Bilan d’avril

52 Reading challenge – Avril

Nombre de livres lus : 5

Catégories validées : 2, 24, 34, 49, 52

Rappel : je juge un livre selon son style, son scénario, son rythme et le traitement de ses personnages. Je lui attribue ensuite une note de ♥ à ♥♥♥♥♥ .


Ce mois-ci, le soleil a commencé à pointer le bout de son nez, ce qui signifie pour moi sorties et bières en terrasse avec les ami-e-s, balades en bord de mer et flânages plus que de raison. J’ai donc bieeeen moins lu qu’en pleine période hivernale!

Cela dit, j’ai aussi principalement lu des gros pavés, tu le noteras.

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La Belle Bleue de Bordeaux.

 

The-Dead-Zone-1979Dead Zone

Catégorie 2 : Un livre qui a été adapté en film

Synopsis : Johnny Smith (pas de bol) a la capacité de connaitre des choses aléatoires concernant les personnes en les touchant eux, ou des objets leur appartenant. Don ou malédiction?

Critique : Ce livre fait partie des rares vieux bouquins de Stephen King que je n’avais jamais lu! Je n’ai même pas vu le film, mais j’avais vu quelques épisodes de la série lorsqu’elle passait après Charmed dans la Trilogie du samedi (oui je suis vieille). Je connaissais donc le pitch (et le résumé du livre datant des années 80 est un bon gros spoil de l’histoire, que je t’ai évité du coup parce qu’il te spoile 300 pages environ…).

Bref, que dire de ce Stephen King? Ma foi, il est très correct, très long à démarrer, mais ça fait partie du style de King ; l’histoire se déroule sur près de dix ans, le véritable enjeu de l’histoire a lieu pendant les 10 dernières pages, comme dans Revival, mais pour le coup c’est bien moins flippant que ce dernier. Cela dit les personnages sont intéressants (comme souvent dans les histoires de King) et pour une fois, le héros n’est ni un ancien drogué ni un alcoolique, ça change (pardon Stephen). J’ai particulièrement aimé l’histoire d’amour impossible entre Johnny et Sarah (impossible du fait qu’il ait passé 4 ans dans le coma, qu’elle ait rencontré quelqu’un entre temps et qu’ils continuent de s’aimer malgré tout, ce que j’ai trouvé intéressant d’un point de vue moral). Tout aussi moral le questionnement final de Johnny vis à vis du choix cornélien qu’il doit faire à la fin de l’histoire, que je ne vous dévoilerai point pour éviter le fameux spoil, et qui pose une vraie question politique je trouve.

Note : ♥♥♥♥

 

Sleeping-beautiesSleeping Beauties

Catégorie 24 : Un livre de mon auteur favori

Synopsis : Coïncidant avec l’arrivée, dans une petite ville des Appalaches, d’une mystérieuse jeune femme prénomée Evie, les femmes du monde entier cessent soudain de se réveiller et se retrouvent emmurées dans des cocons. Malheur à qui tente de les réveiller…

Critique : J’ai pris mon temps pour commencer ce livre. Je l’ai acheté dès sa sortie (mais j’avoue j’ai un peu honte car je m’étais promis de ne plus acheter de livres neufs) (mais je n’ai pu résister T_T). Je l’ai minutieusement rangé dans ma bibliothèque. J’ai attendu une semaine avant de l’entamer. Puis j’ai entamé mon rituel habituel avec tous les livres que j’achète : je l’ai senti (oui), je l’ai lentement feuilleté, j’ai caressé ses pages, j’ai relu le résumé, puis j’ai lu la première page. Oui je m’adonne au pornbook. Ca n’existe pas officiellement mais pour moi c’en est.

PUIS J’AI LU CE LIVRE D’UNE TRAITE ALORS QUE JE M’ETAIS PROMIS DE PRENDRE MON TEMPS.

Que dire? Il est excellent. Déjà, premier point sympa, j’ai tout de suite reconnu le style qui n’était pas de Stephen (donc à priori les passages écrits par Owen) et ça faisait comme un délicieux bonbon lorsque je reconnaissais Stephen écrire. Très agréable (ça n’entache pas la fluidité de l’histoire, je pense qu’il faut vraiment bien connaitre le style de Stephen King pour s’en rendre compte). L’histoire en elle-même est très intéressante et à mon sens très féministe ; les auteurs abordent à travers elle de nombreuses questions militantes (la culture du viol, le viol, les violences faites aux femmes, la charge mentale, le paternalisme aussi… bref la domination masculine dans son ensemble), et c’est très bien traité. J’ai eu peur au début, je me suis dit « c’est écrit par deux hommes, ça va être cliché », mais pas du tout (quel rôle a eu Tabitha King dans cette relecture? Je me le demande!). Les personnages, nombreux et complexes, sont également intéressants et pertinents, aucun n’est binaire (mais ça aurait été surprenant de la part de King). J’ai senti une grosse longueur aux trois-quarts de l’histoire environ (le calme avant la bataille et la bataille en elle-même m’ont un peu ennuyés), mais c’est très supportable.

Note : ♥♥♥♥♥

 

RhinocerosRhinocéros

Catégorie 34 : Un livre qui fasse partie des classiques

Synopsis : Deux amis qui discutent dans un bar sont soudain interrompus par un rhinocéros qui charge au milieu de la rue. Petit à petit, les rhinocéros envahissent la ville. Mais d’où viennent-ils donc?

Critique : Je n’ai pas étudié ce bouquin au lycée donc je n’ai sans doute pas saisi toute la portée intellectuelle du roman, mon avis est donc purement subjectif (il reflète ce que j’en ai compris).

J’ai trouvé la pièce intéressante à bien des égards. Déjà, elle est drôle ; ce qui m’a plu en premier lieu, ce sont les discussions mélangées et absurdes entre les personnages (quand il y a trois discussions en même temps, certains parlent de leur chat, d’autres des rhinos, ça fait de beaux quiproquos et en tant que lecteur, il faut être capable de suivre le ping pong de trois conversations différentes!). Il arrive un moment où l’histoire bascule, on passe du comique léger à la réflexion idéologique (à mon avis) lorsque l’on comprend d’où viennent les rhinocéros. Là, on se met à réfléchir autrement : pourquoi des rhinocéros et pas des loups par exemple? Les comportements des rhinocéros sont brutaux, violents, irraisonnés comparés aux comportements humains. Et le monologue de fin est à la fois glaçant et passionnant, il met le lecteur face à ses propres choix, face au fait d’être seul contre tous, seul face aux comportements inhumains et à ses possibilités d’action : s’isoler, se battre seul ou les rejoindre?

L’auteur a, à mon sens, réussi à mettre en oeuvre différentes réflexions morales à travers une pièce en premier lieu absurde et drôle, mais qui petit à petit devient froide et glaçante ; ça m’a un peu fait penser à ma pièce de théatre préférée au monde, Huis Clos, de Jipé Sartre.

Note : ♥♥♥♥♥

 

harlan cobenSans défense

Catégorie 49 : Un livre dont le héros n’est pas un modèle

Synopsis : Win, le meilleur ami de Myron Bolitar, retrouve soudain la trace d’un jeune homme qui pourrait bien être l’un des deux gamins disparus dix ans plus tôt et dont on n’avait plus aucune trace…

Critique : J’avoue, j’ai un énorme faible pour Myron Bolitar et son pote Win, qui soit dit en passant reste un immense connard (mais un connard charismatique), d’où le choix de la catégorie, car si le livre est une « aventure de Myron Bolitar », c’est finalement bien Win le héros de cette histoire-là. En soi, le scénario et son dénouement ne sont pas oufs, ça reste du Coben classique sans grande surprise. Mais j’ai bien aimé quand même car j’ai toujours un grand plaisir à retrouver Myron et son humour de merde (c’était mon grand héros pour ça quand j’étais au lycée, je me bidonnais toute seule à chacune de ses répliques et j’ai lu plusieurs fois toutes ses aventures).

Note : ♥♥♥♥

 

CVT_Nos-souvenirs-sont-des-fragments-de-reve_8161Nos souvenirs sont des fragments de rêve

Catégorie 52 : Un livre écrit par un-e auteur-e scandinave

Synopsis : Le narrateur (dont on n’apprend JAMAIS le prénom, ça m’a laissée perplexe) nous raconte toute sa vie depuis son enfance jusqu’à l’âge mûr, vie marquée par son amitié toxique avec son voisin d’enfance et sa relation amoureuse foireuse avec la soeur de ce dernier.

Critique : Euh… Je ne sais trop quoi penser de ce livre. Je l’ai fini en me disant « meh? ». Vraiment. Il est fluide et bien écrit, ce qui fait qu’on le lit assez facilement, mais bon sang les personnages sont tous tellement insupportables qu’il m’a été difficile de m’attacher à eux et encore moins d’avoir la quelconque empathie pour eux (sauf pour les trois personnages « secondaires » de l’histoire, dont j’espérais davantage de développement pour eux…). Mais globalement, les trois principaux (dont le narrateurs) sont soit de gros connards, soit font des choix absolument absurdes, et j’ai passé le bouquin entier à me demander pourquoi le narrateur continuait de fréquenter ces gens. Et aussi pourquoi tout le monde kiffait ce mec alors que c’est un connard insipide.

Note : ♥♥


01. Un livre de 200 pages ou moins
02. Un livre qui a été adapté en film
03. Un livre dont le titre comporte un N
04. Un livre qui fait pleurer
05. Un livre écrit par un moins de 30 ans
06. Un livre écrit par une auteure
07. Un livre basé sur une histoire vraie
08. Un livre que ma mère aime
09. Un livre que je peux finir en un jour
10. Un livre qui s’intègre dans une trilogie
11. Un livre qui se déroule dans le passé
12. Un livre avec une héroïne
13. Un livre écrit au XIX° siècle
14. Un livre dont le titre tient en un mot
15. Un livre dystopique
16. Un livre à propos d’un voyage
17. Un livre dont le titre parle de couleur
18. Un livre écrit par plusieurs auteurs
19. Un livre qui se passe dans un monde fantastique
20. Un livre que je possède mais n’ai jamais lu
21. Un livre de 500 pages ou plus
22. Un livre avec une histoire d’amour
23. Un livre qui se passe dans mon pays
24. Un livre de mon auteur favori
25. Un livre censuré ou interdit à l’époque de sa sortie
26. Un livre qui a été un best-seller en 2016
27. Un livre policier ou un thriller
28. Un livre sur une fratrie
29. Un livre qui fait peur
30. Un livre publié l’année de ma naissance
31. Un livre d’auteur japonais
32. Un livre recommandé par des amis
33. Un livre commencé mais jamais fini
34. Un livre qui fasse partie des « classiques » du roman
35. Un livre qui se déroule dans le futur
36. Un livre sur un mythe ou une légende
37. Un livre dont le temps est un élément du titre
38. Un livre qui parle de Templiers
39. Un livre qui soit le 1er d’un auteur
40. Un livre dont l’auteur s’appelle comme un membre de votre famille
41. Un livre écrit à la première personne
42. Un livre dont l’auteur a été/est à l’Académie Française
43. Un livre dont le titre contient un prénom
44. Un livre dont j’ai beaucoup entendu parler
45. Un livre historique
46. Un livre se déroulant dans un hôpital psychiatrique
47. Un livre qui parle de vengeance
48. Un livre écrit par un prix littéraire
49. Un livre dont le héros n’est pas un modèle
51. Un livre autobiographique
52. Un livre écrit par un auteur scandinave
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Suivi de lecture et bullet journal

Dans mon article concernant mon utilisation du bullet journal en tant qu’outil d’organisation dans ma vie quotidienne et professionnelle (que tu peux retrouver ici si tu es passé à coté), j’ai rapidement évoqué les collections que j’ai créées exclusivement pour mon suivi de lecture. J’ai décidé de te les montrer plus en détail dans cet article.

 

Le suivi du 52 reading challenge

Bon, il y a 52 entrées, donc ça me prend quatre pages. J’ai organisé les choses de cette façon : le numéro de l’entrée, un cercle vide lorsque je n’ai pas encore lu de livre correspondant au thème, un cercle plein (noir) lorsque c’est le cas. En vert, le titre du roman choisi.

