous réveillez un matin, et vous constatez que, dans la nuit, vous avez été transformé en adulte. Complètement affolé, vous vous précipitez dans la chambre de vos parents. Ils ont été transformés en enfants. Racontez la suite. »

Et c’est là que les ennuis commencent.

Critique : J’ADORE DANIEL PENNAC. Voilà, il n’y a rien à rajouter, ma critique est faite.

Bon, d’accord, je vais tâcher de l’étayer un peu. J’ai lu toute la saga Malaussène au collège-lycée, sans parler de l’ami Kamo. J’avais jamais lu Messieurs les enfants, et je suis tombée dessus dans une libraire d’occasion à St Etienne (big up Miaou si tu me lis). Je ne sus résister et mon porte-monnaie cria à l’abus de pouvoir une fois de plus.

Mais qu’en est-il de ce livre, alors? Eh bien c’est un bon Pennac qui se respecte, mes amis. Contrairement à Stephen King, qui prend 200 pages au moins pour te poser le cadre, Pennac te plonge dans l’intrigue en trois pages, et dans la psychologie des personnages en bien moins que ça. Tu n’as pas le temps de te redemander qui est qui, qui a fait quoi, que l’action est déjà lancée à pleine vitesse, et que tu ne peux plus t’arrêter ni de lire, ni de te marrer. Quant à l’intrigue, elle force à la réflexion sur l’enfance, thème récurrent chez Pennac, mais toujours aussi maîtrisé.

Note : ♥♥♥♥♥

 

amantL’amant

Catégorie 48 : Un livre écrit par un prix littéraire

Synopsis : Fiction autobiographique racontant l’adolescence de l’auteure en Indochine dans les années 50 et sa rencontre, alors qu’elle est lycéenne, avec un homme de deux fois son âge qui devint son amant.

Critique : Je n’avais jamais lu Marguerite Duras, mais étant fan d’Indochine (le groupe, pas la colonie…), j’y pensais depuis des années sans jamais avoir eu l’occasion. C’est désormais chose faite (encore grâce à la librairie de St Etienne). Et c’est une expérience… Surprenante. Le style de Duras est particulier lorsque l’on n’y est pas habitué, et il m’a fallu quelques pages pour m’y faire. Par contre, une fois lancée, difficile encore une fois de décrocher. L’histoire m’a mise mal à l’aise du début à la fin (la relation est malaisante, elle a tout de même 15 ans et lui 30), mais j’ai trouvé intéressant la façon dont l’auteure décrit ses sentiments, ses questions, et l’éternel va et vient entre l’histoire d’amour et l’histoire de sa famille complètement pourrie. La fin m’a bouleversée, et j’en ai été la première surprise. Finalement, on peut dire que j’ai bien aimé.

Note : ♥♥♥♥

 

mémoire filleMémoire de fille

Catégorie 51 : Un livre autobiographique

Synopsis : Annie Ernaux replonge avec difficulté dans ses souvenirs de sa première fois avec un homme de la colonie de vacances dans laquelle elle travaillait et comment celle-ci bouleversa sa vie pour plusieurs années.

Critique : J’aime énormément Annie Ernaux, son style brut et les sujets qu’elle aborde, et je ne pensais pas en entamant ce livre, plonger dans un marécage aussi sombre que cette histoire de première fois. Ce livre en fait n’est pas tant un livre de mémoire qu’une réflexion féministe, et quelle réflexion! Il m’a fait tout à la fois cogiter, approuver, taper du point sur la table, hurler « MAIS OUI » et il m’a bouleversée. Je ne peux pas en dire plus sans trop en dire, mais vraiment ce livre, comme d’autres de cette même auteure (La Place, nom de nom) m’a fait l’effet d’une grosse bombe.

« Ce n’est pas à lui qu’elle se soumet, c’est à une loi indiscutable, universelle, celle d’une sauvagerie masculine qu’un jour ou l’autre il lui aurait bien fallu subir. Que cette loi soit brutale et sale, c’est ainsi.« 

Note : ♥♥♥♥♥


Lectures à venir :

Sleeping Beauties – Stephen King

La route étroite vers le nord lointain – R. Flanagan

L’amie Prodigieuse T2 – Elenna Ferrante


01. Un livre de 200 pages ou moins
02. Un livre qui a été adapté en film
03. Un livre dont le titre comporte un N
04. Un livre qui fait pleurer
05. Un livre écrit par un moins de 30 ans
06. Un livre écrit par une auteure
07. Un livre basé sur une histoire vraie
08. Un livre que ma mère aime
09. Un livre que je peux finir en un jour
10. Un livre qui s’intègre dans une trilogie
11. Un livre qui se déroule dans le passé
12. Un livre avec une héroïne
13. Un livre écrit au XIX° siècle
14. Un livre dont le titre tient en un mot
15. Un livre dystopique
16. Un livre à propos d’un voyage
17. Un livre dont le titre parle de couleur
18. Un livre écrit par plusieurs auteurs
19. Un livre qui se passe dans un monde fantastique
20. Un livre que je possède mais n’ai jamais lu
21. Un livre de 500 pages ou plus
22. Un livre avec une histoire d’amour
23. Un livre qui se passe dans mon pays
24. Un livre de mon auteur favori
25. Un livre censuré ou interdit à l’époque de sa sortie
26. Un livre qui a été un best-seller en 2016
27. Un livre policier ou un thriller
28. Un livre sur une fratrie
29. Un livre qui fait peur
30. Un livre publié l’année de ma naissance
31. Un livre d’auteur japonais
32. Un livre recommandé par des amis
33. Un livre commencé mais jamais fini
34. Un livre qui fasse partie des « classiques » du roman
35. Un livre qui se déroule dans le futur
36. Un livre sur un mythe ou une légende
37. Un livre dont le temps est un élément du titre
38. Un livre qui parle de Templiers
39. Un livre qui soit le 1er d’un auteur
40. Un livre dont l’auteur s’appelle comme un membre de votre famille
41. Un livre écrit à la première personne
42. Un livre dont l’auteur a été/est à l’Académie Française
43. Un livre dont le titre contient un prénom
44. Un livre dont j’ai beaucoup entendu parler
45. Un livre historique
46. Un livre se déroulant dans un hôpital psychiatrique
47. Un livre qui parle de vengeance
48. Un livre écrit par un prix littéraire
49. Un livre dont le héros n’est pas un modèle
51. Un livre autobiographique
52. Un livre écrit par un auteur scandinave