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Derrière, j’ai rangé le suivi par livres lus, ce qui m’évite d’avoir à recompter à chaque fois que je veux écrire mon bilan du mois. Dès que je finis un livre pour le challenge, je colorie un nouveau cercle. Donc à l’heure actuelle du jour d’aujourd’hui, j’en suis à 30, comme tu peux le voir sur l’image.

 

Un outil simple et rapide à utiliser (et puis j’adore faire ça, c’est joli je trouve ^^).

 

 

Le suivi de mes lectures de manière générale

J’adore cette idée de bibliothèque virtuelle piquée sur pinterest, qui permet de se rendre compte de tous les livres lus à l’année. J’ai donc tout bêtement recopié ce design, que je remplis au fur et à mesure de tous les livres que je lis, qu’ils fassent ou non partie du challenge. Je colorie en rouge les livres lus pour la première fois, en vert les livres relus et en orange ceux que j’ai commencé et abandonné (y’en a pas beaucoup).

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J’ai aussi rajouté dernièrement une bibliothèque virtuelle de tous les livres de Stephen King que j’ai lu (au cours de ma vie cette fois), afin de me rendre compte de ceux que je dois encore acquérir ou lire. J’ai envie de faire ça pour d’autres de mes auteurs fétiches qui ont écrit beaucoup de livres, comme Asimov ou Sartre.

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La liste de mes envies

Enfin, à chaque fois que je vois passer un livre qui me tente ou que l’on me conseille, je ne l’écris pas directement dans la bibliothèque (qui ne comprend que les livres réellement commencés ou prévus). J’ai pour cela une autre page de mon bujo, ce qui me permet de noter de manière aléatoire n’importe quel livre à lire… Un jour!

 

 

 

Voilà pour l’organisation des lectures! Si tu as d’autres façons de faire, comme je suis curieuse, n’hésite pas à me raconter ça dans les commentaires!

Bilan de mars

52 Reading challenge – Mars

Nombre de livres lus : 7

Catégories validées : 18, 21, 29, 44, 47, 48, 51

Rappel : je juge un livre selon son style, son scénario, son rythme et le traitement de ses personnages. Je lui attribue ensuite une note de ♥ à ♥♥♥♥♥ .

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Crédit photo : mon frère au Vénézuela.

Ce mois-ci fut moins productif niveau lecture car j’ai repris l’écriture donc j’ai passé davantage de mon temps libre à écrire. Toutefois, j’ai lu de sacrées pépites. Les catégories se resserrent aussi donc c’est pas toujours évident de faire rentrer mes envies de lecture dans des cases! Pour la 47 j’avoue avoir un peu triché. N’empêche que j’en suis à 28 livres lus sur 52, on peut donc dire que j’ai dépassé la moitié du challenge!

 

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Off the map : Tribulation de deux vagabondes anarchistes

Catégorie 18 : Un livre écrit par plusieurs auteurs

Synopsis : Chroniques sous forme de journal intime de deux vagabondes américaines, voyageant de squats en squats pour découvrir l’Europe.

Critique : Je savais déjà que ce roman me plairait avant même de commencer à le lire, et je n’ai pas hésité plus de deux secondes lorsque je l’ai acheté. Et effectivement il ne m’a pas déçue. Les auteures arrivent à être drôles sans sombrer dans la légerté du sujet, notamment en ce qui concerne les hommes dans ce milieu. La réflexion féministe et politique est pertinente, et m’a beaucoup parlé. Je trouve que ce livre invite au débat : quid d’un réel mouvement punk, anarchiste ET intersectionnel, et pas seulement antisystème, apolitique. A lire pour se poser les bonnes questions et continuer à réfléchir, dans la continuité du roman graphique (tout aussi passionnant) Trop n’est pas assez.

Note : ♥♥♥♥♥

 

stephanie-mailerLa disparition de Stephanie Mailer

Catégorie 21 : Un livre de 500 pages ou plus

Synopsis : En 1994, dans les Hamptons, deux jeunes policiers débutants résolvent un quadruple meurtre. Vingt ans plus tard, une journaliste leur annonce qu’ils se sont trompé de coupable juste avant de disparaitre mystérieusement.

Critique : Je passait par hasard (non) à la fnac pour acheter le dernier S. King quand mon regard fut attiré par la devanture des sorties de la semaine (GRANDE IDÉE). Je suis repartie avec deux énormes pavés et un gros trou dans mon budget. Mais ça valait le coup. J’ai dévoré La disparition de Stephanie Mailer de la même façon que les deux précédents romans de Dicker, aka en deux jours et avec une délectation proche de celle ressenti lorsque l’on mange son dessert préféré. J’avais peur de retrouver la « recette miracle » de L’affaire Henri Québert mais en fait non, c’est toujours aussi bien foutu sans être redondant (N’EST-CE PAS HARLAN COBEN?). J’ai particulièrement aimé le soin qu’a pris l’auteur a nous présenter les différents protagonistes de l’histoire à la manière d’une toile finement tissée (oui Joel, je te compare à une araignée, désolée…). J’aimais aussi le fait qu’ils se retrouvent tous plus ou moins liés à l’histoire, ou aux autres, ou au lieu sans pour autant avoir quelque chose à voir avec le premier meurtre. Génial.

Note : ♥♥♥♥♥

 

 

revivalRevival

Catégorie 29 : Un livre qui fait peur

Synopsis : Des années 60 à nos jours, Jamie Morton ne cesse de croiser cet étrange pasteur qui, lorsqu’il avait huit ans, a conquit tout le village dans lequel il vivait jusqu’au drame qui le contraint à quitter les ordres. Un pasteur de plus en plus fasciné, au fil des ans, par l’électricité et son mystérieux pouvoir.

Critique : Ce n’est un secret pour aucune personne qui me fréquente, mais je vis une relation passionnelle avec Stephen King depuis l’âge de 13 ans et ma lecture de Salem. Au début de mes années étudiantes, je m’étais plongée dans ses premières oeuvres tant ses nouvelles sorties me laissaient un peu de marbre – j’ai pas réussi à lire Cujo et ne parlons pas de Cellulaire, ni des chroniques de la Tour Sombre, mais pour cette dernière, je crois qu’il s’agit principalement d’une incompatibilité de genre. Mais depuis le sublime 22/11/63, je suis avec ardeur chaque nouvelle sortie. Et je ne suis jamais déçue. Revival m’a fait l’effet d’une énorme claque d’horreur, tant le final est insoutenable et inattendu. Je trouve assez impressionnant d’avoir réussi à créer un tel revirement de situation et une telle peur sur les trente dernières pages, après 500 pages de normalité. Enfin, je dis normalité… Tout le génie du maitre réside dans sa capacité à maintenir le lecteur en haleine en décrivant des personnages qui pourrait être nos potes, dans un monde qui pourrait être le notre tout en distillant ça et là des bizarreries, des étrangetés qui pourrait exister, elles aussi. Sans parler de cette façon sublime qu’il a de décrire une époque que je n’ai pas vécu et qu’il arrive à me faire toucher du doigt comme si j’y étais – c’est encore plus évident dans 22/11/63. King le dit au début de son roman, Lovecraft, Shelley et cie sont ceux qui lui ont permis de « construire sa maison », et il n’a de cesse de leur rendre hommage d’un bout à l’autre du roman ; l’apothéose est ressentie comme une oeuvre de Lovecraft tout au long de l’avant dernier chapitre, et c’est bien la preuve qu’on est toujours inspiré par quelqu’un d’autre et que l’on peut se forger son propre style sans forcément devenir un copiste – j’ai beaucoup de mal avec le style de Lovecraft, King est bien meilleur à ce jeu là à mon avis.

Bref, c’est la deuxième fois que je lis ce livre mais c’est toujours aussi fluide, agréable, et sans doute loin d’être la dernière.

Note : ♥♥♥♥♥

 

amie-prodL’amie prodigieuse

Catégorie 44 : Un livre dont j’ai beaucoup entendu parler

Synopsis : L’enfance et l’adolescence de deux amies issues d’un quartier populaire de Naples, dans les années 50, qui vont se croiser, se perdre et se retrouver entre violence et pauvreté.

Critique : Ca faisait des siècles que je voyais ce bouquin en devanture des librairies et il m’intriguait, donc j’ai fini par craquer et l’acheter (oui, beaucoup d’achats ce mois-ci, tu as remarqué?) (Faut dire aussi que j’ai fait pas mal de train). J’aime beaucoup ce genre de roman, qui relève de la fresque sociale à mes yeux, avec une multitude de personnages dans une époque que je n’ai pas vécue. En générale, je suis davantage intéressée par les romans américains autour de ce thème-là, et j’avais un peu peur de ne pas me retrouver dans le style, mais mon appréhension a été de courte durée. Je me suis plongée dans les aventures d’Elena et Lila en quelques pages, et j’ai été tout de suite happée par le style fluide de l’auteure. Ca se lit comme un John Irving (ou presque).

Note : ♥♥♥♥♥

 

Messieurs les enfants de Daniel PennacMessieurs les enfants

Catégorie 47 : Un livre qui parle de vengeance

Synopsis : Ce salaud de Castraing! Pour punir trois de ses élèves qui ont osé se moquer de lui, il leur donne comme sujet de rédaction, à rendre pour le lendemain :  » Sujet : vous vous réveillez un matin, et vous constatez que, dans la nuit, vous avez été transformé en adulte. Complètement affolé, vous vous précipitez dans la chambre de vos parents. Ils ont été transformés en enfants. Racontez la suite. »

Et c’est là que les ennuis commencent.

Critique : J’ADORE DANIEL PENNAC. Voilà, il n’y a rien à rajouter, ma critique est faite.

Bon, d’accord, je vais tâcher de l’étayer un peu. J’ai lu toute la saga Malaussène au collège-lycée, sans parler de l’ami Kamo. J’avais jamais lu Messieurs les enfants, et je suis tombée dessus dans une libraire d’occasion à St Etienne (big up Miaou si tu me lis). Je ne sus résister et mon porte-monnaie cria à l’abus de pouvoir une fois de plus.

Mais qu’en est-il de ce livre, alors? Eh bien c’est un bon Pennac qui se respecte, mes amis. Contrairement à Stephen King, qui prend 200 pages au moins pour te poser le cadre, Pennac te plonge dans l’intrigue en trois pages, et dans la psychologie des personnages en bien moins que ça. Tu n’as pas le temps de te redemander qui est qui, qui a fait quoi, que l’action est déjà lancée à pleine vitesse, et que tu ne peux plus t’arrêter ni de lire, ni de te marrer. Quant à l’intrigue, elle force à la réflexion sur l’enfance, thème récurrent chez Pennac, mais toujours aussi maîtrisé.

Note : ♥♥♥♥♥

 

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Catégorie 48 : Un livre écrit par un prix littéraire

Synopsis : Fiction autobiographique racontant l’adolescence de l’auteure en Indochine dans les années 50 et sa rencontre, alors qu’elle est lycéenne, avec un homme de deux fois son âge qui devint son amant.

Critique : Je n’avais jamais lu Marguerite Duras, mais étant fan d’Indochine (le groupe, pas la colonie…), j’y pensais depuis des années sans jamais avoir eu l’occasion. C’est désormais chose faite (encore grâce à la librairie de St Etienne). Et c’est une expérience… Surprenante. Le style de Duras est particulier lorsque l’on n’y est pas habitué, et il m’a fallu quelques pages pour m’y faire. Par contre, une fois lancée, difficile encore une fois de décrocher. L’histoire m’a mise mal à l’aise du début à la fin (la relation est malaisante, elle a tout de même 15 ans et lui 30), mais j’ai trouvé intéressant la façon dont l’auteure décrit ses sentiments, ses questions, et l’éternel va et vient entre l’histoire d’amour et l’histoire de sa famille complètement pourrie. La fin m’a bouleversée, et j’en ai été la première surprise. Finalement, on peut dire que j’ai bien aimé.

Note : ♥♥♥♥

 

mémoire filleMémoire de fille

Catégorie 51 : Un livre autobiographique

Synopsis : Annie Ernaux replonge avec difficulté dans ses souvenirs de sa première fois avec un homme de la colonie de vacances dans laquelle elle travaillait et comment celle-ci bouleversa sa vie pour plusieurs années.

Critique : J’aime énormément Annie Ernaux, son style brut et les sujets qu’elle aborde, et je ne pensais pas en entamant ce livre, plonger dans un marécage aussi sombre que cette histoire de première fois. Ce livre en fait n’est pas tant un livre de mémoire qu’une réflexion féministe, et quelle réflexion! Il m’a fait tout à la fois cogiter, approuver, taper du point sur la table, hurler « MAIS OUI » et il m’a bouleversée. Je ne peux pas en dire plus sans trop en dire, mais vraiment ce livre, comme d’autres de cette même auteure (La Place, nom de nom) m’a fait l’effet d’une grosse bombe.

« Ce n’est pas à lui qu’elle se soumet, c’est à une loi indiscutable, universelle, celle d’une sauvagerie masculine qu’un jour ou l’autre il lui aurait bien fallu subir. Que cette loi soit brutale et sale, c’est ainsi.« 

Note : ♥♥♥♥♥


Lectures à venir :

Sleeping Beauties – Stephen King

La route étroite vers le nord lointain – R. Flanagan

L’amie Prodigieuse T2 – Elenna Ferrante


01. Un livre de 200 pages ou moins
02. Un livre qui a été adapté en film
03. Un livre dont le titre comporte un N
04. Un livre qui fait pleurer
05. Un livre écrit par un moins de 30 ans
06. Un livre écrit par une auteure
07. Un livre basé sur une histoire vraie
08. Un livre que ma mère aime
09. Un livre que je peux finir en un jour
10. Un livre qui s’intègre dans une trilogie
11. Un livre qui se déroule dans le passé
12. Un livre avec une héroïne
13. Un livre écrit au XIX° siècle
14. Un livre dont le titre tient en un mot
15. Un livre dystopique
16. Un livre à propos d’un voyage
17. Un livre dont le titre parle de couleur
18. Un livre écrit par plusieurs auteurs
19. Un livre qui se passe dans un monde fantastique
20. Un livre que je possède mais n’ai jamais lu
21. Un livre de 500 pages ou plus
22. Un livre avec une histoire d’amour
23. Un livre qui se passe dans mon pays
24. Un livre de mon auteur favori
25. Un livre censuré ou interdit à l’époque de sa sortie
26. Un livre qui a été un best-seller en 2016
27. Un livre policier ou un thriller
28. Un livre sur une fratrie
29. Un livre qui fait peur
30. Un livre publié l’année de ma naissance
31. Un livre d’auteur japonais
32. Un livre recommandé par des amis
33. Un livre commencé mais jamais fini
34. Un livre qui fasse partie des « classiques » du roman
35. Un livre qui se déroule dans le futur
36. Un livre sur un mythe ou une légende
37. Un livre dont le temps est un élément du titre
38. Un livre qui parle de Templiers
39. Un livre qui soit le 1er d’un auteur
40. Un livre dont l’auteur s’appelle comme un membre de votre famille
41. Un livre écrit à la première personne
42. Un livre dont l’auteur a été/est à l’Académie Française
43. Un livre dont le titre contient un prénom
44. Un livre dont j’ai beaucoup entendu parler
45. Un livre historique
46. Un livre se déroulant dans un hôpital psychiatrique
47. Un livre qui parle de vengeance
48. Un livre écrit par un prix littéraire
49. Un livre dont le héros n’est pas un modèle
51. Un livre autobiographique
52. Un livre écrit par un auteur scandinave

Bilan de février

52 Reading challenge – Février

Nombre de livres lus : 10

Catégories validées : 3, 5, 7, 10, 23, 27, 32, 35, 37, 41

Rappel : je juge un livre selon son style, son scénario, son rythme et le traitement de ses personnages. Je lui attribue ensuite une note de ♥ à ♥♥♥♥♥ .

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Le challenge continue! Ce mois-ci, j’ai lu des livres qui ne rentraient dans aucune catégorie, triste histoire. Il commence à y avoir de moins en moins de catégories pour mes romans jeunes adultes…

 

love songLove Song

Catégorie 3 : Un livre dont le titre comporte un « n »

Synopsis : Nina, qui vient de subir une douloureuse rupture amoureuse, a l’occasion de partir en tournée avec LE groupe de rock dont tout le monde parle. Sans être spécialement fan, elle saute sur l’occasion.

Critique : Bon, c’est un roman léger. Pas désagréable à lire, le style est correct, les personnages tiennent la route, je ne me suis pas ennuyée mais l’histoire tient clairement du fantasme adolescent. Qui ne rêverait pas en effet de suivre un groupe de rock, de devenir ami-e avec ses membres, lesquels se révèleraient être d’adorables garçons et dont le chanteur finirait amoureux de vous? C’est clair que j’aurais adoré lire ce livre à 15 ans. C’est vraiment mignon. Mais c’est pas le chef d’oeuvre du siècle.

Note : ♥♥♥

 

Mirror-mirrorMirror, mirror

Catégorie 5 : Un livre écrit par un-e moins de 30 ans

Synopsis : Quatre ami-e-s. Red, dont la mère est alcoolique et qui doit gérer sa petite soeur de neuf ans. Leo, dont le frère adoré vient de sortir de prison. Rose, qui se saoule plus que de raison pour oublier son mal-être. Et Naomi, qui est retrouvée au seuil de la mort, presque noyée… Que lui est-il arrivé?

Critique : Puissant. Ce roman regorge de très bonnes idées, de questionnements, et surtout, a très bien compris ce qu’être adolescent veut dire, même si les ados en question vivent tout de même des choses assez hardcores. J’ai eu du mal à le lâcher, j’ai été beaucoup touchée par Red et Naomi surtout (un peu moins par les deux autres qui m’ont un peu plus gonflée). L’histoire de ce qui est arrivé à Naomi est un fil conducteur, mais j’ai été tout aussi intéressée par les angoisses de Red, les relations entre les trois ami-e-s et leurs problèmes, qui sont brillamment traités.

Note : ♥♥♥♥♥

 

Nous-l-appelions-EmNous l’appelions Em

Catégorie 7 : un livre basé sur une histoire vraie

Synopsis : A la façon d’un détricoteur de talent, l’auteur questionne la relation amoureuse entre ses deux parents malgré la maladie mentale dont souffrait sa mère.

Critique : Jerry Pinto a choisi de parler de la bipolarité de manière positive, sans pour autant omettre la gravité de cette maladie. J’ai été emportée par ce roman familial, par la beauté de l’amour profond entre le père et la mère, et j’ai été touchée par le naturel brut de la mère, qui restait très lucide quant à sa maladie. C’est un roman vrai.

Note : ♥♥♥♥♥

 

51pCJ4sOclL._SX309_BO1,204,203,200_Chroniques de la fin du monde : Au commencement

Catégorie 32 : un livre recommandé par une amie

Synopsis : Miranda est une adolescente ordinaire d’une petite ville des Etats-Unis. Du jour au lendemain, un astéroide percute la lune et la rapproche soudain de la Terre, modifiant complètement le fonctionnement de la planète… Des raz de marées au changements climatiques, les humains vont devoir s’adapter…

Critique : Du début à la fin, on suit le journal intime de Miranda qui décrit avec une justesse désagréable ce nouveau monde qui va vers sa fin probable. J’ai beaucoup aimé le réalisme du ton, le désespoir d’abord de ne plus avoir de repas chaud, puis de chauffage, puis plus de repas du tout… On est emmené petit à petit vers l’inévitable malgré l’espoir que ne cessent de garder les personnages. C’est très bien fait.

Note : ♥♥♥♥♥

 

ExilChroniques de la fin du monde : L’exil

Catégorie 10 : Un livre qui s’intègre dans une trilogie

Synopsis : Suite aux raz-de-marées qui ont pratiquement détruit New York, Alex et ses deux petites soeurs tentent de survivre dans une ville en friche.

Critique : J’ai trouvé ce tome moins angoissant que le premier, malgré les difficultés que le héros rencontre. J’ai été d’avantage touchée par les questions de classe qui sont ici soulevées ; on comprend petit à petit que les personnes épargnées par cette apocalypses sont les riches et les puissants, et que leur but et d’en profiter pour laisser le prolétariat crever et s’entre-tuer. Encore une fois, le sujet est bien exploité et intéressant.

Note : ♥♥♥♥♥

 

51yXQWQGmoL._SX311_BO1,204,203,200_Chroniques de la fin du monde : Les survivants

Catégorie 35 : Un livre qui se déroule dans le futur

Synopsis : Dans sa fuite, Alex se retrouve hébergé dans la maison de Miranda, loin de New York.

Critique : Ce tome se concentre sur une reconstruction et un possible espoir après les grosses difficultés rencontrées par les héros. Je l’ai un peu moins aimé mais je ne peux dire pourquoi sans spoiler la moitié du roman. Il reste toutefois correct, sans être à mon sens aussi bon que les deux premiers tomes.

Note : ♥♥♥♥

 

ContagionU4 : Contagion

Catégorie 23 : un livre qui se passe dans mon pays

Synopsis : Recueil de nouvelles à propos de l’avant, pendant et après U4 par les quatre auteurs de la saga. On retrouve les quatre personnages principaux, mais aussi d’autres personnages rencontrés ou non par les héros lors de leur périple.

Pour ceux qui n’ont pas lu les romans U4 : il s’agit d’un projet d’écriture à quatre mains, où chaque auteur a écrit sur un personnage, autour d’une problématique apocalyptique (l’intégralité de la population mondiale a été décimée par un virus, à l’exception des adolescents entre 15 et 18 ans). L’idée étant que les quatre personnages finissent par se retrouver, et que l’on peut lire les quatre livres indépendamment les uns des autres.

Critique : J’avais adoré les romans U4 et le projet de manière générale. J’ai pris beaucoup de plaisir à retrouver les personnages et voir certains secondaires développés, en apprendre plus sur le virus, sur d’autres régions du monde aussi. J’étais même frustrée d’arriver à la fin. Encore, encore! Un chouette tome complémentaire.

Note : ♥♥♥♥♥

 

IntimidationIntimidation

Catégorie 27 : Un livre policier ou un thriller

Synopsis : Un inconnu apprend à Adam que sa femme lui a menti sur sa fausse couche, 18 ans plus tôt. Perturbé par cette nouvelle, Adam décide de mener son enquête.

Critique : J’aime beaucoup Coben. Vraiment. Je l’ai découvert au lycée et j’ai dévoré tous ses bouquins, j’étais surtout très fan de sa série Myron Bolitar. Depuis quelques années je suis un peu déçue, il applique toujours la même recette et ça se voit. Ses livres se lisent toujours très bien, mais c’est plat. C’est encore le cas avec celui-là : les personnages sont interchangeables à souhait, pas vraiment attachants et l’histoire m’a complètement barbée. Je pense que je l’aurai oubliée d’ici quelques mois.

Note : ♥♥

 

Le passé

Catégorie 37 : Un livre dont le temps est un élément du titre

Synopsis : Trois soeurs, un frère, une maison de famille, de vieux conflits qui ressortent et des adolescents qui s’en foutent un peu.

Critique : J’ai failli décrocher à la moitié du roman, et puis soudain, flash-back, on se retrouve à suivre l’histoire des parents dans les années 70, et là, mon intéret s’est réveillé. J’ai fini le roman en me disant que finalement, il n’était pas si mal. Bon, en réalité, son principal problème est son rythme car les personnages sont très bien écrits, le style est chouette, très anglais, et j’aime bien les histoires de familles.

Note : ♥♥♥♥

 

Trois-de-tes-secretsTrois de tes secrets

Catégorie 41 : Un livre écrit à la première personne

Synopsis : Nouvelle vie à Los Angeles pour Jessie, tout droit débarquée de Chicago. Son père s’est remarié en douce avec une riche angeline. Elle se retrouve donc propulsée dans un lycée privé, entourée de fils de riches qui n’ont rien en commun avec elle. Jusqu’à ce qu’un mystérieux inconnu lui propose par e-mail de la former afin de lui permettre de ne pas se faire bouffer par les autres lycéens. Se prêtant au jeu, elle accepte, et ainsi commence cette étrange correspondance.

Critique : J’ai longuement hésité avant de télécharger ce livre qui m’a semblé être un énième roman superficiel à l’américaine (c’est toujours un peu la roulette russe la littérature jeunes adultes). En fait, même si j’ai deviné tout de suite qui était le mystérieux jeune homme, j’ai adoré le roman, probablement parce que les conversations entre les deux personnages sont hyper chouettes et dynamiques, ce qui les rend très attachants. J’ai aussi beaucoup aimé Jessie, que j’ai trouvé assez nature finalement. Pas du tout californienne haha.