Bilan de février

52 Reading challenge – Février

Nombre de livres lus : 10

Catégories validées : 3, 5, 7, 10, 23, 27, 32, 35, 37, 41

Rappel : je juge un livre selon son style, son scénario, son rythme et le traitement de ses personnages. Je lui attribue ensuite une note de ♥ à ♥♥♥♥♥ .

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Le challenge continue! Ce mois-ci, j’ai lu des livres qui ne rentraient dans aucune catégorie, triste histoire. Il commence à y avoir de moins en moins de catégories pour mes romans jeunes adultes…

 

love songLove Song

Catégorie 3 : Un livre dont le titre comporte un « n »

Synopsis : Nina, qui vient de subir une douloureuse rupture amoureuse, a l’occasion de partir en tournée avec LE groupe de rock dont tout le monde parle. Sans être spécialement fan, elle saute sur l’occasion.

Critique : Bon, c’est un roman léger. Pas désagréable à lire, le style est correct, les personnages tiennent la route, je ne me suis pas ennuyée mais l’histoire tient clairement du fantasme adolescent. Qui ne rêverait pas en effet de suivre un groupe de rock, de devenir ami-e avec ses membres, lesquels se révèleraient être d’adorables garçons et dont le chanteur finirait amoureux de vous? C’est clair que j’aurais adoré lire ce livre à 15 ans. C’est vraiment mignon. Mais c’est pas le chef d’oeuvre du siècle.

Note : ♥♥♥

 

Mirror-mirrorMirror, mirror

Catégorie 5 : Un livre écrit par un-e moins de 30 ans

Synopsis : Quatre ami-e-s. Red, dont la mère est alcoolique et qui doit gérer sa petite soeur de neuf ans. Leo, dont le frère adoré vient de sortir de prison. Rose, qui se saoule plus que de raison pour oublier son mal-être. Et Naomi, qui est retrouvée au seuil de la mort, presque noyée… Que lui est-il arrivé?

Critique : Puissant. Ce roman regorge de très bonnes idées, de questionnements, et surtout, a très bien compris ce qu’être adolescent veut dire, même si les ados en question vivent tout de même des choses assez hardcores. J’ai eu du mal à le lâcher, j’ai été beaucoup touchée par Red et Naomi surtout (un peu moins par les deux autres qui m’ont un peu plus gonflée). L’histoire de ce qui est arrivé à Naomi est un fil conducteur, mais j’ai été tout aussi intéressée par les angoisses de Red, les relations entre les trois ami-e-s et leurs problèmes, qui sont brillamment traités.

Note : ♥♥♥♥♥

 

Nous-l-appelions-EmNous l’appelions Em

Catégorie 7 : un livre basé sur une histoire vraie

Synopsis : A la façon d’un détricoteur de talent, l’auteur questionne la relation amoureuse entre ses deux parents malgré la maladie mentale dont souffrait sa mère.

Critique : Jerry Pinto a choisi de parler de la bipolarité de manière positive, sans pour autant omettre la gravité de cette maladie. J’ai été emportée par ce roman familial, par la beauté de l’amour profond entre le père et la mère, et j’ai été touchée par le naturel brut de la mère, qui restait très lucide quant à sa maladie. C’est un roman vrai.

Note : ♥♥♥♥♥

 

51pCJ4sOclL._SX309_BO1,204,203,200_Chroniques de la fin du monde : Au commencement

Catégorie 32 : un livre recommandé par une amie

Synopsis : Miranda est une adolescente ordinaire d’une petite ville des Etats-Unis. Du jour au lendemain, un astéroide percute la lune et la rapproche soudain de la Terre, modifiant complètement le fonctionnement de la planète… Des raz de marées au changements climatiques, les humains vont devoir s’adapter…

Critique : Du début à la fin, on suit le journal intime de Miranda qui décrit avec une justesse désagréable ce nouveau monde qui va vers sa fin probable. J’ai beaucoup aimé le réalisme du ton, le désespoir d’abord de ne plus avoir de repas chaud, puis de chauffage, puis plus de repas du tout… On est emmené petit à petit vers l’inévitable malgré l’espoir que ne cessent de garder les personnages. C’est très bien fait.

Note : ♥♥♥♥♥

 

ExilChroniques de la fin du monde : L’exil

Catégorie 10 : Un livre qui s’intègre dans une trilogie

Synopsis : Suite aux raz-de-marées qui ont pratiquement détruit New York, Alex et ses deux petites soeurs tentent de survivre dans une ville en friche.

Critique : J’ai trouvé ce tome moins angoissant que le premier, malgré les difficultés que le héros rencontre. J’ai été d’avantage touchée par les questions de classe qui sont ici soulevées ; on comprend petit à petit que les personnes épargnées par cette apocalypses sont les riches et les puissants, et que leur but et d’en profiter pour laisser le prolétariat crever et s’entre-tuer. Encore une fois, le sujet est bien exploité et intéressant.

Note : ♥♥♥♥♥

 

51yXQWQGmoL._SX311_BO1,204,203,200_Chroniques de la fin du monde : Les survivants

Catégorie 35 : Un livre qui se déroule dans le futur

Synopsis : Dans sa fuite, Alex se retrouve hébergé dans la maison de Miranda, loin de New York.

Critique : Ce tome se concentre sur une reconstruction et un possible espoir après les grosses difficultés rencontrées par les héros. Je l’ai un peu moins aimé mais je ne peux dire pourquoi sans spoiler la moitié du roman. Il reste toutefois correct, sans être à mon sens aussi bon que les deux premiers tomes.

Note : ♥♥♥♥

 

ContagionU4 : Contagion

Catégorie 23 : un livre qui se passe dans mon pays

Synopsis : Recueil de nouvelles à propos de l’avant, pendant et après U4 par les quatre auteurs de la saga. On retrouve les quatre personnages principaux, mais aussi d’autres personnages rencontrés ou non par les héros lors de leur périple.

Pour ceux qui n’ont pas lu les romans U4 : il s’agit d’un projet d’écriture à quatre mains, où chaque auteur a écrit sur un personnage, autour d’une problématique apocalyptique (l’intégralité de la population mondiale a été décimée par un virus, à l’exception des adolescents entre 15 et 18 ans). L’idée étant que les quatre personnages finissent par se retrouver, et que l’on peut lire les quatre livres indépendamment les uns des autres.

Critique : J’avais adoré les romans U4 et le projet de manière générale. J’ai pris beaucoup de plaisir à retrouver les personnages et voir certains secondaires développés, en apprendre plus sur le virus, sur d’autres régions du monde aussi. J’étais même frustrée d’arriver à la fin. Encore, encore! Un chouette tome complémentaire.

Note : ♥♥♥♥♥

 

IntimidationIntimidation

Catégorie 27 : Un livre policier ou un thriller

Synopsis : Un inconnu apprend à Adam que sa femme lui a menti sur sa fausse couche, 18 ans plus tôt. Perturbé par cette nouvelle, Adam décide de mener son enquête.

Critique : J’aime beaucoup Coben. Vraiment. Je l’ai découvert au lycée et j’ai dévoré tous ses bouquins, j’étais surtout très fan de sa série Myron Bolitar. Depuis quelques années je suis un peu déçue, il applique toujours la même recette et ça se voit. Ses livres se lisent toujours très bien, mais c’est plat. C’est encore le cas avec celui-là : les personnages sont interchangeables à souhait, pas vraiment attachants et l’histoire m’a complètement barbée. Je pense que je l’aurai oubliée d’ici quelques mois.

Note : ♥♥

 

Le passé

Catégorie 37 : Un livre dont le temps est un élément du titre

Synopsis : Trois soeurs, un frère, une maison de famille, de vieux conflits qui ressortent et des adolescents qui s’en foutent un peu.

Critique : J’ai failli décrocher à la moitié du roman, et puis soudain, flash-back, on se retrouve à suivre l’histoire des parents dans les années 70, et là, mon intéret s’est réveillé. J’ai fini le roman en me disant que finalement, il n’était pas si mal. Bon, en réalité, son principal problème est son rythme car les personnages sont très bien écrits, le style est chouette, très anglais, et j’aime bien les histoires de familles.

Note : ♥♥♥♥

 

Trois-de-tes-secretsTrois de tes secrets

Catégorie 41 : Un livre écrit à la première personne

Synopsis : Nouvelle vie à Los Angeles pour Jessie, tout droit débarquée de Chicago. Son père s’est remarié en douce avec une riche angeline. Elle se retrouve donc propulsée dans un lycée privé, entourée de fils de riches qui n’ont rien en commun avec elle. Jusqu’à ce qu’un mystérieux inconnu lui propose par e-mail de la former afin de lui permettre de ne pas se faire bouffer par les autres lycéens. Se prêtant au jeu, elle accepte, et ainsi commence cette étrange correspondance.

Critique : J’ai longuement hésité avant de télécharger ce livre qui m’a semblé être un énième roman superficiel à l’américaine (c’est toujours un peu la roulette russe la littérature jeunes adultes). En fait, même si j’ai deviné tout de suite qui était le mystérieux jeune homme, j’ai adoré le roman, probablement parce que les conversations entre les deux personnages sont hyper chouettes et dynamiques, ce qui les rend très attachants. J’ai aussi beaucoup aimé Jessie, que j’ai trouvé assez nature finalement. Pas du tout californienne haha.

Note : ♥♥♥♥♥

 

Livres lus en parallèle (hors catégorie)

Ne m’oublie pas : mignon.

La première fois qu’on m’a embrassée je suis morte : c’était intéressant, mais la fin est vraiment décevante.

No ordinary love : Un peu trop cliché pour moi.

 


 

01. Un livre de 200 pages ou moins
02. Un livre qui a été adapté en film
03. Un livre dont le titre comporte un N
04. Un livre qui fait pleurer
05. Un livre écrit par un moins de 30 ans
06. Un livre écrit par une auteure
07. Un livre basé sur une histoire vraie
08. Un livre que ma mère aime
09. Un livre que je peux finir en un jour
10. Un livre qui s’intègre dans une trilogie
11. Un livre qui se déroule dans le passé
12. Un livre avec une héroïne
13. Un livre écrit au XIX° siècle
14. Un livre dont le titre tient en un mot
15. Un livre dystopique
16. Un livre à propos d’un voyage
17. Un livre dont le titre parle de couleur
18. Un livre écrit par plusieurs auteurs
19. Un livre qui se passe dans un monde fantastique
20. Un livre que je possède mais n’ai jamais lu
21. Un livre de 500 pages ou plus
22. Un livre avec une histoire d’amour
23. Un livre qui se passe dans mon pays
24. Un livre de mon auteur favori
25. Un livre censuré ou interdit à l’époque de sa sortie
26. Un livre qui a été un best-seller en 2016
27. Un livre policier ou un thriller
28. Un livre sur une fratrie
29. Un livre qui fait peur
30. Un livre publié l’année de ma naissance
31. Un livre d’auteur japonais
32. Un livre recommandé par des amis
33. Un livre commencé mais jamais fini
34. Un livre qui fasse partie des « classiques » du roman
35. Un livre qui se déroule dans le futur
36. Un livre sur un mythe ou une légende
37. Un livre dont le temps est un élément du titre
38. Un livre qui parle de Templiers
39. Un livre qui soit le 1er d’un auteur
40. Un livre dont l’auteur s’appelle comme un membre de votre famille
41. Un livre écrit à la première personne
42. Un livre dont l’auteur a été/est à l’Académie Française
43. Un livre dont le titre contient un prénom
44. Un livre dont j’ai beaucoup entendu parler
45. Un livre historique
46. Un livre se déroulant dans un hôpital psychiatrique
47. Un livre qui parle de vengeance
48. Un livre écrit par un prix littéraire
49. Un livre dont le héros n’est pas un modèle
51. Un livre autobiographique
52. Un livre écrit par un auteur scandinave