Note : ♥♥♥♥♥

 

Livres lus en parallèle (hors catégorie)

Ne m’oublie pas : mignon.

La première fois qu’on m’a embrassée je suis morte : c’était intéressant, mais la fin est vraiment décevante.

No ordinary love : Un peu trop cliché pour moi.

 


 

01. Un livre de 200 pages ou moins
02. Un livre qui a été adapté en film
03. Un livre dont le titre comporte un N
04. Un livre qui fait pleurer
05. Un livre écrit par un moins de 30 ans
06. Un livre écrit par une auteure
07. Un livre basé sur une histoire vraie
08. Un livre que ma mère aime
09. Un livre que je peux finir en un jour
10. Un livre qui s’intègre dans une trilogie
11. Un livre qui se déroule dans le passé
12. Un livre avec une héroïne
13. Un livre écrit au XIX° siècle
14. Un livre dont le titre tient en un mot
15. Un livre dystopique
16. Un livre à propos d’un voyage
17. Un livre dont le titre parle de couleur
18. Un livre écrit par plusieurs auteurs
19. Un livre qui se passe dans un monde fantastique
20. Un livre que je possède mais n’ai jamais lu
21. Un livre de 500 pages ou plus
22. Un livre avec une histoire d’amour
23. Un livre qui se passe dans mon pays
24. Un livre de mon auteur favori
25. Un livre censuré ou interdit à l’époque de sa sortie
26. Un livre qui a été un best-seller en 2016
27. Un livre policier ou un thriller
28. Un livre sur une fratrie
29. Un livre qui fait peur
30. Un livre publié l’année de ma naissance
31. Un livre d’auteur japonais
32. Un livre recommandé par des amis
33. Un livre commencé mais jamais fini
34. Un livre qui fasse partie des « classiques » du roman
35. Un livre qui se déroule dans le futur
36. Un livre sur un mythe ou une légende
37. Un livre dont le temps est un élément du titre
38. Un livre qui parle de Templiers
39. Un livre qui soit le 1er d’un auteur
40. Un livre dont l’auteur s’appelle comme un membre de votre famille
41. Un livre écrit à la première personne
42. Un livre dont l’auteur a été/est à l’Académie Française
43. Un livre dont le titre contient un prénom
44. Un livre dont j’ai beaucoup entendu parler
45. Un livre historique
46. Un livre se déroulant dans un hôpital psychiatrique
47. Un livre qui parle de vengeance
48. Un livre écrit par un prix littéraire
49. Un livre dont le héros n’est pas un modèle
51. Un livre autobiographique
52. Un livre écrit par un auteur scandinave

La reine de l’organisation (non)

Je suis une personne extrêmement désorganisée. Enfin non. Je suis organisée à ma manière, et jusqu’ici, ça me convenait très bien. J’utilisais un bon vieil agenda des familles pour noter mes voyages et mes sorties et tout le reste était entreposé dans ma tête. Si l’on met de coté le fait que je calcule absolument tout ce que je fais et que je n’arrive pas du tout à gérer mon argent, tout allait bien.

Mais un évènement inattendu vint briser ce merveilleux environnement mental.

J’ai réussi le CRPE et je suis devenue prof des écoles.

« Oh bah super », te diras-tu en lisant ces lignes. Oui, certes! Ma vie a radicalement changé depuis ce jour et n’a jamais été aussi agréable et sereine, j’en suis consciente tous les jours. J’ai l’impression que ce que je fais a un sens, je m’éclate, j’adore ma classe et je me sens enfin utile et à ma place!

Le problème vient plutôt de mon organisation. Maintenant, je dois être vraiment au clair, ne serait-ce que pour mes projets de classe, le suivi de mes élèves ou mes séquences. Je dois voir où je vais à long et à court terme. Jusqu’à la Toussaint c’était atroce, la panique à bord, je faisais n’importe quoi et je sentais que je ne voyais pas où j’allais. J’ai testé différents outils jusqu’à ce qu’après différentes phases de tâtonnement, je mette enfin la main sur l’outil ultime, l’outil parfait qui réunirait mon organisation perso et professionnelle, j’ai nommé le bullet journal (avoue que tu l’avais pas vu venir).

Je vais donc être la unième blogueuse (haha non je ne suis pas une blogueuse) à venir vanter les mérites organisationnels du bujo, entre deux articles de lecture.

J’ai passé pas mal de temps sur différents blogs et sur pinterest pour trouver mon organisation de bujo idéale, qui me permettrait d’inclure les choses à réfléchir pour ma classe, mon suivi d’élèves et mes trucs persos. Je voulais que chaque semaine puisse tenir sur une page afin de me permettre de tout voir en un clin d’oeil. J’ai donc opté pour la « dutch door », ce petit volet plié entre deux pages qui fait comme une troisième page entre les deux autres. Magique!

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Je voulais que ma semaine me permette de voir : mes taches journalières, mes objectifs, mes idées pour la classe et les trucs à penser, mon suivi d’élève mais aussi mon tracker d’écriture pour le roman, mon bilan de lecture de la semaine et mes idées d’articles pour le blog. CA FAIT BEAUCOUP J’AVOUE. Mais avec ce système ça rentre nikel et je m’y retrouve complètement!

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Dans mes dutch doors, il y a, selon les semaines :

  • Mon budget mensuel : ceci aussi est une petite révolution pour moi. En haut, je fais une grille tracker qui va de zéro à mon total mensuel (ma paye). En dessous, j’ai fait un petit tableau de toutes mes dépenses automatiques (loyer, courses etc). Je note chaque fois que j’achète quelque chose, et je colorie le tracker à chaque fois. Ca me permet de voir où j’en suis de mes dépenses et ce que je peux encore me permettre dans le mois ou pas… Et enfin, pour éviter toute dépense spontanée, j’ai un dernier tableau « wishlist » dans lequel j’écris chaque envie, que je note de 1 à 4 (1 = complètement accessoire, 4 = nécessaire). Je me donne ensuite une semaine avant de voir si j’ai toujours envie de l’acheter et si ça rentre dans mon budget.
  • Le suivi de mes élèves : les compétences à évaluer changent chaque période selon les séquences et ce que nous avons travaillé en classe. Au jour le jour (je fais peu d’évaluations somatives) je colorie la case de chaque élève selon la compétence travaillée (coloriée entièrement = acquise, coloriée à demi = en cours d’acquisition, non coloriée = non acquise ou non travaillée).
  • Le bilan du mois : chaque jour, j’écris un moment sympa de ma journée et je colorie la case qui suit selon un code couleur qui permet en un coup d’oeil de voir si ma journée a été globalement agréable ou non.

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Pour la page mensuelle, je voulais voir apparaitre :

  • Le calendrier du mois sous forme de cases
  • Un tracker de mes objectifs persos de l’année (écriture, blog, sport, méditation)
  • La liste des choses à faire dans le mois
  • Mes objectifs du mois
  • Un espace de notes

J’ai donc opté pour la double page mensuelle avec plein de couleurs parce que c’est joli et motivant!

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Enfin, le truc le plus kiffant du bujo c’est quand même cette liberté absolue qui permet de noter absolument ce que l’on veut quand on veut. J’ai donc, en plus de mes pages semainières et mensuelles, un suivi de mon 52 reading challenge et son tracker à chaque livre lu (on en est à 12 youpi), ma bibliothèque de livres lus (copiée sur pinterest car j’ai zéro talent graphique), le suivi de mes séries, une page pour les projets nécessitant de mettre de l’argent de coté (idée piquée à Maiwenn et c’est très motivant!), une page pour la liste des livres et des films qu’on me conseille… Etc.

Concrètement, pour moi, le bujo a deux énormes avantages :

  • M’organiser. Je l’ai dit et redit, mais vraiment, je procrastine beaucoup moins depuis que j’ai mon bujo. Chaque jour je note les tâches à faire (avant je faisais ça sur des bouts de papiers) et c’est tellement satisfaisant de les cocher lorsque c’est fait! J’ai même un code couleur selon que les tâches sont persos, pour l’école, pour l’ESPE ou neutres. J’avance beaucoup plus vite dans mes projets et je tiens bien plus sérieusement mes résolutions.
  • Me détendre. Les jours où je ne travaille pas, j’aime passer du temps sur mon bujo, le décorer, faire mes nouvelles pages, le remplir, écrire dedans… C’est devenu un vrai hobby, c’est kiffant!

 

Bref, bilan plus que positif pour cet outil merveilleux et magique!

Bilan de Janvier

52 Reading challenge – Janvier

Nombre de livres lus : 11

Catégories validées : 4, 6, 8, 9, 12, 14, 16, 22, 28, 39, 43

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Ce mois-ci, je n’ai pas chômé et j’ai lu dévoré pas moins de 11 bouquins. Mais bon, plus ça va et moins je trouverai le moyen de faire rentrer mes lectures dans une catégorie, forcément (je me demande encore comment je vais réussir à remplir la catégorie 38…).

Voici ce que je juge lorsque je lis un livre. Il s’agit de critères subjectifs, nous n’avons pas la même sensibilité à ce sujet donc je parle évidemment de mon jugement personnel. Tout d’abord, le style. J’aime qu’un auteur m’emporte dès les premières pages, sinon je décroche, je pense à autre chose et je lâche le bouquin. Ça ne veut pas dire que je n’aime pas les livres lents ou dont l’action met du temps à venir (mon auteur préféré est Stephen King, je le rappelle), au contraire. Je pense que ce sont deux choses antinomiques, on peut être lent et avoir un style super prenant. Ensuite, la complexité des personnages. Je ne supporte pas de lire une histoire parlant de gens creux et clichés, qui n’ont aucune crédibilité et qui font des choix et ont des phrases incohérentes vis à vis du caractère que l’auteur leur décrit. C’est quelque chose qui peut me faire détester un bouquin. Je ne veux pas dire que je détesterais un bouquin si le personnage est détestable, attention. Rogue est détestable, mais il est cohérent et humain. C’est un bon personnage (même si c’est un gros connard). Enfin, évidemment, le scénario. Si l’auteur se paluche sur son roman du début à la fin sans me transporter ni rien m’apprendre, si l’histoire n’a aucun intéret… Bon en général je m’arrête de lire assez vite.

Je donne une note de ♥ à ♥♥♥♥♥ pour le livre suivant ces critères. Je sais que c’est assez paradoxal pour une prof qui est contre les notes, mais j’fais ce que je veux, ce sont des livres, pas des élèves. 😛

 

D’un trait de fusain 

d-un-trait-de-fusain

Catégorie 4 : Un livre qui fait pleurer

Synopsis : Au début des années 90, à Paris, Mary commence un CAP d’arts. Issue d’une famille bourgeoise très réactionnaire, elle commence à rencontrer d’autres jeunes de son âge, notamment Sami, qui devient son meilleur ami et lui avoue être gay. Elle découvre le SIDA, Act Up, le militantisme et tente de s’émanciper de sa famille ultra violente.

Critique : Ce livre est à destination de jeunes adultes, donc il est assez fluide à lire, le style est agréable. Le thème est abordé de manière très juste, sans pathos. Les personnages sont tous intéressants, bien ancrés dans leur époque, et sans avoir été adolescente dans ces années-là (j’avais 3-4 ans à l’époque), j’ai complètement ressenti ce qu’ils avaient vécu. Évidemment j’ai pleuré comme une madeleine à la fin. J’ai particulièrement aimé la description de l’engagement militant de l’héroïne, qui est hétéro et non directement concernée par le SIDA, l’impact que cet engagement a sur sa vie personnelle et aussi son rapport à son père, son refus des valeurs familiales, sa révolte.

Bref un très bon livre que je recommande si le sujet vous intéresse.

Note : ♥♥♥♥♥

 

La gouvernante suédoise gouvernante

Catégorie 6 : Un livre écrit par un femme

Synopsis : L’auteure, Marie Suzun, apprend lorsqu’elle est enfant que ses parents ont en fait le même grand-père car ce dernier a eu un enfant illégitime avec la gouvernante, qui était aussi l’amie de sa femme… A l’âge adulte, elle décide de faire traduire le journal intime de sa grand-mère afin d’en savoir plus sur cette mystérieuse gouvernante – qui est, de fait, son autre grand-mère – et de comprendre son histoire familiale.