La reine de l’organisation (non)

Je suis une personne extrêmement désorganisée. Enfin non. Je suis organisée à ma manière, et jusqu’ici, ça me convenait très bien. J’utilisais un bon vieil agenda des familles pour noter mes voyages et mes sorties et tout le reste était entreposé dans ma tête. Si l’on met de coté le fait que je calcule absolument tout ce que je fais et que je n’arrive pas du tout à gérer mon argent, tout allait bien.

Mais un évènement inattendu vint briser ce merveilleux environnement mental.

J’ai réussi le CRPE et je suis devenue prof des écoles.

« Oh bah super », te diras-tu en lisant ces lignes. Oui, certes! Ma vie a radicalement changé depuis ce jour et n’a jamais été aussi agréable et sereine, j’en suis consciente tous les jours. J’ai l’impression que ce que je fais a un sens, je m’éclate, j’adore ma classe et je me sens enfin utile et à ma place!

Le problème vient plutôt de mon organisation. Maintenant, je dois être vraiment au clair, ne serait-ce que pour mes projets de classe, le suivi de mes élèves ou mes séquences. Je dois voir où je vais à long et à court terme. Jusqu’à la Toussaint c’était atroce, la panique à bord, je faisais n’importe quoi et je sentais que je ne voyais pas où j’allais. J’ai testé différents outils jusqu’à ce qu’après différentes phases de tâtonnement, je mette enfin la main sur l’outil ultime, l’outil parfait qui réunirait mon organisation perso et professionnelle, j’ai nommé le bullet journal (avoue que tu l’avais pas vu venir).

Je vais donc être la unième blogueuse (haha non je ne suis pas une blogueuse) à venir vanter les mérites organisationnels du bujo, entre deux articles de lecture.

J’ai passé pas mal de temps sur différents blogs et sur pinterest pour trouver mon organisation de bujo idéale, qui me permettrait d’inclure les choses à réfléchir pour ma classe, mon suivi d’élèves et mes trucs persos. Je voulais que chaque semaine puisse tenir sur une page afin de me permettre de tout voir en un clin d’oeil. J’ai donc opté pour la « dutch door », ce petit volet plié entre deux pages qui fait comme une troisième page entre les deux autres. Magique!

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Je voulais que ma semaine me permette de voir : mes taches journalières, mes objectifs, mes idées pour la classe et les trucs à penser, mon suivi d’élève mais aussi mon tracker d’écriture pour le roman, mon bilan de lecture de la semaine et mes idées d’articles pour le blog. CA FAIT BEAUCOUP J’AVOUE. Mais avec ce système ça rentre nikel et je m’y retrouve complètement!

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Dans mes dutch doors, il y a, selon les semaines :

  • Mon budget mensuel : ceci aussi est une petite révolution pour moi. En haut, je fais une grille tracker qui va de zéro à mon total mensuel (ma paye). En dessous, j’ai fait un petit tableau de toutes mes dépenses automatiques (loyer, courses etc). Je note chaque fois que j’achète quelque chose, et je colorie le tracker à chaque fois. Ca me permet de voir où j’en suis de mes dépenses et ce que je peux encore me permettre dans le mois ou pas… Et enfin, pour éviter toute dépense spontanée, j’ai un dernier tableau « wishlist » dans lequel j’écris chaque envie, que je note de 1 à 4 (1 = complètement accessoire, 4 = nécessaire). Je me donne ensuite une semaine avant de voir si j’ai toujours envie de l’acheter et si ça rentre dans mon budget.
  • Le suivi de mes élèves : les compétences à évaluer changent chaque période selon les séquences et ce que nous avons travaillé en classe. Au jour le jour (je fais peu d’évaluations somatives) je colorie la case de chaque élève selon la compétence travaillée (coloriée entièrement = acquise, coloriée à demi = en cours d’acquisition, non coloriée = non acquise ou non travaillée).
  • Le bilan du mois : chaque jour, j’écris un moment sympa de ma journée et je colorie la case qui suit selon un code couleur qui permet en un coup d’oeil de voir si ma journée a été globalement agréable ou non.

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Pour la page mensuelle, je voulais voir apparaitre :

  • Le calendrier du mois sous forme de cases
  • Un tracker de mes objectifs persos de l’année (écriture, blog, sport, méditation)
  • La liste des choses à faire dans le mois
  • Mes objectifs du mois
  • Un espace de notes

J’ai donc opté pour la double page mensuelle avec plein de couleurs parce que c’est joli et motivant!

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Enfin, le truc le plus kiffant du bujo c’est quand même cette liberté absolue qui permet de noter absolument ce que l’on veut quand on veut. J’ai donc, en plus de mes pages semainières et mensuelles, un suivi de mon 52 reading challenge et son tracker à chaque livre lu (on en est à 12 youpi), ma bibliothèque de livres lus (copiée sur pinterest car j’ai zéro talent graphique), le suivi de mes séries, une page pour les projets nécessitant de mettre de l’argent de coté (idée piquée à Maiwenn et c’est très motivant!), une page pour la liste des livres et des films qu’on me conseille… Etc.