Critique : J’ai découvert cette auteure au salon du livre breton de Carhaix, et j’ai pu longuement discuter avec elle. La constellation familiale (l’effet de répétition d’un évènement familial par une ou plusieurs générations suivantes) est un sujet qui me passionne et j’avais donc hâte de me plonger dans cette histoire. Je n’ai pas été déçue. J’aime la façon dont l’auteure décrit de manière presque contemplative la société suédoise de la fin du XIXe siècle, la dépression évidente de sa grand-mère maternelle et la domination froide du grand-père. On avance petit à petit dans le roman dans une ambiance de plus en plus triste et anxieuse, et je me sentais presque de trop dans cette histoire, paradoxalement.

Note : ♥♥♥♥♥

 

Le_choeur_des_femmesLe choeur des femmes

Catégorie 8 : Un livre que ma mère aime

Synopsis : Un-e jeune interne en chirurgie gynécologique se retrouve obligé-e de faire un stage de 6 mois auprès d’un étrange médecin généraliste spécialisé en gynécologie clinique. D’abord sur la défensive et persuadé-e qu’écouter les femmes parler ne va rien lui apprendre d’intéressant, le personnage découvre petit à petit la violence médicale subie par les femmes et l’importance d’écouter leur parole.

Critique : Ça faisait des siècles que je devais lire ce pavé recommandé par ma mère. Je connaissais l’auteur, bien sur, mais j’avoue avoir eu un peu peur de lire un livre sur la voix des femmes écrit par un homme… Mais j’ai très vite mis mes appréhensions de coté lorsque je me suis retrouvée embarquée dans ce livre formidable, qui donne une grande place à la parole des concernées. Martin Winckler le dit dès le début : les personnages et l’histoire sont inventé-e-s, mais tout le reste est vrai, et on n’en a pas le moindre doute. Le livre ne se contente pas de parler des violences faites aux femmes, il aborde aussi la douloureuse question de la violence envers les bébés intersexes ainsi que la transidentité, thèmes que j’ai rarement vu abordés de manière juste dans les livres (quand ils sont abordés). La fin est un peu cousue de fil blanc (disons que je l’ai vue venir à trois kilomètres) mais en dehors de ça, le livre est excellent.

Note : ♥♥♥♥♥

 

kalachnikovMon amour kalashnikov

Catégorie 9 : Un livre que je peux finir en un jour

Synopsis : Agathe vient d’arriver à Lyon. Après une soirée de baby sitting pour un couple richissime, le père est retrouvé assassiné et le petit ami d’Agathe suspecté du meurtre.

Critique : Meh. Je ne sais pas quoi dire sur le livre. L’intrigue est plutôt bien menée puisque j’ai eu envie de le finir (oui je ne vous parle pas ici des livres que j’ai commencés et abandonnés au bout de deux chapitres, il leur faudrait un article à eux tout seuls), mais les personnages (TOUS) m’ont horripilés du début à la fin, que ce soit Agathe que j’ai trouvée égoïste et un peu bête, son copain qui est un cliché de mec mystérieux mais en fait complètement manipulateur et idiot, le flic qui harcèle une étudiante alors qu’il sait qu’elle est innocente et les potes du mec qui sont de gros blaireaux… Bref c’est un livre assez pénible en fait.

Note : ♥♥

 

La-Lune-est-a-nousLa lune est à nous

Catégorie 12 : Un livre avec une héroïne

Synopsis : Olivia, qui se décrit elle-même comme étant « noire et grosse », vit avec son oncle et sa tante depuis la mort de ses parents. Elle tient un compte instagram abordant le thème du body positive, assez populaire puisque des youtubeuses lui proposent de se lancer avec elles sur leur chaine. Max, quant à lui, est nouveau dans sa ville et tente d’assumer son homosexualité sans vraiment y parvenir. Ces deux-là deviennent amis lorsqu’Olivia se retrouve malgré elle harcelée de manière ultra violente sur les réseaux sociaux et au lycée.

Critique : Un livre avec une héroïne, oui, et quelle héroïne! Olivia est géniale, elle arrive à rester maitresse d’elle-même dans toutes les situations sans pour autant être une warrior H24, ce qui aurait été loin d’être crédible. Elle a du mal à parler de ce qu’elle vit à ses ami-e-s, sur qui elle peut pourtant compter, mais arrive malgré tout à toujours se défendre toute seule. Il n’y aucune vengeance de sa part, elle réussit à tourner la situation de manière positive, j’ai trouvé ça génial. Les ressentis des personnages sont brillamment écrits, on est à fond avec eux du début à la fin. Le roman aborde sans peur de se mouiller des idées féministes, anti racistes, body positives, il n’y a pas d’hétéronormativité (le héros masculin est gay et l’héroine est ace). Bref c’est un livre de haut niveau.

Petit point bonus : il est rédigé en écriture inclusive.

Note : ♥♥♥♥♥

 

nilNil

Catégorie 14 : Un livre dont le titre tient en un mot

Synopsis : Suite à un accident de voiture des plus étranges, Charley se réveille nue sur une ile paradisiaque mais pleine de dangers. Rapidement, elle rencontre la communauté d’adolescents réfugiés sur l’ile et découvre les règles du jeu : pour quitter l’ile, il faut emprunter une porte. Or, il n’y a qu’une porte par jour, et au bout d’un an sur l’ile, on meurt.

Critique : Il y a pas mal de choses intéressantes dans ce livre. Ce que j’ai préféré, c’est le fonctionnement de la société des adolescents de l’ile, proche d’une société anarchiste finalement. Il n’y a pas d’argent ni de chef (à part ce qu’ils nomment un Leader mais qui en fait est d’avantage un responsable des missions d’exploration de l’ile) et chacun fait sa part pour la communauté. Il n’y a pas non plus de garants de l’ordre. En dehors de ça, l’histoire est assez longuette, la dynamique étant rapidement répétitive (nouvel arrivant, exploration de l’ile, un personnage est sauvé par une porte ou meurt, puis ça recommence). Les personnages ne m’ont pas émue, je les ai trouvé peu développés : à part qu’ils sont TOUS CANONS COMME PAR HASARD, on n’apprend rien d’intéressant sur eux. Ils sont plats. Dommage, ce bouquin avait un potentiel, mais il est assez oubliable.

Note : ♥♥

 

Le livre des choses étranges et nouvelles

Catégorie 16 : Un livre à propos d’un voyage

61GVZ1yWhtL._SX210_Synopsis : Peter, un jeune pasteur, est envoyé loin de sa femme sur la planète Oasis afin de convertir les autochtones au christianisme. Plus il s’immerge dans la culture et le mode de vie des oasiens et plus il s’éloigne de sa femme et des catastrophes naturelles qui détruisent de plus en plus la Terre.

Critique : Contre toute attente, j’ai vraiment beaucoup aimé ce livre. Au début j’étais un peu sceptique, tant le scénario et la présence constante de Jésus m’inquiétait, mais finalement, le roman est d’avantage un voyage personnel, un questionnement quant à la colonisation et un récit d’anticipation glaçant qu’une thèse chrétienne. Plus Peter avance dans l’histoire et plus le fossé se creuse entre sa femme et lui, entre ce qui faisait de lui un chrétien au sens qu’il l’entend et qui le rend de plus en plus fanatique et à coté de la plaque. En tant que lecteur, on est horrifié par son détachement, son absence d’empathie, tout en continuant à comprendre son fonctionnement et sa logique. C’est un livre fascinant et franchement effrayant de vérité.

Note : ♥♥♥♥♥

 

eleanorEleanor & Park

Catégorie 22 : Un livre avec une histoire d’amour

Synopsis : Dans les années 80, Eleanor, harcelée au lycée et victime de violences familiales, s’assoit dans le bus à coté de Park, lycéen fan de comics qui tente de passer inaperçu.

Critique : OH MY FUCKING GOD. Ca fait des années que je dois lire ce livre recommandé par ma copine Maiwenn. Je suis très fan de Rainbow Rowell (il me semble vous avoir déjà parlé de Fangirl et Simon Snow, right?). Celui-là me faisait peur, je sais pas pourquoi mais j’étais persuadée qu’il allait mal finir et que ça me rendrait triste. Mais non, il ne m’a pas rendue triste du tout! Révoltée, émue, en colère, transportée, oui, mille fois oui! J’aime le style de Rowell, ses personnages sont sublimes, complexes et si attachants! Ce livre est une pépite d’or.

Note : ♥♥♥♥♥

 

La-fin-de-la-solitudeLa fin de la solitude

Catégorie 28 : Un livre sur une fratrie

Synopsis : A la mort de leurs parents, Jules, son frère et sa soeur apprennent à grandir ensemble, entre désillusions, recherche du sens de la vie et solitude.

Critique : Ce livre m’a passionnée. Tout d’abord parce qu’il traite d’un sujet qui m’inspire beaucoup, à savoir les relations entre des gens très proches qui se trouvent, se perdent et se retrouvent, se sabotent et se sauvent. Le héros est un énorme romantique, complètement névrosé et perdu en lui-même, dans lequel je me suis pas mal reconnue. Le roman est rythmé par des retours en arrière, avance dans le temps, analyses du narrateur de moments précis de sa vie, ce qui dynamise bien la narration à mon sens. Un livre qu’il m’a été difficile de lâcher.

Note : ♥♥♥♥♥

 

Le-retour-de-Cherokee-BrownLe retour de Cherokee Brown

Catégorie 43 : Un livre dont le titre contient un prénom

Synopsis : Claire a quinze ans, une mère qui ne la comprend pas, un beau-père scotché à son téléphone et subit un harcèlement quotidien au lycée. Le jour de son anniversaire, elle reçoit une carte adressée à une certaine Cherokee Brown, de la part de son père qu’elle n’a jamais connu.

Critique : Bon, je crois que j’ai tapé dans un bouquin clairement jeune public (j’aime quand il y a un peu plus de profondeur tout de même dans les romans jeunes adultes que je lis). L’histoire est intéressante et possède un vrai potentiel (notamment à travers l’héroïne, qui m’a plutôt plu), mais n’échappe malheureusement pas aux clichés du genre (le père prodigue est un adolescent attardé mais gentil et bienveillant, évidemment, et miracle, en un week end, tous les problèmes familiaux sont résolus), mais le harcèlement que vit Claire est plutôt bien traité par l’auteur.

Note : ♥♥♥

 

Mon coup de coeur du mois de Janvier

 

16118076182_4fe53f4aa4_bLe complexe d’Eden Bellwether

Catégorie 39 : Un livre qui soit le premier d’un auteur

Synopsis : Le complexe d’Eden Bellwether raconte la relation triangulaire qui anime Oscar, jeune aide-soignant issu de la classe moyenne, Iris, son amoureuse bourgeoise, et Eden, le frère de cette dernière, psychopathe surdoué et manipulateur qu’Oscar pense atteint du « complexe de Dieu ». Cette pathologie le rend persuadé d’être un être supérieur doté de don surnaturel lui permettant de soigner les gens grâce à l’hypnose musicale.

Critique : Ce livre traite avec génie de la dualité entre folie et génie, mais aussi de la complexité des relations toxiques et d’emprises et de ce qu’elles peuvent générer. Le livre avance avec un rythme égal et soutenu, comme une gymnopédie de Satie étirée sur 500 pages. Le doute subsiste tout au long du roman : Eden a-t-il réellement des pouvoirs surnaturels ou tout ceci n’est-il qu’une suite de coïncidences? J’ai complètement été happée par l’ambiance romantique et malsaine du livre, ou la seule personne qui semble à peu près saine d’esprit là-dedans, Oscar, doit lui-même affronter ses propres démons, quitte à se retrouver lu-même entrainé dans une constellation familiale dérangeante.

Note : ♥♥♥♥♥

 

Livres lus en parallèle (hors catégorie)

J’ai relu Rien ne s’oppose à la nuit, de Delphine de Vigan (un livre que j’aime énormément et que j’ai offert à mon copain, donc ça m’a donné envie de le relire) (j’aime relire des livres) et j’ai lu Photophobia, un roman ado pas terrible.

Je commence le mois de février avec un bouquin de la catégorie 27 – Un livre policier ou un thriller – aka un bon vieux Harlan Coben des familles.