Concrètement, pour moi, le bujo a deux énormes avantages :

  • M’organiser. Je l’ai dit et redit, mais vraiment, je procrastine beaucoup moins depuis que j’ai mon bujo. Chaque jour je note les tâches à faire (avant je faisais ça sur des bouts de papiers) et c’est tellement satisfaisant de les cocher lorsque c’est fait! J’ai même un code couleur selon que les tâches sont persos, pour l’école, pour l’ESPE ou neutres. J’avance beaucoup plus vite dans mes projets et je tiens bien plus sérieusement mes résolutions.
  • Me détendre. Les jours où je ne travaille pas, j’aime passer du temps sur mon bujo, le décorer, faire mes nouvelles pages, le remplir, écrire dedans… C’est devenu un vrai hobby, c’est kiffant!

 

Bref, bilan plus que positif pour cet outil merveilleux et magique!

Bilan de Janvier

52 Reading challenge – Janvier

Nombre de livres lus : 11

Catégories validées : 4, 6, 8, 9, 12, 14, 16, 22, 28, 39, 43

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Ce mois-ci, je n’ai pas chômé et j’ai lu dévoré pas moins de 11 bouquins. Mais bon, plus ça va et moins je trouverai le moyen de faire rentrer mes lectures dans une catégorie, forcément (je me demande encore comment je vais réussir à remplir la catégorie 38…).

Voici ce que je juge lorsque je lis un livre. Il s’agit de critères subjectifs, nous n’avons pas la même sensibilité à ce sujet donc je parle évidemment de mon jugement personnel. Tout d’abord, le style. J’aime qu’un auteur m’emporte dès les premières pages, sinon je décroche, je pense à autre chose et je lâche le bouquin. Ça ne veut pas dire que je n’aime pas les livres lents ou dont l’action met du temps à venir (mon auteur préféré est Stephen King, je le rappelle), au contraire. Je pense que ce sont deux choses antinomiques, on peut être lent et avoir un style super prenant. Ensuite, la complexité des personnages. Je ne supporte pas de lire une histoire parlant de gens creux et clichés, qui n’ont aucune crédibilité et qui font des choix et ont des phrases incohérentes vis à vis du caractère que l’auteur leur décrit. C’est quelque chose qui peut me faire détester un bouquin. Je ne veux pas dire que je détesterais un bouquin si le personnage est détestable, attention. Rogue est détestable, mais il est cohérent et humain. C’est un bon personnage (même si c’est un gros connard). Enfin, évidemment, le scénario. Si l’auteur se paluche sur son roman du début à la fin sans me transporter ni rien m’apprendre, si l’histoire n’a aucun intéret… Bon en général je m’arrête de lire assez vite.

Je donne une note de ♥ à ♥♥♥♥♥ pour le livre suivant ces critères. Je sais que c’est assez paradoxal pour une prof qui est contre les notes, mais j’fais ce que je veux, ce sont des livres, pas des élèves. 😛

 

D’un trait de fusain 

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Catégorie 4 : Un livre qui fait pleurer

Synopsis : Au début des années 90, à Paris, Mary commence un CAP d’arts. Issue d’une famille bourgeoise très réactionnaire, elle commence à rencontrer d’autres jeunes de son âge, notamment Sami, qui devient son meilleur ami et lui avoue être gay. Elle découvre le SIDA, Act Up, le militantisme et tente de s’émanciper de sa famille ultra violente.

Critique : Ce livre est à destination de jeunes adultes, donc il est assez fluide à lire, le style est agréable. Le thème est abordé de manière très juste, sans pathos. Les personnages sont tous intéressants, bien ancrés dans leur époque, et sans avoir été adolescente dans ces années-là (j’avais 3-4 ans à l’époque), j’ai complètement ressenti ce qu’ils avaient vécu. Évidemment j’ai pleuré comme une madeleine à la fin. J’ai particulièrement aimé la description de l’engagement militant de l’héroïne, qui est hétéro et non directement concernée par le SIDA, l’impact que cet engagement a sur sa vie personnelle et aussi son rapport à son père, son refus des valeurs familiales, sa révolte.

Bref un très bon livre que je recommande si le sujet vous intéresse.

Note : ♥♥♥♥♥

 

La gouvernante suédoise gouvernante

Catégorie 6 : Un livre écrit par un femme

Synopsis : L’auteure, Marie Suzun, apprend lorsqu’elle est enfant que ses parents ont en fait le même grand-père car ce dernier a eu un enfant illégitime avec la gouvernante, qui était aussi l’amie de sa femme… A l’âge adulte, elle décide de faire traduire le journal intime de sa grand-mère afin d’en savoir plus sur cette mystérieuse gouvernante – qui est, de fait, son autre grand-mère – et de comprendre son histoire familiale.

Critique : J’ai découvert cette auteure au salon du livre breton de Carhaix, et j’ai pu longuement discuter avec elle. La constellation familiale (l’effet de répétition d’un évènement familial par une ou plusieurs générations suivantes) est un sujet qui me passionne et j’avais donc hâte de me plonger dans cette histoire. Je n’ai pas été déçue. J’aime la façon dont l’auteure décrit de manière presque contemplative la société suédoise de la fin du XIXe siècle, la dépression évidente de sa grand-mère maternelle et la domination froide du grand-père. On avance petit à petit dans le roman dans une ambiance de plus en plus triste et anxieuse, et je me sentais presque de trop dans cette histoire, paradoxalement.

Note : ♥♥♥♥♥

 

Le_choeur_des_femmesLe choeur des femmes

Catégorie 8 : Un livre que ma mère aime

Synopsis : Un-e jeune interne en chirurgie gynécologique se retrouve obligé-e de faire un stage de 6 mois auprès d’un étrange médecin généraliste spécialisé en gynécologie clinique. D’abord sur la défensive et persuadé-e qu’écouter les femmes parler ne va rien lui apprendre d’intéressant, le personnage découvre petit à petit la violence médicale subie par les femmes et l’importance d’écouter leur parole.

Critique : Ça faisait des siècles que je devais lire ce pavé recommandé par ma mère. Je connaissais l’auteur, bien sur, mais j’avoue avoir eu un peu peur de lire un livre sur la voix des femmes écrit par un homme… Mais j’ai très vite mis mes appréhensions de coté lorsque je me suis retrouvée embarquée dans ce livre formidable, qui donne une grande place à la parole des concernées. Martin Winckler le dit dès le début : les personnages et l’histoire sont inventé-e-s, mais tout le reste est vrai, et on n’en a pas le moindre doute. Le livre ne se contente pas de parler des violences faites aux femmes, il aborde aussi la douloureuse question de la violence envers les bébés intersexes ainsi que la transidentité, thèmes que j’ai rarement vu abordés de manière juste dans les livres (quand ils sont abordés). La fin est un peu cousue de fil blanc (disons que je l’ai vue venir à trois kilomètres) mais en dehors de ça, le livre est excellent.

Note : ♥♥♥♥♥

 

kalachnikovMon amour kalashnikov

Catégorie 9 : Un livre que je peux finir en un jour

Synopsis : Agathe vient d’arriver à Lyon. Après une soirée de baby sitting pour un couple richissime, le père est retrouvé assassiné et le petit ami d’Agathe suspecté du meurtre.

Critique : Meh. Je ne sais pas quoi dire sur le livre. L’intrigue est plutôt bien menée puisque j’ai eu envie de le finir (oui je ne vous parle pas ici des livres que j’ai commencés et abandonnés au bout de deux chapitres, il leur faudrait un article à eux tout seuls), mais les personnages (TOUS) m’ont horripilés du début à la fin, que ce soit Agathe que j’ai trouvée égoïste et un peu bête, son copain qui est un cliché de mec mystérieux mais en fait complètement manipulateur et idiot, le flic qui harcèle une étudiante alors qu’il sait qu’elle est innocente et les potes du mec qui sont de gros blaireaux… Bref c’est un livre assez pénible en fait.

Note : ♥♥

 

La-Lune-est-a-nousLa lune est à nous

Catégorie 12 : Un livre avec une héroïne

Synopsis : Olivia, qui se décrit elle-même comme étant « noire et grosse », vit avec son oncle et sa tante depuis la mort de ses parents. Elle tient un compte instagram abordant le thème du body positive, assez populaire puisque des youtubeuses lui proposent de se lancer avec elles sur leur chaine. Max, quant à lui, est nouveau dans sa ville et tente d’assumer son homosexualité sans vraiment y parvenir. Ces deux-là deviennent amis lorsqu’Olivia se retrouve malgré elle harcelée de manière ultra violente sur les réseaux sociaux et au lycée.

Critique : Un livre avec une héroïne, oui, et quelle héroïne! Olivia est géniale, elle arrive à rester maitresse d’elle-même dans toutes les situations sans pour autant être une warrior H24, ce qui aurait été loin d’être crédible. Elle a du mal à parler de ce qu’elle vit à ses ami-e-s, sur qui elle peut pourtant compter, mais arrive malgré tout à toujours se défendre toute seule. Il n’y aucune vengeance de sa part, elle réussit à tourner la situation de manière positive, j’ai trouvé ça génial. Les ressentis des personnages sont brillamment écrits, on est à fond avec eux du début à la fin. Le roman aborde sans peur de se mouiller des idées féministes, anti racistes, body positives, il n’y a pas d’hétéronormativité (le héros masculin est gay et l’héroine est ace). Bref c’est un livre de haut niveau.

Petit point bonus : il est rédigé en écriture inclusive.

Note : ♥♥♥♥♥

 

nilNil

Catégorie 14 : Un livre dont le titre tient en un mot

Synopsis : Suite à un accident de voiture des plus étranges, Charley se réveille nue sur une ile paradisiaque mais pleine de dangers. Rapidement, elle rencontre la communauté d’adolescents réfugiés sur l’ile et découvre les règles du jeu : pour quitter l’ile, il faut emprunter une porte. Or, il n’y a qu’une porte par jour, et au bout d’un an sur l’ile, on meurt.

Critique : Il y a pas mal de choses intéressantes dans ce livre. Ce que j’ai préféré, c’est le fonctionnement de la société des adolescents de l’ile, proche d’une société anarchiste finalement. Il n’y a pas d’argent ni de chef (à part ce qu’ils nomment un Leader mais qui en fait est d’avantage un responsable des missions d’exploration de l’ile) et chacun fait sa part pour la communauté. Il n’y a pas non plus de garants de l’ordre. En dehors de ça, l’histoire est assez longuette, la dynamique étant rapidement répétitive (nouvel arrivant, exploration de l’ile, un personnage est sauvé par une porte ou meurt, puis ça recommence). Les personnages ne m’ont pas émue, je les ai trouvé peu développés : à part qu’ils sont TOUS CANONS COMME PAR HASARD, on n’apprend rien d’intéressant sur eux. Ils sont plats. Dommage, ce bouquin avait un potentiel, mais il est assez oubliable.

Note : ♥♥

 

Le livre des choses étranges et nouvelles

Catégorie 16 : Un livre à propos d’un voyage

61GVZ1yWhtL._SX210_Synopsis : Peter, un jeune pasteur, est envoyé loin de sa femme sur la planète Oasis afin de convertir les autochtones au christianisme. Plus il s’immerge dans la culture et le mode de vie des oasiens et plus il s’éloigne de sa femme et des catastrophes naturelles qui détruisent de plus en plus la Terre.