 

01. Un livre de 200 pages ou moins
02. Un livre qui a été adapté en film
03. Un livre dont le titre comporte un N
04. Un livre qui fait pleurer
05. Un livre écrit par un moins de 30 ans
06. Un livre écrit par une auteure
07. Un livre basé sur une histoire vraie
08. Un livre que ma mère aime
09. Un livre que je peux finir en un jour
10. Un livre qui s’intègre dans une trilogie
11. Un livre qui se déroule dans le passé
12. Un livre avec une héroïne
13. Un livre écrit au XIX° siècle
14. Un livre dont le titre tient en un mot
15. Un livre dystopique
16. Un livre à propos d’un voyage
17. Un livre dont le titre parle de couleur
18. Un livre écrit par plusieurs auteurs
19. Un livre qui se passe dans un monde fantastique
20. Un livre que je possède mais n’ai jamais lu
21. Un livre de 500 pages ou plus
22. Un livre avec une histoire d’amour
23. Un livre qui se passe dans mon pays
24. Un livre de mon auteur favori
25. Un livre censuré ou interdit à l’époque de sa sortie
26. Un livre qui a été un best-seller en 2016
27. Un livre policier ou un thriller
28. Un livre sur une fratrie
29. Un livre qui fait peur
30. Un livre publié l’année de ma naissance
31. Un livre d’auteur japonais
32. Un livre recommandé par des amis
33. Un livre commencé mais jamais fini
34. Un livre qui fasse partie des « classiques » du roman
35. Un livre qui se déroule dans le futur
36. Un livre sur un mythe ou une légende
37. Un livre dont le temps est un élément du titre
38. Un livre qui parle de Templiers
39. Un livre qui soit le 1er d’un auteur
40. Un livre dont l’auteur s’appelle comme un membre de votre famille
41. Un livre écrit à la première personne
42. Un livre dont l’auteur a été/est à l’Académie Française
43. Un livre dont le titre contient un prénom
44. Un livre dont j’ai beaucoup entendu parler
45. Un livre historique
46. Un livre se déroulant dans un hôpital psychiatrique
47. Un livre qui parle de vengeance
48. Un livre écrit par un prix littéraire
49. Un livre dont le héros n’est pas un modèle
51. Un livre autobiographique
52. Un livre écrit par un auteur scandinave

52 reading challenge

Ola! Non je n’ai pas complètement déserté! Simplement… Je n’avais pas grand chose à dire ces derniers temps!

 

Mais me voilà revenue pour un grand projet cet année, qui va faire que tu vas pouvoir revenir me lire tous les mois (oui youpi oui!). Je participe avec quelques autres gourgandin-es à un 52 reading challenge.

 

Mais qu’est-ce que donc que ceci, me demanderas-tu? (Désolée je ne vouvoie toujours pas.)

Eh bien, cher-e lecteurice assidu, il s’agit d’un challenge (sans déconner), dont l‘objectif est de lire le plus de livre dans l’année (pour l’instant c’est facile), mais selon un certain nombre de critères.

Oui ben sinon c’est pas drôle!

Ce qui m’a intéressée dans ce challenge, moi qui suis très mauvaise joueuse, c’est qu’il est pour toi et toi seul-e. Les critères sont personnalisés et te correspondent selon ce que tu aimes lire. C’est à toi que tu rends des comptes à la fin de l’année, il n’y a personne en concurrence avec toi même. Le but est de remplir le plus de critères possibles.

 

Voici les 52 types de livres que je dois lire cette année :

01. Un livre de 200 pages ou moins
02. Un livre qui a été adapté en film
03. Un livre dont le titre comporte un N
04. Un livre qui fait pleurer
05. Un livre écrit par un moins de 30 ans
06. Un livre écrit par une auteure
07. Un livre basé sur une histoire vraie
08. Un livre que ma mère aime
09. Un livre que je peux finir en un jour
10. Un livre qui s’intègre dans une trilogie
11. Un livre qui se déroule dans le passé
12. Un livre avec une héroïne
13. Un livre écrit au XIX° siècle
14. Un livre dont le titre tient en un mot
15. Un livre dystopique
16. Un livre à propos d’un voyage
17. Un livre dont le titre parle de couleur
18. Un livre écrit par plusieurs auteurs
19. Un livre qui se passe dans un monde fantastique
20. Un livre que je possède mais n’ai jamais lu
21. Un livre de 500 pages ou plus
22. Un livre avec une histoire d’amour
23. Un livre qui se passe dans mon pays
24. Un livre de mon auteur favori
25. Un livre censuré ou interdit à l’époque de sa sortie
26. Un livre qui a été un best-seller en 2016
27. Un livre policier ou un thriller
28. Un livre sur une fratrie
29. Un livre qui fait peur
30. Un livre publié l’année de ma naissance
31. Un livre d’auteur japonais
32. Un livre recommandé par des amis
33. Un livre commencé mais jamais fini
34. Un livre qui fasse partie des « classiques » du roman
35. Un livre qui se déroule dans le futur
36. Un livre sur un mythe ou une légende
37. Un livre dont le temps est un élément du titre
38. Un livre qui parle de Templiers
39. Un livre qui soit le 1er d’un auteur
40. Un livre dont l’auteur s’appelle comme un membre de votre famille
41. Un livre écrit à la première personne
42. Un livre dont l’auteur a été/est à l’Académie Française
43. Un livre dont le titre contient un prénom
44. Un livre dont j’ai beaucoup entendu parler
45. Un livre historique
46. Un livre se déroulant dans un hôpital psychiatrique
47. Un livre qui parle de vengeance
48. Un livre écrit par un prix littéraire
49. Un livre dont le héros n’est pas un modèle
51. Un livre autobiographique
52. Un livre écrit par un auteur scandinave

 

 

Chaque mois, je publierai les livres que j’aurai lu (sans compter ceux que je relis parce que j’aime bien relire des trucs).

 

Et sinon, si tu as envie de suivre d’autres lectrices afin d’avoir des idées et des conseils de lecture, je te recommande cet excellent blog : La chatte et la chouette.

 

Bisous et bonne année 2018 sous une montagne de bouquins!

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Mes coups de coeur « jeunes adultes » #1

À chaque fois que je finis un livre qui me laisse une sensation de plénitude, où je me dis « Woah, il était vraiment bien ce livre », je le note dans un petit carnet avec un commentaire. J’ai laissé ce carnet en France, et j’ai quand même lu un paquet de bouquins chouettes cette année – dont certains pour lesquels l’envie m’avait pris d’écrire un article mais que je n’ai pas fait, par euh flemme. Donc voici une première sélection de mes ouvrages « jeunes adultes » préférés, dans la catégorie romance (enfin je crois, j’y comprends rien aux sous-genres).

Tous nos jours parfaits – Jennifer Niven

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Résumé – Théodore Finch est fasciné par la mort. Un jour qu’il monte sur le toit de l’église pour voir ce que ça pourrait faire de sauter, il rencontre Violet Markey, qui elle, est dévastée par la mort de sa soeur… Alors que tout le monde croit qu’elle est montée pour l’empêcher de sauter, il découvre qu’elle ne va pas si bien que ce qu’elle laisse croire au reste du monde. Ils apprennent à se connaître et Finch se rend compte qu’il n’y a qu’avec Violet qu’il peut être lui-même, alors que Violet découvre qu’avec Finch, elle peut apprécier la vie. Mais…

Je n’en dis pas plus.

Mon avis : Je n’ai jamais autant pleuré en lisant un bouquin. Je veux dire vraiment. Je crois que j’ai pleuré pendant une bonne demi-heure non stop. C’est un bouquin formidable, autant grâce au style de l’auteur, qui est extrêmement agréable à lire, que grâce à des personnages complexes et attachants, et un thème extrêmement difficile, abordé avec une finesse qui relève du génie. On en ressort changé, bouleversé, avec un regard neuf sur le monde et les gens. Je crois que c’est le plus beau livre que j’ai lu cette année.

Fangirl – Rainbow Rowell

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Résumé – Cath a toujours compté sur sa sœur jumelle, Wren. Mais alors qu’elles entre toutes les deux à l’université, et qu’elle espère partager sa chambre avec elle, Wren lui demande de lui laisser de l’air et de vivre sa vie un peu loin d’elle. Paniquée, Cath se retrouve alors dans une chambre avec une inconnue, alors qu’elle même est fan absolue d’une série de romans fantastiques, Simon Snow, et qu’elle écrit des fanfictions dessus. Elle se sent inadaptée à la vie universitaire, ne comprends pas les codes sociaux, n’a aucune envie de se faire des amis. Jusqu’au jour où elle rencontre quelqu’un qui ne demande qu’à l’écouter.

Mon avis : Comment décrire la bombe atomique inattendue qu’est ce roman ? J’avoue que je ne pensais pas accrocher à ce point. Outre le fait qu’il est très agréablement écrit et palpitant, j’ai adoré le parti pris qu’a choisi l’auteure en faveur des fanfictions et de tout-es ceux et celles qui en écrivent. J’ai reconnu en Cath une de mes meilleures amies, tellement reconnu que c’en était parfois troublant ! Je salue également Rainbow Rowell pour avoir créé un personnage masculin qui arrive à ne jamais se transformer en nice guy, restant toujours à sa place tout en étant éperdument amoureux de Cath, tout en respectant ses angoisses et ses obsessions. Exercice un tant soi peut difficile mais ô combien agréable. Je suis tombée amoureuse de ce garçon dès sa première apparition dans l’histoire. D’autres messages du roman sont également excellents, mais je n’ai pas envie de les dévoiler ici de peur de trop vous spoiler…

Je t’ai rêvé – Francesca Zappia

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Résumé : C’est l’histoire d’Alex, qui a besoin d’un appareil photo numérique pour discerner la réalité de ses hallucinations et d’une boule magique pour savoir quelle décision prendre et à qui se fier. Quand elle avait huit ans, elle a rencontré un garçon qui l’a aidé à sauver des homards dans la poissonnerie du supermarché, avant de se rendre compte qu’il n’était que le fruit de son cerveau. Puis dix ans plus tard, elle rencontre au lycée Miles, un garçon étrange qui a les mêmes yeux que lui…

Mon avis : Oui, bon, c’est vrai que y’avait de fortes chances pour qu’un roman avec un personnages neuroatypique (qui a un fonctionnement psychique différent de la norme) me parle, me plaise. Mais comment pouvais-je m’attendre à ce que ce roman décrive la vie non pas d’une héroïne neuroatypique mais de deux ? Deux personnages plutôt réalistes et attachants, sans fard et sans morale à la con. Dans ce roman, rien n’est tout blanc ou tout noir, et le ton est toujours très juste. Je l’ai dévoré en une après-midi.

L’infini + un – de Amy Harmon

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Résumé : Bonnie Rae, une jeune chanteuse de country très connue, dévastée par la mort de sa sœur jumelle, plaque sa tournée pour prendre la fuite. Elle croise la route du mystérieux Finn Clyde, qui l’embarque dans sa Chevrolet pour un road trip à travers les Etat-Unis, poursuivis par la famille de Bonnie qui croient à un enlèvement…

Mon avis : Franchement, ai-je vraiment besoin de pointer du doigt l’énorme clin d’œil de ce roman romantique à souhait ? Le fond de l’histoire n’est pas le même, mais plus l’histoire avance et plus les héros d’Amy Harmon se confondent avec leurs homonymes historiques, sur la base d’un énorme quiproquo et un manque de communication parfois agaçante. Bien évidemment, le fait que Clyde se, selon toute vraisemblance, sur le spectre de l’autisme, rend l’histoire encore plus intéressante. J’ai eu du mal à accrocher avec Bonnie au début mais les deux ensembles sont tellement attachants que l’on ne peut que se laisser dévorer par l’histoire, le souffle court, sans pouvoir s’en détacher avant la dernière page. Comme emportés par la Chevrolet de Clyde.