Critique : Contre toute attente, j’ai vraiment beaucoup aimé ce livre. Au début j’étais un peu sceptique, tant le scénario et la présence constante de Jésus m’inquiétait, mais finalement, le roman est d’avantage un voyage personnel, un questionnement quant à la colonisation et un récit d’anticipation glaçant qu’une thèse chrétienne. Plus Peter avance dans l’histoire et plus le fossé se creuse entre sa femme et lui, entre ce qui faisait de lui un chrétien au sens qu’il l’entend et qui le rend de plus en plus fanatique et à coté de la plaque. En tant que lecteur, on est horrifié par son détachement, son absence d’empathie, tout en continuant à comprendre son fonctionnement et sa logique. C’est un livre fascinant et franchement effrayant de vérité.

Note : ♥♥♥♥♥

 

eleanorEleanor & Park

Catégorie 22 : Un livre avec une histoire d’amour

Synopsis : Dans les années 80, Eleanor, harcelée au lycée et victime de violences familiales, s’assoit dans le bus à coté de Park, lycéen fan de comics qui tente de passer inaperçu.

Critique : OH MY FUCKING GOD. Ca fait des années que je dois lire ce livre recommandé par ma copine Maiwenn. Je suis très fan de Rainbow Rowell (il me semble vous avoir déjà parlé de Fangirl et Simon Snow, right?). Celui-là me faisait peur, je sais pas pourquoi mais j’étais persuadée qu’il allait mal finir et que ça me rendrait triste. Mais non, il ne m’a pas rendue triste du tout! Révoltée, émue, en colère, transportée, oui, mille fois oui! J’aime le style de Rowell, ses personnages sont sublimes, complexes et si attachants! Ce livre est une pépite d’or.

Note : ♥♥♥♥♥

 

La-fin-de-la-solitudeLa fin de la solitude

Catégorie 28 : Un livre sur une fratrie

Synopsis : A la mort de leurs parents, Jules, son frère et sa soeur apprennent à grandir ensemble, entre désillusions, recherche du sens de la vie et solitude.

Critique : Ce livre m’a passionnée. Tout d’abord parce qu’il traite d’un sujet qui m’inspire beaucoup, à savoir les relations entre des gens très proches qui se trouvent, se perdent et se retrouvent, se sabotent et se sauvent. Le héros est un énorme romantique, complètement névrosé et perdu en lui-même, dans lequel je me suis pas mal reconnue. Le roman est rythmé par des retours en arrière, avance dans le temps, analyses du narrateur de moments précis de sa vie, ce qui dynamise bien la narration à mon sens. Un livre qu’il m’a été difficile de lâcher.

Note : ♥♥♥♥♥

 

Le-retour-de-Cherokee-BrownLe retour de Cherokee Brown

Catégorie 43 : Un livre dont le titre contient un prénom

Synopsis : Claire a quinze ans, une mère qui ne la comprend pas, un beau-père scotché à son téléphone et subit un harcèlement quotidien au lycée. Le jour de son anniversaire, elle reçoit une carte adressée à une certaine Cherokee Brown, de la part de son père qu’elle n’a jamais connu.

Critique : Bon, je crois que j’ai tapé dans un bouquin clairement jeune public (j’aime quand il y a un peu plus de profondeur tout de même dans les romans jeunes adultes que je lis). L’histoire est intéressante et possède un vrai potentiel (notamment à travers l’héroïne, qui m’a plutôt plu), mais n’échappe malheureusement pas aux clichés du genre (le père prodigue est un adolescent attardé mais gentil et bienveillant, évidemment, et miracle, en un week end, tous les problèmes familiaux sont résolus), mais le harcèlement que vit Claire est plutôt bien traité par l’auteur.

Note : ♥♥♥

 

Mon coup de coeur du mois de Janvier

 

16118076182_4fe53f4aa4_bLe complexe d’Eden Bellwether

Catégorie 39 : Un livre qui soit le premier d’un auteur

Synopsis : Le complexe d’Eden Bellwether raconte la relation triangulaire qui anime Oscar, jeune aide-soignant issu de la classe moyenne, Iris, son amoureuse bourgeoise, et Eden, le frère de cette dernière, psychopathe surdoué et manipulateur qu’Oscar pense atteint du « complexe de Dieu ». Cette pathologie le rend persuadé d’être un être supérieur doté de don surnaturel lui permettant de soigner les gens grâce à l’hypnose musicale.

Critique : Ce livre traite avec génie de la dualité entre folie et génie, mais aussi de la complexité des relations toxiques et d’emprises et de ce qu’elles peuvent générer. Le livre avance avec un rythme égal et soutenu, comme une gymnopédie de Satie étirée sur 500 pages. Le doute subsiste tout au long du roman : Eden a-t-il réellement des pouvoirs surnaturels ou tout ceci n’est-il qu’une suite de coïncidences? J’ai complètement été happée par l’ambiance romantique et malsaine du livre, ou la seule personne qui semble à peu près saine d’esprit là-dedans, Oscar, doit lui-même affronter ses propres démons, quitte à se retrouver lu-même entrainé dans une constellation familiale dérangeante.

Note : ♥♥♥♥♥

 

Livres lus en parallèle (hors catégorie)

J’ai relu Rien ne s’oppose à la nuit, de Delphine de Vigan (un livre que j’aime énormément et que j’ai offert à mon copain, donc ça m’a donné envie de le relire) (j’aime relire des livres) et j’ai lu Photophobia, un roman ado pas terrible.

Je commence le mois de février avec un bouquin de la catégorie 27 – Un livre policier ou un thriller – aka un bon vieux Harlan Coben des familles.