Ceux qui se cherchent – Jennifer Echols

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Résumé : Tia déteste l’engagement. Elle a toujours refusé de tomber amoureuse ou de s’attacher à un mec parce que ses trois grandes sœurs l’ont fait et ont toutes laché leurs études pour se marier très jeunes avant d’avoir le coeur brisé. Pour autant, Tia aime le sexe, mais toujours entre amis. Elle s’entiche de Will, le petit nouveau, fraichement débarqué du Minnesota. Mais Will, lui, veut une relation sérieuse. Paniquée, Tia l’envoie alors dans les bras d’une autre…

Mon avis : Alors il faut que je vous avoue. J’ai emprunté ce livre à la bibliothèque sans trop réfléchir. La jaquette ne m’attirait pas du tout. Arrivée chez moi, j’ai relu le résumé, et je me suis demandé pourquoi j’avais emprunté ce machin. Puis j’ai remarqué que c’était une trilogie, donc je l’ai laissé dans un coin. À la fin de la semaine, n’ayant plus rien à me mettre sous la dent, je l’ai pris de mauvaise grâce… Et je l’ai dévoré. J’ai rigolé comme un bossu du début à la fin, et contre toute attente, j’ai adoré la morale de cette histoire, et toute la ribambelle de personnages rafraichissants inventés par Jennifer Echols. Tia, pour commencer, est mexicano-américaine, ce qui nous change des Blanches pimpantes de tous les bouquins jeunes adultes que j’ai lu jusqu’à présent. Elle se fiche complètement de ce que les gens pensent d’elle, demande à son père de sentir ses cheveux le matin pour vérifier qu’elle est propre et vit dans un joyeux bordel. Elle n’est pas une vierge effarouchée (puisqu’elle couche avec son meilleur pote, qui est d’ailleurs végane, et ça aussi c’est plutôt nouveau), c’est elle qui prend les devants. Elle joue dans la fanfare du lycée (du tambour, ça ne s’invente pas), ça aussi ça change ! Et elle est hilarante. Bref, ce roman est formidable.

Dans chacun de mes mots – Tamara Ireland Stone

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Résumé : Sam a de gros troubles obsessionnels compulsifs qui la handicapent fortement. Elle passe son temps à contrôler ce qu’elle dit et comment elle se comporte de peur que quelqu’un ne découvre qu’elle est, selon elle, complètement folle à lier. Un jour au lycée, elle fait une rencontre inattendue, qui la mènera à pénétrer au sein du « Club des Poètes », un endroit où certains lycéens se retrouvent pour lire leurs poèmes entre eux.

Mon avis : J’ai beaucoup aimé la façon dont sont décrits les troubles obsessionnels de Sam. Ça m’a beaucoup parlé et je me suis reconnue dans bon nombre de ses comportements à une moindre mesure. L’histoire m’a bien accrochée, et j’ai apprécié le message que l’auteur nous fait passer à propos du harcèlement scolaire et de la solitude. C’est également un roman qui pousse à réfléchir à l’image que les autres peuvent renvoyer et au sens que peuvent avoir les apparences. En somme, c’est un roman très positif que j’ai toujours un grand plaisir à relire.

Aristote et Dante découvrent les secrets de l’Univers – Benjamin Alire Sàenz

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Résumé : Ari est un adolescent en colère, dont le frère est en prison. Dante est son antithèse, toujours de bonne humeur et sûr de lui. Malgré leurs différences de caractère, ils vont devenir meilleurs amis et partir ensemble à la recherche de leur identité, ou plutôt… Des secrets de l’Univers.

Mon avis : LISEZ CE LIVRE.

Voilà.

C’est tout.

C’est beau, c’est drôle, c’est bien écrit, c’est émouvant, j’ai pleuré et j’ai ri deux pages plus loin, et j’ai eu peur, je me suis accroché au livre, j’ai retenu mon souffle, j’ai pouffé, j’ai ri et pleuré en même temps, et d’ailleurs j’ai beaucoup pleuré mais à cause de toute une gamme d’émotion. J’ai été amoureuse de Dante, d’Ari, des deux en même temps, et enfin j’ai fini ce livre, satisfaite et frustrée en même temps parce que je voulais le lire à l’infini.

« À présent Harry, sortons dans la nuit noire à la recherche de cette fantasque tentatrice, l’aventure. »

Salut à toi cher-e lecteur-rice!

Je sais, ça fait une éternité que je n’ai pas écrit! En plus j’ai aucune excuse, j’ai des tas d’articles en tête, beaucoup de très bons livres que j’ai lu récemment et dont j’ai super envie de vous parler… Et j’ai pas mal de temps l’après midi, mais je trouve toujours mille autre trucs à faire.

En attendant, puisque je suis en ce moment en Californie dans une super chouette famille d’accueil dont la fille, Evan, est aussi fan que moi d’Harry Potter, je me suis replongée dans la magie et j’ai eu envie de me prêter au jeu du question réponse Harry Potter (crédit questions : l’excellent blog de  Cute Jellyfish, que je vous conseille fortement au passage).

L’autre jour, on m’a demandé pourquoi j’aimais autant Harry Potter, et j’ai eu du mal à répondre parce qu’en réalité, il y a beaucoup de réponses à cette question. Tout d’abord, c’est un livre que j’ai commencé à lire à 10 ans et dont j’ai attendu la sortie de chaque tome (à partir du tome 5) avec impatience. J’ai vécu l’attente douloureuse des mois, puis des jours précédent une sortie ou un Noël. Le fait de devoir partager le livre avec ma mère et mon frère (sachant que c’était tous les miens donc j’étais quand même prioritaire haha). Les débuts des spoilers (qu’on n’appelait pas comme ça d’ailleurs), et de ne surtout pas dire ce que l’on savait à celui qui n’avait pas encore lu le livre. Je me souviens, juste avant la sortie du tome 6, avoir lu dans le magazine « One » « Attention révélation : Dans le prochain Harry Potter, un professeur de Poudlard va tuer un autre professeur de Poudlard. » Aaaaah!

Harry Potter ce n’est pas seulement la saga de mon enfance, qui m’a suivie pendant plus de 7 ans. C’est aussi un livre qui m’a fait réfléchir sur de nombreux sujets, et que je n’ai jamais pu lâcher. J’apprécie encore aujourd’hui de les relire (je me refais la saga environ une fois par an) et dans lesquels je découvre toujours de nouveaux messages. J’aime l’univers, je trouve les personnages excellents, je suis toujours écroulée de rire sur les mêmes passages… Et avec l’âge, le regard que je porte sur la série évolue encore.

Et, j’avoue, je n’aime toujours pas Rogue.

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Wait, what?

Votre tome favori, et celui que vous aimez le moins?

J’ai toujours beaucoup de mal à répondre à cette question. Je crois que mon tome préféré, c’est Le prisonnier d’Azkaban, parce que j’aime l’intrigue, qu’il y a un retour dans le temps dedans et que j’aime les retours dans le temps, mais surtout parce que c’est sans doute le premier livre que j’ai lu contenant une sorte d’intrigue policière. Je trouve le twist-plot particulièrement réussi, et je me souviens être tombée de ma chaise, au sens figuré, tant je ne m’attendais pas à un retournement pareil. Je dois dire aussi que l’injustice que subit Harry avec la tante Marge m’avait grandement révoltée à l’époque.

Celui que j’aime le moins, avec du recul, c’est peut-être L’école des Sorciers (mais j’ai du faire un choix, en vrai j’adore ce tome), sans doute parce que c’est le moins épais de tous. Ok c’est une raison nulle. Peut-être parce que les personnages sont plus immatures dans ce tome. Bon, à vrai dire, je n’arrive pas à choisir de tome que j’aime le moins.

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Oui mon gars.

Votre personnage favori, et le Méchant que vous préférez?

Je ne sais pas si j’ai un seul personnage favori. Je me suis longtemps identifiée à Hermione (pas seulement parce qu’elle a les cheveux bouclés et que ça a été une révélation pour moi à l’époque), mais aussi parce qu’elle est plongée dans les bouquins et a un coté un peu intello agaçant que j’avais (ai toujours?) à l’époque. Et puis je me reconnais assez dans sa manière de se révolter face aux causes que personne ne veut défendre (la libération des Elfes par exemple). Bon par contre elle m’avait déçue quand elle craquait pour cette andouille de Lockart. J’avais trouvé que Rowling avait été un peu sexiste sur ce coup-là (toutes les filles qui bavent devant lui alors que c’est évident qu’il est nul). Mais bon, ça m’a par la suite offert une bonne tranche de fou-rire avec mon frère lorsqu’Hermione dit à Ron : « excuse moi, mais je ne suis pas du genre à aimer quelqu’un parce qu’il est beau! » et que Ron fait semblant de tousser en disait le nom de Lockart. Je m’égare.

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Coucou je suis bien relou!
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#DéguisementFacilePourHalloween

Je m’identifie également beaucoup à Ron et à Luna. Ron pour son humour nul, sa mauvaise humeur et sa loyauté. Luna pour sa personnalité lunaire (il est impossible de me parler lorsque je suis partie dans mes pensées ou que je lis un livre) et le fait qu’elle soit bizarre. Donc on peut dire que ce sont mes trois personnages préférés. J’ai d’ailleurs shipé très vite Ron et Hermione (et Luna et Harry mais ceci n’a jamais été exaucé T_T) et j’étais sur un petit nuage quand ils se sont enfin mis ensembles!

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LE REGARD DE RON DANS CETTE SCÈNE ❤ ❤
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#SHIPTIIIIIIME!

Le méchant que je préfère, c’est Bellatrix Lestrange (dont l’interprète a été parfaitement bien choisie au passage ❤ Love sur toi Helena <3). Je la trouve génialement détraquée, elle me fait beaucoup plus peur que Voldemort en fait. Je ne comprends pas pourquoi elle n’est pas la vraie méchante de l’histoire en fait.

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« Viens me faire un bisou. »

Votre professeur préféré, et celui que vous aimez le moins?

Mon professeur préféré est évidemment McGonagall, parce qu’elle est toujours d’une justice parfaite et je me souviens m’être dit « on peut être sévère et appréciée, c’est génial ». Elle a une morale inspirante. Et en plus elle peut se transformer en chat.

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Witch, please.

Celui que j’aime le moins euh… Sans doute le professeur Trelawney. Elle m’est sortit par les yeux pendant tout le tome 3. Je ne comprenais pas pourquoi Harry ne laissait pas tomber ses cours, ni pourquoi sa matière était enseignée en fait.

La matière que vous préférez et celle qui ne vous intéresse pas?

Ma matière préférée serait sans doute les Sortilèges, parce que c’est quand même bien pratique, ou les cours de Défense contre les forces du Mal (surtout si c’est Lupin le prof).

La matière qui m’intéresse le moins serait sans doute l’arithmancie. Lire l’avenir dans les chiffres. Les CHIFFRES. Brr…

Le moment le plus triste, et le personnage mort qui te manque le plus?

J’ai chialé toutes les larmes de mon corps lorsque Sirius est mort. J’ai relu trois fois le passage, je suis même allé voir à la fin parce que j’y croyais pas. Pareil pour la mort de Fred. Donc je dirais que ce sont ces deux moments-là, à égalité.

Le personnage mort qui me manque le plus est Sirius. J’adorais Sirius 😥

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Revieeeeens 😥

Quel serait ton patronus, et le poste que tu aimerais pratiquer au Quidditch?

Mon patronus serait un chat (et confirmé par Pottermore qui a même précisé un chat Manx, un chat sans queue), parce que les chats et moi avons toujours eu une sorte de connexion. D’ailleurs, fun fact, avec ma mère on a retrouvé une pile de notes qu’elle a pris pendant nos premières années de vie, mon frère et moi, et sachez que mon premier mot fut « chat ». Voilà voilà.

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Par exemple.

Si je devais jouer au Quidditch, je pense que j’aimerais être attrapeuse. J’ai la morphologie plutôt proche de celle attendue pour une attrapeuse et puis je trouve le concept du vif d’or assez fascinant. Et entre nous, je ne me vois ni Batteuse ni Poursuiveuse (la dextérité, ça n’a jamais été mon fort, demandez à mes persos dans Diablo). Mais bon, entre nous, je pense que je ne pourrais jamais jouer au Quidditch. Ce sport me fait bien trop flipper.

Le Horcruxe que tu as préféré, et la Relique de la Mort que tu aurais aimé posséder?

Le Horcruxe que j’ai préféré est le journal intime de Jedusor. J’ai trouvé l’idée plutôt poétique en fait. J’aimerais bien pouvoir plonger dans les souvenirs de mes vieux journaux intimes et les revivre, comme le fait Harry (mais sans le coté « je veux tuer les moldus et prendre le pouvoir », évidemment).

La Relique de la mort la plus géniale à mes yeux, c’est quand même la cape d’invisibilité, y’a pas photo les gars. J’en veux une depuis la lecture du tome 1.

Ton Animagus favori, et le moment qui n’apparaît pas dans les films que tu préfères?

Mon Animagus favori c’est McGonagall, évidemment.

Le moment qui n’apparait pas dans les films que je préfère… J’hésite entre l’intégralité de la Coupe de Feu (mon dieu ce film m’a tellement déçue) et les moments passés au Square Grimmault dans le 5e tome (quand Harry découvre la maison, les petits moments de vie sympa, quand il pète son cable parce que personne ne l’a tenu au courant de rien…).

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« OMG Harry is so perfect when he takes Felix Felicis! » Evan

Les moments le plus drôle et le plus émouvant?

Les moments les plus drôles sont souvent composés de Ron ou de Fred et George à mes yeux. Mais je crois que mon préféré, c’est celui où Fred et George disent « Harry! C’est vraiment incroyable de te voir mon vieux! », puis Mme Weasley leur demande de se calmer et ils rajoutent : « Maman! Ca alors, c’est vraiment incroyable de te voir! » On se fend encore la poire en relisant cette scène, mon frère et moi.

Et dans les films, le moment qui me fait toujours hurler de rire, c’est celui-là :

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« Cho! Harry te regarde! »

Enfin, le moment le plus émouvant pour moi, c’est quand Ron embrasse Hermione

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(ok j’arrête) quand Hedwige meurt (ça m’a bien bouleversé, même si on m’avait spoilé!).

Easy condamne les violeurs

Toujours dans ma recherche éternelle de bons ouvrages pour jeunes adultes, j’ai lu récemment le roman Easy, de Tammara Webber. Je l’ai trouvé tellement intéressant que j’ai décidé de lui consacrer un petit article. Je suis comme ça, moi. Attention, il risque d’y avoir quelques spoilers, même si je vais tâcher de ne pas dévoiler des trucs importants de l’intrigue. Je préviens aussi que ce livre parle de viol, donc la lecture de cet article peut faire remonter des souvenirs traumatisants. 

            L’histoire

easy-de-tammara-webberEasy raconte l’histoire de Jacqueline, une jeune étudiante américaine. Après avoir choisi la même fac que son petit ami avec qui elle est depuis trois ans, ce dernier la quitte trois semaines après la rentrée. Jacqueline vit très mal cette rupture et n’arrive plus à aller en cours d’économie puisque c’est la matière qu’elle avait en commun avec son petit ami (qui s’appelle… Kennedy. Adieu). Sa meilleure amie, Erin, la traine un jour à une soirée organisée par la confrérie de son ex, et elle y va de mauvaise grâce. C’est en rentrant de cette soirée qu’elle se fait agresser par un ami de Kennedy, qui tente de la violer. Elle est sauvée in extrémis par un étudiant qu’elle ne connait pas, Lucas, et qui file une dérouillée à son agresseur.

Bon, autant vous dire qu’à ce stade de l’histoire, j’étais comme ça: « Meh… »

Mais j’ai changé d’avis, et je vais vous dire pourquoi, en six points. Je n’aborderai dans cet article que le traitement du viol dans le livre. Il ne s’agit donc pas d’une critique littéraire de l’histoire dans son ensemble.

 

  1. La réaction de Lucas 

Après avoir sauvé Jacqueline de son agression, Lucas insiste pour la raccompagner chez elle. Sur le pas de la porte, il lui dit : « Tu n’as rien à te reprocher, ce n’est pas de ta faute. » Cette phrase aide beaucoup Jacqueline à se rassurer à chaque fois qu’elle culpabilise de ce qui s’est passé.

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Pourquoi c’est bien : On culpabilise beaucoup les victimes de viol dans notre société. Cette scène rappelle que ce n’est jamais la faute de la victime. Le coupable est TOUJOURS l’agresseur.

 

      2. La réaction d’Erin

Jacqueline décide de ne pas porter plainte et ne parle à personne de ce qui lui est arrivé. Elle se convainc en effet que son agresseur, Buck (comme l’hyppogriffe) s’en est pris à elle par vengeance envers Kennedy. Malheureusement pour elle, il récidive en tentant de la violer à nouveau dans la buanderie de sa résidence étudiante. Pour s’en sortir, elle décide de lui faire croire qu’elle veut bien coucher avec lui, mais seulement dans sa chambre, en espérant ainsi croiser du monde dans le couloir et pouvoir crier. C’est ce qui arrive, mais Buck retourne la situation à son avantage en faisant courir le bruit qu’elle avait déjà accepté de coucher avec lui dans la buanderie. Après cela, Erin, la meilleure amie de Jacqueline, vient lui demander si cette rumeur est vraie. C’est ce qui décide la jeune fille à se confier à Erin, en lui racontant tout. Erin se met tout de suite en colère contre Buck, ce qui laisse Jacqueline perplexe : « Tu me crois? » « Bien sur que je te crois! » Répond Erin, un peu vexée.

Erin met ensuite son propre petit ami au pied du mur. Ce dernier est le meilleur ami de Buck ; elle lui dit qu’il doit soutenir Jacqueline et dénoncer Buck, mais il refuse, en demandant à Erin : « Je ne vois pas pourquoi il violerait des filles alors qu’il peut avoir toutes celles qu’il veut », ce à quoi Erin réplique : « Tu n’as pas encore compris que ce n’était pas une question de désir sexuel, mais de domination. » Elle décide alors de le quitter.

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Badass Erin.

Pourquoi c’est bien : Erin n’a jamais mis en doute la parole de Jacqueline. C’est super positif, parce que dans la vraie vie, les victimes de viol hésitent parfois à se confier et se retrouvent souvent confronté à un entourage qui minimise les faits, voire ne les croient pas. De plus, Erin soutient son amie jusqu’au bout, en se séparant de son petit ami parce que ce dernier reste du coté de l’agresseur. Enfin, à travers les propos d’Erin, l’auteure rappelle que le viol fait appel à un mécanisme de domination de l’autre, et peut concerner n’importe quel homme (ici, rappelons le, un homme blanc, issu d’un milieu social favorisé, populaire, ayant du succès auprès des filles).

 

       3. L’apologie de l’autodéfense

À la suite de la seconde agression de Jacqueline, Erin lui propose de prendre des cours d’autodéfense. On a donc droit à un long chapitre qui décrit quelques techniques permettant de se défaire d’une situation d’agression de manière efficace. D’ailleurs, Erin est super balèze.

À la fin du livre, on peut voir que Jacqueline met en pratique ce qu’elle a appris dans une dernière situation d’agression, et qu’elle met la pâtée à son agresseur.

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Pourquoi c’est bien : En premier lieu, l’auteure nous rappelle que les femmes peuvent se sortir toutes seules de situations d’agression, qu’elle n’ont pas forcément besoin d’un sauveur mâle (même si évidemment, si une femme se fait agresser devant nous, on doit aussi l’aider, et l’aider ça peut aussi être d’appeler à l’aide si l’on ne se sent pas de prendre à parti l’agresseur). C’est également très positif de donner des descriptions de situations d’autodéfense, ça peut donner une idée de ce que l’on peut mettre en pratique dans les vraie vie et donner envie de prendre quelques leçons.

 

       4. Le consentement

[Attention, spoiler. Désolée.] 

Jacqueline commence à flirter avec Lucas et à concrétiser les choses. À chaque fois qu’ils couchent ensemble ou qu’ils font des câlins, quels qu’ils soient, même un chaste baiser, Lucas demande toujours à Jacqueline si elle est d’accord, et lui rappelle que si elle ne veut pas, elle peut toujours dire « non » ou « stop ». Il lui demande ça à chaque fois.

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Et moi aussi.

Pourquoi c’est bien : Cela met l’accent sur l’aspect PRIMORDIAL du consentement dans une relation amoureuse et/ou sexuelle, quelle qu’elle soit. C’est essentiel!

 

         5. La culture du viol et le viol conjugal

[Attention, spoiler. Again.]

Jacqueline finit par apprendre qu’une autre étudiante est victime de Buck, étudiante qu’il a cette fois violée. La jeune fille souhaite porter plainte, encouragée par Erin, qui demande à Jacqueline de porter plainte avec elle afin de la soutenir et d’appuyer ses propos. À la suite de cela, la confrérie de Buck tente de décourager l’étudiante afin de « ne pas entacher la réputation de leur confrérie ». Face à cela, Erin et Jacqueline décident de réagir en cherchant un soutien auprès de la confrérie d’Erin, qui a un poids très important dans leur université. S’en suit alors une sorte de réunion où se retrouvent toutes les filles de cette confrérie, les deux victimes, et Erin, présidée par la cheffe de la confrérie.

Au début, tous les clichés de la culture du viol sont soulevés :

  • « Mais tu portais une jupe. »
  • « Mais tu avais bu de l’alcool. »
  • « Mais tu n’es pas vierge. »
  • « Mais tu l’as suivi dans sa chambre, tu devais te douter de ce qu’il voulait. »
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Merci, Jennifer.

Les clichés sont démontés un par un à chaque fois. La cheffe de la confrérie prend finalement la parole en disant qu’elle même, en couple, a un jour refusé de coucher avec son petit ami et qu’il est passé outre son refus. « Et ça, mes amies, ça s’appelle un viol. » Elle s’érige contre toute forme de viol, en rappelant que ce n’est jamais la faute de la victime et que toutes devraient s’allier pour soutenir la victime dans tous les cas. La confrérie décide alors de s’allier avec les deux jeunes femmes contre Buck et de les soutenir dans leur plainte.

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Pourquoi c’est bien : Ce passage nous rappelle ce qu’est la culture du viol et pourquoi culpabiliser la victime est problématique et violent. Il rappelle que la victime n’est jamais responsable. Il évoque également le viol conjugal, rappelle que cela existe et qu’il faut le dénoncer tout autant que les autres. Que l’agresseur est rarement un inconnu dans une ruelle, et dans une très grande majorité des cas, un proche de la victime (cet état de fait est rappelé tout au long du roman). Enfin, l’auteure invite ici les femmes à se soutenir entre elles, à ne jamais mettre en doute la parole d’une victime de viol.

De plus, la réaction de la confrérie de Buck (réaction soutenue par Kennedy) est condamnée par Jacqueline, qui trouve scandaleux qu’on puisse défendre un violeur. Toutefois, il est nécessaire que cette réaction soit exprimée dans le livre, puisque dans la vraie vie, les violeurs issus de milieu favorisé s’en sortent souvent bien et sont soutenus par leurs proches (on peut prendre l’exemple récent de l’agresseur qui a pris 6 mois de prison pour viol sur une étudiante ivre morte parce que le juge « ne voulait pas que cela ruine sa vie », ce qui est une insulte crachée à la gueule de la victime.)

 

      6. La désacralisation de la virginité

Ça fait vraiment lien avec mon article précédent, et ce n’était vraiment pas calculé je vous assure, mais comment aurais-je pu me douter en lisant Easy que j’allais enfin trouver un autre bouquin pour jeunes adultes qui désacralise la virginité? Hé bien c’est le cas, et j’en suis ravie 😀

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Moi quand je suis ravie.

[Spoiiiiler!] 

Il se trouve que Jacqueline couche avec Lucas, dont elle tombe amoureuse. Mais ce n’est pas le premier garçon avec qui elle couche, ni le premier garçon qu’elle aime, puisqu’elle a vécu trois ans avec Kennedy et eut une vie sexuelle avec lui. Il est d’ailleurs intéressant d’apprendre qu’elle ne pensait pas aimer un jour quelqu’un d’autre que lui, ce qui montre que l’on peut aimer plusieurs personnes dans sa vie et que le sexe n’est pas un acte sacré, que les femmes se doivent de réserver à l’unique personne qui partagera leur vie jusqu’à leur mort.

 

Pourquoi c’est bien : Je l’ai expliqué dans mon précédent article!

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Pour conclure, j’ai essayé d’aborder tous les points positifs du roman, et j’en ai peut-être oublié… Je n’ai pas trouvé de problème au roman au sujet du viol, et j’ai beaucoup aimé l’histoire et le style de l’auteur, donc en fait je n’ai aucune critique à émettre de ce coté là. Par contre en terme de représentation des minorités y’aurait des choses à dire, c’est clair (même s’il y a un personnage gay qui est très chouette, pas du tout stéréotypé et intéressant, autre point positif du roman).

S’il y a des personnes qui ont lu ce livre et qui ont une autre vision du traitement du viol fait par l’auteure, je serais ravie d’en discuter dans les commentaires 🙂

Sinon, je vous invite fortement à lire ce livre (si vous aimez les romances aussi, sinon ça peut vous ennuyer) et à me donner votre avis!