 

01. Un livre de 200 pages ou moins
02. Un livre qui a été adapté en film
03. Un livre dont le titre comporte un N
04. Un livre qui fait pleurer
05. Un livre écrit par un moins de 30 ans
06. Un livre écrit par une auteure
07. Un livre basé sur une histoire vraie
08. Un livre que ma mère aime
09. Un livre que je peux finir en un jour
10. Un livre qui s’intègre dans une trilogie
11. Un livre qui se déroule dans le passé
12. Un livre avec une héroïne
13. Un livre écrit au XIX° siècle
14. Un livre dont le titre tient en un mot
15. Un livre dystopique
16. Un livre à propos d’un voyage
17. Un livre dont le titre parle de couleur
18. Un livre écrit par plusieurs auteurs
19. Un livre qui se passe dans un monde fantastique
20. Un livre que je possède mais n’ai jamais lu
21. Un livre de 500 pages ou plus
22. Un livre avec une histoire d’amour
23. Un livre qui se passe dans mon pays
24. Un livre de mon auteur favori
25. Un livre censuré ou interdit à l’époque de sa sortie
26. Un livre qui a été un best-seller en 2016
27. Un livre policier ou un thriller
28. Un livre sur une fratrie
29. Un livre qui fait peur
30. Un livre publié l’année de ma naissance
31. Un livre d’auteur japonais
32. Un livre recommandé par des amis
33. Un livre commencé mais jamais fini
34. Un livre qui fasse partie des « classiques » du roman
35. Un livre qui se déroule dans le futur
36. Un livre sur un mythe ou une légende
37. Un livre dont le temps est un élément du titre
38. Un livre qui parle de Templiers
39. Un livre qui soit le 1er d’un auteur
40. Un livre dont l’auteur s’appelle comme un membre de votre famille
41. Un livre écrit à la première personne
42. Un livre dont l’auteur a été/est à l’Académie Française
43. Un livre dont le titre contient un prénom
44. Un livre dont j’ai beaucoup entendu parler
45. Un livre historique
46. Un livre se déroulant dans un hôpital psychiatrique
47. Un livre qui parle de vengeance
48. Un livre écrit par un prix littéraire
49. Un livre dont le héros n’est pas un modèle
51. Un livre autobiographique
52. Un livre écrit par un auteur scandinave

52 reading challenge

Ola! Non je n’ai pas complètement déserté! Simplement… Je n’avais pas grand chose à dire ces derniers temps!

 

Mais me voilà revenue pour un grand projet cet année, qui va faire que tu vas pouvoir revenir me lire tous les mois (oui youpi oui!). Je participe avec quelques autres gourgandin-es à un 52 reading challenge.

 

Mais qu’est-ce que donc que ceci, me demanderas-tu? (Désolée je ne vouvoie toujours pas.)

Eh bien, cher-e lecteurice assidu, il s’agit d’un challenge (sans déconner), dont l‘objectif est de lire le plus de livre dans l’année (pour l’instant c’est facile), mais selon un certain nombre de critères.

Oui ben sinon c’est pas drôle!

Ce qui m’a intéressée dans ce challenge, moi qui suis très mauvaise joueuse, c’est qu’il est pour toi et toi seul-e. Les critères sont personnalisés et te correspondent selon ce que tu aimes lire. C’est à toi que tu rends des comptes à la fin de l’année, il n’y a personne en concurrence avec toi même. Le but est de remplir le plus de critères possibles.

 

Voici les 52 types de livres que je dois lire cette année :

01. Un livre de 200 pages ou moins
02. Un livre qui a été adapté en film
03. Un livre dont le titre comporte un N
04. Un livre qui fait pleurer
05. Un livre écrit par un moins de 30 ans
06. Un livre écrit par une auteure
07. Un livre basé sur une histoire vraie
08. Un livre que ma mère aime
09. Un livre que je peux finir en un jour
10. Un livre qui s’intègre dans une trilogie
11. Un livre qui se déroule dans le passé
12. Un livre avec une héroïne
13. Un livre écrit au XIX° siècle
14. Un livre dont le titre tient en un mot
15. Un livre dystopique
16. Un livre à propos d’un voyage
17. Un livre dont le titre parle de couleur
18. Un livre écrit par plusieurs auteurs
19. Un livre qui se passe dans un monde fantastique
20. Un livre que je possède mais n’ai jamais lu
21. Un livre de 500 pages ou plus
22. Un livre avec une histoire d’amour
23. Un livre qui se passe dans mon pays
24. Un livre de mon auteur favori
25. Un livre censuré ou interdit à l’époque de sa sortie
26. Un livre qui a été un best-seller en 2016
27. Un livre policier ou un thriller
28. Un livre sur une fratrie
29. Un livre qui fait peur
30. Un livre publié l’année de ma naissance
31. Un livre d’auteur japonais
32. Un livre recommandé par des amis
33. Un livre commencé mais jamais fini
34. Un livre qui fasse partie des « classiques » du roman
35. Un livre qui se déroule dans le futur
36. Un livre sur un mythe ou une légende
37. Un livre dont le temps est un élément du titre
38. Un livre qui parle de Templiers
39. Un livre qui soit le 1er d’un auteur
40. Un livre dont l’auteur s’appelle comme un membre de votre famille
41. Un livre écrit à la première personne
42. Un livre dont l’auteur a été/est à l’Académie Française
43. Un livre dont le titre contient un prénom
44. Un livre dont j’ai beaucoup entendu parler
45. Un livre historique
46. Un livre se déroulant dans un hôpital psychiatrique
47. Un livre qui parle de vengeance
48. Un livre écrit par un prix littéraire
49. Un livre dont le héros n’est pas un modèle
51. Un livre autobiographique
52. Un livre écrit par un auteur scandinave

 

 

Chaque mois, je publierai les livres que j’aurai lu (sans compter ceux que je relis parce que j’aime bien relire des trucs).

 

Et sinon, si tu as envie de suivre d’autres lectrices afin d’avoir des idées et des conseils de lecture, je te recommande cet excellent blog : La chatte et la chouette.

 

Bisous et bonne année 2018 sous une montagne de bouquins!

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